Eh oui. Depuis 3 semaines, un joli diagnostic médical m'est tombé dessus. J'ai l'herpès génital. Quelle joie. Depuis 3 semaines, j'ai l'impression que ma vie ne sera plus jamais pareille. Plus de sexe, presque plus de moments intimes, une immense peur de contaminer tout ce qui me touche et surtout, SURTOUT, peur de contaminer mon chum :(
Et qu'est-ce qui va arriver si ça revient? Tous les mois? Et que ça dure chaque fois 3 semaines?
...
Autant dire adieu à ma vie intime et sexuelle, car je ne crois pas qu'un gars accepterait d'attendre aussi longtemps... Ni moi non plus de toutes façons, je commence à en avoir plein le c... d'attendre que ça guérisse, mais j'ai pas le choix.
J'ai heureusement trouvé des produits naturels qui fonctionnent bien. Après un jour de traitement à l'huile de Mélaleuca, je vois déjà une différence au niveau des plaies. Et je me bourre à la Lystine. Et je lis, je lis tout ce qu'il peut y avoir sur le sujet pour éviter les prochaines crises et aider à terminer de guérir la présente.
Je me sens sale. :( Je me sens comme une paria. Je me sens comme si j'étais une salope qui baise avec tous les gars et qui n'a que ce qu'elle mérite. C'est tellement pas moi, je refuse de croire que j'ai cette maladie. Tout ça pour un petit feu sauvage... J'ai été naïve. Trop. Très. Colisse, j'écoutais pas dans mes cours de FPS au secondaire??
Quand à 25 ans, tu te décides enfin... De dire FUCK YOU.
Fuck you à tous ceux qui se mêlent de ma vie et de mes choix. Fuck you à la société superficielle qui ne sait même plus ce qu'elle veut et qui est rendue complètement malade. Fuck you à tous ceux qui sont hypocrites et qui croient que je ne vois pas leur jeu ridicule et enfantin. Fuck you à tous ceux qui n'ont aucun respect pour les autres. Fuck you au système de santé qui est mal fait et à l'infirmière qui m'a dit d'un ton bête et sans aucune sympathie lorsque j'ai appelé pour une simple information : "T'avais rien qu'à prendre tes médicaments comme du monde et si ça pique, bin c'est que tu vas avoir une deuxième crise." Fuck you à la Ville de Montréal et ses travaux partout dans la ville. Depuis un mois, y a pas moyen de faire St-Jean/Ville Saint-Laurent sans pogner du traffic et ça, peu importe l'heure de la journée.
Septembre 2008 Est-ce mieux? Est-ce pire? Je suis heureuse, laissez-moi en profiter.
6 mois ont passé, peut-être plus, depuis la dernière fois que j'ai écrit. Je vais bien :) Je suis heureuse. Est-ce l'effet enivrant de l'amour? Peut-être bien, j'essaie de ne pas trop me casser la tête et analyser, je suis heureuse et c'est rare que je ressens cet état absolu de calme et de sérénité.
Lorsque mon chum est parti pour le Liban pendant 1 mois, j'ai entrepris un grand ménage d'été. J'étais seule, alors j'allais mettre un fin à toutes ces crises de boulimie qui survenaient de temps à autre. Finis les matins dégueulasses, la bouche pâteuse, l'estomac en pleine digestion et le coeur rempli de honte. Ça a fonctionné. Pendant 1 mois, je n'ai rien acheté qui pouvaient me faire criser, me laissant aller à quelques rares occasions où j'ai crisé volontairement, mais même là, c'était tout de même beaucoup moins dommageables qu'habituellement.
J'aiperdu près de 10 livres durant un mois, comme quoi mon ménage fonctionnait réellement. Le problème, ce n'est pas perdre le poids, c'est garder la perte de poids par la suite. J'avais atteint un mince presque 105 lbs... mon but utlime ! Je voyais mes abdos, mes cuisses étaients fuselées, mes bras presque minces. Je me sentais tellement bien, tellement sexy, tellement moi.
Mon chum est revenu... et en 2 semaines, j'avais repris 7 lbs. Je m'entrainais moins, je mangeais au resto, je trichais, je crisais... J'avais perdu toute ma belle volonté. Tant pis, j'ai au moins appris que si je le voulais vraiment, je pouvais perdre le poids que je voulais. J'ai un peu reperdu depuis, mais pas de la bonne façon. J'ai l'impression de passer d'une obsession à l'autre... maintenant, ma vie tourne autour de petites pilules magiques de bonheur. J'oublie de manger, je flotte, je suis heureuse, top of the world baby...
Je suis une éternelle junkie : de bouffe, de cigarettes, de drogues, d'amour, de tout. Je suis noire ou blanche, jamais grise. Je suis extrême, autant par mes émotions, mes passions que mes choix. Peut-être ne suis-je pas extrême... mais simplement passionnée ? J'aime ou je déteste. Je suis heureuse ou dépressive. J'aimerais être mieux balancée, mais je crois que je n'en serai jamais capable. Je suis beaucoup trop proche de mes émotions pour pouvoir contrôler ou me rationnaliser.
Je suis logique et passionnée. Je suis une contradiction. Je suis toujours ma tête, ma raison, mais ce que j'aimerais suivre mon coeur, mes pulsions. Je m'opprime pour faire ce que je juge "bien", au détriment de ce que je "suis". J'aimerais être moi, juste moi et fuck off le reste. Tout serait tellement plus simple...
Mais je vais bien :) Je suis heureuse. Pour le moment, profitons de cette paix intérieure. J'ai l'impression de vivre enfin. Même si je reste opprimée, anxieuse. Cela fait partie de moi. Je dois appprendre à gérer ces émotions négatives.
Mon corps s'allège. Mon esprit aussi. Plus les kilos s'envolent, plus je ressens une certaine sérénité. Et en même temps... la peur se glisse tout doucement sous ma peau. Peur de grossir, peur de reprendre ne serait-ce que quelques grammes.
Si on me demandait ce que j'aimerais le plus au monde, ce serait l'équilibre. Une stabilité mentale et psychologique. Ma tête et mon corps sont fatigués se toujours réfléchir, toujours combattre. Chaque jour est un combat contre moi-même. Pas étonnant que je me lève la nuit pour manger. Je suis exténuée, au point de m'endormir en 5 secondes n'importe où. Trajet de métro ? Dodo assuré. Une pause publicitaire pendant un film ? Dodo assuré.
Je suis maintenant à 111lbs (50,4kg). Je veux plus. Je suis si près de mon but. Si près, que j'ai peur de tout foutre en l'air. Alors chaque jour, la Peur me tenaille, surveillant de près ce que je mange, ce que je fais, assurant que je cours bien mes 40 minutes par jour, que je ne relâche rien de ma routine quotidienne. J'ai l'impression que si je déroge ne serait-ce qu'une journée, je serai une baleine le lendemain.
J'ai tellement envie de me reposer. D'arrêter de tout calculer et d'enfin manger à ma faim ce qui me fait envie réellement. Et je le pourrais parfaitement. Mais la Peur... cette deuxième peau, cette ombre qui me guette toujours. Ne lâche pas prise, encore un peu d'efforts et tu seras à ton but... Et si, et si je décidais de ne pas atteindre mon but? Et si je décidais d'enfin vivre vraiment? Mais je peux encore. Je veux encore. Plus, toujours plus. Repousser les limites de mon corps, qui me le fait bien sentir depuis quelques jours.
Jamais je ne suis descendue aussi bas depuis mon anorexie. Jamais je n'ai maintenu ce poids. Et dans ma tête, le bonheur se situe à 105 lbs. 105 et je pourrai lâcher prise. C'est le plan de match. Tout est toujours bien planifié avec moi. Miss Horaire, miss Organisation; je compte les décimales, les point-quelque-chose, les minutes, les secondes, les calories...
Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas "anorexique", pas comme je l'ai été il y a 9 ans. Juste bien décidée à perdre du poids. Je ne peux plus passer des jours sans manger. Je mange, souvent le nombre essentiel de calories qu'une jeune femme active de mon âge doit manger. Je déteste frapper le 2000 par jour, mais mon corps est plus fort que ma volonté quelques fois. Je m'entraîne toutefois beaucoup. La semaine, je perds entre 2 et 5 lbs... pour ensuite tout reprendre durant le week-end, complètement affamée et remplie d'envies alimentaires. Sucré, salé, mou, dur, froid, chaud, je deviens une bouche et un estomac, j'aspire tout ce qui me tombe sous la main et mon appétit est insatiable. Le prix à payer pour avoir passé la semaine à tout surveiller.
Je déteste les week-ends, sauf lorsque je sais que je suis occupée ou que j'ai en ma possession certaines petites pilules miracles. Je suis dépendante, je suis une obsessionnelle, je suis une âme à la recherche de quelque chose qui n'existe pas. Remplissez-moi, nourrissez-moi, droguez-moi, je ne veux plus rien sentir, plus rien goûter, plus rien voir. Je suis blasée de cette société, de cette vie qui me semble insipide parfois. Je veux vivre dans mon nuage. Nuage velouté à la vanille, yeux brillants et tête bouillonnante. Laissez-moi m'exprimer. Laissez-moi être moi-même, laissez-moi mes rêves, mon monde imaginaire, mes petites lubies.
Je suis comme je suis parce que je n'ai jamais appris à m'exprimer et à exprimer qui je suis. Je ne suis personne, je ne suis rien. Je suis moi, mais qui est cette moi? Comment pourrais-je me décrire? Je ne sais même pas me regarder comme il se doit. Je ne parviens même pas à ouvrir les yeux et voir. Je suis aveugle.
Alors voilà... Un Joyeux Nowel (en retard) et une bonne Nouvelle Année (en avance) à ceux qui lisent :)
J'adore me plaindre. Bla bla bla, ma vie est un enfer. Il me semble que j'ai passé des années à revenir là-dessus. minimum tous les 3 jours. Un jour je vais bien, l'autre non, j'ai envie de me jeter en haut du 9ième étage.
Je réalise que, même si tout allait parfaitement bien dans ma vie, je trouverais le moyen de me plaindre encore. On appelle ça du perfectionnisme ? Hum... je pense seulement que je suis une jeune fille capricieuse.
J'imagine que c'est de famille... Par exemple, ma soeur. J'habite avec elle maintenant. Qu'est-ce qui se passe ? Elle, elle est malheureuse en appartement, elle a un sale caractère et se plaint de tout. Le bus est trop plein, Montréal, y a trop de bruit, j'aime pas les avions qui passent, y a jamais rien de bon à manger... Et moi ? Moi, je me sens crissement mal de la voir comme ça. Alors je me mets à être triste moi aussi, à vouloir faire des miracles pour lui rendre la vie facile. Je serais prête à tout sacrifier juste pour voir un petit sourire dans sa face et la rendre heureuse.
Malheureusement, en grandissant - non, en vieillissant, je grandis plus moi :) - je me rends compte, impuissante, que je ne peux rien faire. Peu importe ce que je fais, ce que je dis, il y aura toujours quelqu'un de malheureux. Et ça me fend le coeur. Je ne supporte pas de voir les autres autour de moi tristes, car automatiquement, je porte le blâme sur moi : j'aurais donc du aller la reconduire cette journée-là, j'aurais du planifier une soirée avec elle...
Putain que je suis mal faite.
J'ai toujours dit que je suis idéaliste. Pour moi, la plus belle chose au monde, ce serait que les gens arrêtent de se regarder le nombril et pensent un peu aux autres, regardent, remarquent... Que lorsqu'on rend service à quelqu'un, on n'essuiera pas un regard hautain comme si ce leur était dû. Que les autres se considèrent égaux aux autres. Mais bon, je peux continuer de rêver, car des gens comme ça, il n'y en a pas beaucoup.
C'est un peu dans cette ligne de pensée que j'écrivais le dernier post. Pas que je me considère supérieure, oh loin de là, mais à quelque part.... oui. Je suis humaine. Je ne suis pas seule, je ne regarde pas mon nombril, sauf pour voir s'il a grossi. Je ne veux pas être comme les autres qui ont plutôt l'air de se battre pour tout : plus belles dents, plus beau corps, plus belle voiture, plus de bijoux, etc... Pfff. Et ce que je trouve franchement honteux... c'est que moi aussi je participe à ce petit jeu, nature humaine oblige j'imagine. Moi aussi je suis consciente de mon corps, moi aussi j'aimerais avoir le plus beau corps, le plus beau sourire, bref, la liste est longue. Mais comme je sais que c'est impossible, et que, selon mes priorités, ce n'est pas une chose essentielle, je ne me bats contre personne. Sauf contre moi. Moi, mon pire ennemie.
L'anorexie, ou les TCA en général... Les gens en ont une fausse image. Sinon, je serais comme les autres, à me battre pour avoir le corps le plus mince et je serais sur les podiums ou dans les magazines. Or, je me bats contre mon corps pour la simple et unique raison que c'est la seule chose que je peux contrôler dans ce monde. Jusqu'à une certaine limite. Je ne peux pas forcer personnne à être gentil, à se préoccuper des autres, mais je peux parfaitement contrôler ce que j'ingère, le poids que je pèse... c'est totalement ridicule et surtout, inutile. Mais après 13 ans, ne venez pas me dire que c'est con. Je le sais depuis longtemps, et si je pouvais faire quelque chose contre ça, je le ferais. Moi, ma rébellion, je la fais contre moi, contre mon corps. C'est un signe, un cri du coeur. Personne ne comprend ça, sauf ceux qui le vivent. Je me déteste et je m'aime. Et je ne sais même pas lequel des deux vient en premier.
Du plus loin que je me rapelle, je me suis toujours sentie à part. Très intéressée par les conversations d'adultes, j'ai vite saisi qu'il y avait plus dans une vie que des Barbies ou des belles robes. La vie, c'est complexe. Et c'est court. Ça me fait peur. J'ai tellement peur de manquer de temps des fois. J'ai l'impression qu'avec les TCA, je cours, je cours. Heureusement qu'il y a Hrag, avec qui je peux m'asseoir 2 secondes et respirer. Respirer l'amour, le bien-être, le confort, la paix intérieure. C'est mon petit hâvre de paix dans ce monde qui me semble n'est être que cris et drames.
Je suis une personne profonde, mais tellement naïve. Ça, c'est l'expression de mon chum, je préfère idéaliste. Mais dans le fond, ça revient au même. C'est cette candeur, cette innocence d'enfant que j'ai vite oubliée, ou plutôt cachée en moi. Et qui ressort maintenant, tout croche, sans contrôle, qui fait que je ne me considère ni adulte, ni adolescente. Qui fait que je ne veux pas vieillir, que je veux encore rêver, m'amuser et imaginer. Putain que la vie serait plus facile si tous avaient encore leur esprit d'enfant...
J'ai traversé Nowel. Ce temps jugé si difficile pour les TCAiens. Ouais... pas d'orgies, j'ai réussi à me gâter et me sucrer le bec sans prendre 10 kilos. Chaque Nowel, ça m'étonne. Tout le monde dit qu'il mange trop durant les Fêtes, alors je me dis que moi aussi ça devrait arriver. Pas que j'aie mangé nécessairement les trucs les plus gras et sucrés qui existent, mais j'ai mangé ce dont j'avais envie. Je me maintiens... bien que dans ma tête, c'est parce que c'est la période de Nowel, alors je m'autorise à ne pas perdre de poids, juste me maintenir me rend heureuse et fière.
Évidemment, j'ai prévu un super sprint de perte de poids pour les 2 prochains jours. Je suis occupée, spectacle, rave... moyen facile de sauter des repas sans inviter 10 000 excuses. Je suis nulle, je sais, c'est pathétique de penser comme ça. Mais j'y peux rien, c'est tellement plus fort que moi. Quand je regarde des filles, j'essaie de juger à quel poids elles sont. Et moi, ce que j'aurai l'air avec 5 kilos de moins. Ah, jouissance... malgré que rien ne prédit que je vais être satisfaite une fois le but atteint. Je dois être satisfaite... je ne veux pas retomber aussi bas. Parce qu'une personne compte trop pour moi pour lui faire subir ça. Mais j'ai peur de ce qui va arriver, en même temps que je suis excitée de voir mon but atteint...
Compte-rendu Je suis revenue sur la blogosphère je disais donc. Et j'ai bien de la difficulté à venir ici régulièrement :)
Je vais perdre ma job. Je travaille depuis le mois de juillet pour TQS, une chaîne de télévision. J'adore mes collègues, mon travail, tout. Je me suis améliorée, j'ai appris un paquet de nouveaux trucs et BANG! La nouvelle hier a surgi de la part du président de la compagnie. Faillite. Un p*tain mot de 8 lettres qui a mal passé. Après avoir passé plus de 3 mois à éplucher toutes les offres d'emploi dans le domaine du web (hyper contingenté), j'avais enfin trouvé un emploi cool, avec de plus un bon salaire. Et j'allais devoir recommencer.
Hier, j'ai donc remis à jour mon cv. Éplucher les offres sur Jobboom. Envoi massif de cv. Blah. C'est emmerdant faire ça. Copier-coller, trouver des réponses originales qui vont faire que les ressources humaines ne jetteront pas ton cv à la poubelle dès qu'ils l'ont entre les mains. Se démarquer. Se vanter... Chui nulle à ça.
La seule chose qui aie vraiment changé depuis 1 an, c'est que je m'assume maintenant. Comme je suis, avec mes défauts et mes qualités. Avec mes grosses cuisses, mais mon ventre d'enfer. Avec mon sourire d'ange, mais mon caractère de cochon. Si Hrag m'a bien appris une chose, c'est bien ça. Je suis comme je suis. Et même là... je suis capable d'affirmer ce que j'aime, ce que je suis... mais le pas qui reste, celui de lâcher prise dans toute cette histoire de contrôle... pas capable. Jamais je ne serai capable. C'est la seule chose qui m'empêche de ressembler à tous ces gens que je croise dans la rue, des clones : même coupe de cheveux, même style vestimentaire, même buts insipides dans la vie.
Moi, je suis pas comme ça. J'ai honte à avouer que je suis mieux que ça. Pas dans le sens que je suis meilleure qu'eux, plus intelligente... mais plus allumée. Travailler 8 à 5, métro, bus...
I'm baaack! Un an que je suis disparue de la blogosphère.
En un an, il s'en aie passé des choses. L'année 2007, l'année où j'ai changé ma vie.
Nouveau chum, nouvelle job, nouvel appart... mais toujours la même maladie. C'est comme une deuxième peau, elle me colle, elle m'étouffe et en même temps, elle m'est si précieuse.
Après presque un an, à écrire ici mes hauts, mes bas, à me livrer à de parfaits inconnus, j'arrête.
Je ne ressens plus du tout le besoin d'écrire mon combat avec la nourriture, mon poids, car en réalité, il n'y en a plus, ou plus au point de l'écrire.
Cela restera toujours présent. Cela va toujours revenir me hanter. La nourriture sera toujours synonyme de peur et d'angoisse pour moi. Je serai toujours atteinte de TCA, mais j'ai décidé aujourd'hui de ne plus en faire le centre de mon univers. Mon nombril :)
Je réalise qu'il ya beaucoup d'autres choses plus importantes, que même si je réussissais à atteindre un je-ne-sais-quoi, je ne serais pas plus heureuse, pas mieux dans ma peau. Je dois accepter qui je suis, affronter les obstacles normaux de la vie, comme tout le monde, et cesser de gémir sur mon poids ou la qté de nourriture que j'ai avalée pour me rendre la vie encore plus difficile.
J'ai peur encore, je compte, je fais la gourmande un peu, mais je suis avant tout une jeune femme normale, avec des envies, de désirs. Je ne peux pas passer ma vie à me punir parce que j'ai mangé deux biscuits de plus ou parce que j'avais envie de manger une demi-baguette.
Je ne ferme pas définitivement cet espace. Peut-être aurais-je besoin un jour de revenir et de m'exprimer. Mais j'espère sincèrement que cela n'arrivera pas et que ce compromis dans lequel je me trouve et qui me permet plus de liberté restera présent.
*la chanson Someone once I knew décrit tellement bien le début de mon anorexie...
Hier soir, j'ai fait un rêve. Un rêve d'anorexique. J'étais redevenue maigre, à bout de force, traînant mon corps décharné partout. Je me souviens précisément de mon épuisement, c'était tellement réel... Ça m'a fait peur. Me revoir, dans ce rêve qui me semblait si réel, squelettique, le visage creux et sombre, les os des hanches pointant fièrement et toute cette lourdeur malgré tout qui m'assaillait.
Je me souviens de m'être assise dans mon rêve, exténuée, et d'avoir ressentie la lassitude, la tristesse d'il y a voilà bientôt 7 ans. Je ne sais pas pourquoi j'ai rêvé à ça, je n'ai jamais fait de rêve flashback comme ça auparavant. Mais ça m'a mise tout à l'envers, me rappellant de mauvais souvenirs et une période noire de mon existence.
Hier soir, avant de m'endormir, j'ai été prise d'une soudaine prise de conscience, d'une angoisse existentielle. Comment les autres me perçoivent, est-ce que je suis aussi fade, sans classe et vulgaire que je le crois ? Est-ce que je suis bruyante, envahissante ? Les sourires que me distribuent les autres, est-ce qu'ils sont authentiques ? Trop de questions me submergent et j'ai tenté de ne plus y penser. Monsieur dit que si je continue, je vais devenir comme lui...
J'ai croisé mon reflet mercredi soir. Une jeune fille un peu brute, minuscule en grandeur, tout mignonne avec sa queue de cheval mal faite et ses boulces d'oreilles dépareillées. Des petites fesses rebondies, une peau encore bronzée du soleil d'été, les cuisses tendant un peu son pantalon. Un ventre presque plat, des petits seins. Le visage un peu volontaire, le nez un peu long et pointu, mais présentable tout de même. C'est moi ça. Je dois apprendre à me regarder. À m'apprivoiser. Me regarder comme une personne de l'extérieur. Être objective face à moi-même. Je ne suis pas transparente, je suis quelqu'un, je mérite autant que les autres.
Je grandis encore, tranquillement. Un jour, je vais être un adulte. Un jour, je serai complètement moi. Et en paix.
She wasn't born an anorexic, but now everyday she suffers...
Parce que je vais bien :) Parce que j'ai trop de travail Parce que j'ai rien à écrire de nouveau et je n'en ressens pas le besoin Parce que j'avance à grand pas et je m'envole
Premièrement, merci pour vos comms les filles. Je ne peux pas vraiment parlé plus en détail du pourquoi que Monsieur est triste au cas où il passerait sur mon blog... Il ne serait pas très heureux que je parle de sa vie privée ici. J'ai décidé de prendre congé mercredi pour l'accompagner, même si cela va probablement me coûter 2-3 soirs de travail à la maison et un week-end devant mon ordi. J'avais refusé bêtement samedi... puis je me suis ravisée, me sentie vraiment cheap avec lui de faire passer mon travail avant son bien-être. Moi je veux que Monsieur retrouve le sourire et soit bien dans sa peau. Sinon, l'atmosphère est fade et je ne veux pas me laisser entrainer dans cette spirale. Moi je veux que Monsieur soit heureux, fonce et soit sûr de lui, qu'il aie confiance en ses capacités.
Côté moi, je suis fière. Cela fait deux week-ends de suite que je ne me fais pas exploser l'estomac. J'ai fait la gourmande hier avec le gâteau au fromage, mais il était tout simplement trop bon. Ce que je trouve merveilleux et cela, je ne le répéterai jamais assez, c'est que je ne prends même pas de poids en mangeant plus, je dors comme un bébé... Moi qui avais peur de cela, j'ai enfin brisé le cercle vicieux de peur de prendre du poids, restrictions, crises, restrictions... Bref, presque tout est redevenu normal et je continue d'être sur mon petit nuage.
Heureusement que je vais bien dans le fond... Il faut bien qu'un des deux soit capable de se tenir sur ses pieds pour pouvoir aider l'autre, sinon ce serait pas beau de nous voir trainer notre petit corps déprimé partout dans l'appart en même temps.
Je réfléchissais samedi soir, les deux yeux grands ouverts après une discussion avec Monsieur. J'ai toujours été attirée par les gens à problèmes. Ce que je veux dire, j'ai toujours voulu aider ceux qui souffrent, ce qui est drôle, parce que moi-même je souffre. Peut-être que je me dis qu'en aidant les autres, je me sentirais mieux, j'aurais l'impression d'accomplir quelque chose dans ma vie et pas juste la passer à travailler, penser à moi et à mon petit plaisir. Les rejects, les déliquants, ils étaient toujours mes amis. Je me rappelle que mes premiers amis au primaire étaient souvent des gars, situation familiale obscure, rejetés des autres parce qu'ils étaient plus pauvres, différents, plus sensibles dans un sens. Ceux que les autres ne voulaient pas, ils venaient me voir. J'étais la bonne oreille, celle qui conseille, qui ne juge pas, qui sait prendre le temps pour les autres. Empathique, la Mademoiselle.
Je suis attirée par les gens qui ont des problèmes et vice-versa. Je me reconnais dans eux, je comprenne ce qu'ils vivent, parce que j'ai les mêmes désillusions, les mêmes attentes... Monsieur, il est comme moi, ou je suis comme lui, peu importe, sauf qu'on exprime notre mal de façon différente. Mais la base est la même. C'est pour ça que je dis que c'est mon âme soeur. Et que je ne le laisserai pas tomber, même si c'est une passe difficile en ce moment.
Qu'est-ce que j'aimerais avoir le mot magique ou le pouvoir de guérir les blessures psychologiques du bout du doigt...
Déjà dimanche Dans moins de 18 h, la folie recommence...
J'ai travaillé toute la fin de semaine, quelle joie. Résultat : j'ai encore moins envie de retourner au travail demain, parce que j'ai l'impression de n'avoir rien fait de mon week-end. Sauf être devant mon ordi, Photoshopper à la planche, penser à des layouts et faire fonctionner ma créativité.
J'ai quand même pris un petit 3 heures de pause hier, pour aller prendre des photos avec ma soeur. Quitter la salle d'ordi et prendre l'air frais a fait du bien, ainsi que jaser avec Mademoiselle. De tout, de rien, juste déconner et entretenir cette belle complicité.
Le soir, nous sommes allés chez un ami, le programme de la soirée était d'essayer la nouvelle console de Nintendo, le Wii. Mais... les plans ont changé, parce que l'ami en question n'a pas lâché son jeu de toute la soirée. Bilan de la soirée : presque 3 heures à regarder un mec jouer à FF12, en pleine descente de substance illicite. Merveilleux
Nous sommes revenus à la maison écouter un vieux James Bond, Monsieur étant en pleine nostalgie de revoir ces vieux films, qui soit dit en passant, je n'ai jamais vus. Inculte :)
Monsieur est triste, moi aussi. Je ne sais plus quoi faire pour l'aider, j'ai envie de baisser les bras, de tout laisser tomber. Mais je ne peux pas. Je dois être là pour le soutenir. Je m'en voudrais tellement de tourner le dos et refuser de le supporter alors que lui l'a toujours fait pour moi. J'ai pas pitié de lui, je me sens juste impuissante et inutile.
Côté TCA, la tendance se maintient. Je m'étonne même de tenir le coup aussi longtemps, mais merde que je me sens bien. Ma grand-mère m'a laissé un petit mot dans la porte, elle a ramené un gâteau au fromage, mon préféré, du resto hier. Je sais que c'est astronomique comme nombre de calories, mais ce soir, je me gâte et je m'en tiens à cela.
J'ai rêvé toute la nuit à de la bouffe et ce matin, je me suis réveillée avec l'estomac dans les talons. Paraît que c'est bon signe se lever en ayant faim. Moi, ça m'écoeure. Je me suis fait un bon petit déjeuner après le gym, et direction ordi avec mon bol de yogourt, ma pomme et mon fromage. Ça étire le temps que ça me prend pour manger. Je dirais que s'il y a bien une chose qui persiste à travers les années et les différentes TCA, c'est bien de prendre le plus de temps possible pour manger. Je déteste devoir manger en 5 mintues, je sens que mon plaisir est gâché. J'aime prendre le temps de savourer et de profiter au maximum de ce que je mange. Je pense pas que ce soit une mauvaise chose, je pense que même que c'est un point important à respecter pour tirer le maximum et se sentir vraiment comblé du repas. En tout cas, pour moi, sinon je suis insatisfaite et je veux continuer à manger.
Merci pour vos comm, ça me fait plaisir de me sentir supportée :)
Il fait beau depuis une semaine ici... Finalement, le soleil est revenu, mais le temps froid aussi. Le matin, une petite neige recouvre le sol, mon auto a l'air d'un glaçon. L'hiver se rapproche et j'adore ce temps-ci de l'année où se promener dehors, respirer l'air froid et sec est si relaxant et énergisant.
Jai fondé une association au bureau. L'AGP. L'Anti-Gestionnaire de Projet. Jusqu'à présent, nous ne sommes que 4 membres, tous féminins, mais on pense bien aller en campagne de recrutement pour quelques membres masculins :P En fin de semaine, j'ai envie de faire de petits macarons et les distribuer lundi. Cette association a pour but de démontrer l'agacement et l'irritation envers notre chargé de projet zélé, inefficace et mou. Qu'est-ce que je m'amuse !! :P
Je ressassais de vieux souvenirs ce matin. J'étais en train de me coiffer (un grand mot pour me défriser les cheveux et me faire une queue de cheval) après avoir été sur la balance. Ouais, j'ai pas pu me retenir jusqu'à demain, mais c'est pas grave. J'ai quand même tenu toute la semaine. Mon poids n'avait pas bougé depuis la semaine passée et je me regardais dans le miroir. 53 kg. Je me disais que... Je me trouvais bien ainsi. Après 1 an et demi, j'avoue que je suis à nouveau bien avec moi-même.
Quand j'ai décidé de perdre du poids à 70 kg, il y a presque... 2 ans ? je me sentais bien dans ma peau. Je ne crisais plus, mais je mangeais ce que j'avais envie, quand j'avais faim. Et même si j'étais un peu grosse, j'étais bien. De temps en temps, je me permettais un peu extra côté bouffe, mais sans que cela se termine avec une explosion de mon estomac. C'était une sorte de sérénité, de calme intérieur, une trêve entre moi et moi. Je perdais tranquillement, je mangeais presque "normal". Je me pesais à toutes les semaines ou deux semaines, sans stress.
Je suis arrivée à 53 kg. J'étais heureuse, en 1 an, j'avais perdu presque 20 kg. J'étais à nouveau moi, fière de se mettre en bikini, de porter des petites jupes, de montrer ses jambes. Puis, j'ai maintenu longtemps ce poids, probablement mon poids santé, le poids qui me convient le mieux. Quand je me suis approchée finalement du 52 kg, voir 51 kg, tout a basculé. Je voulais plus, je voulais continuer de maigrir, mon poids ne me satisfaisait plus du tout. J'étais à nouveau mal dans ma peau, à la recherche de je-ne-sais-quoi que maigrir m'apporterait (dans ma tête en tout cas).
Et depuis cette descente, je n'étais plus satisfaite avec moi. J'ai recommencé à criser les fins de semaine, de la même façon qu'avant que je décide de perdre du poids et de me prendre en main. J'ai triché, été 2 fois au gym par jour pour pouvoir perdre plus vite... et criser doublement le soir. J'ai planifié mes crises, caché pour manger, mâcher-recracher... toutes les mauvaises habitudes perdues refaisaient surface et je me sentais encore plus mal d'avoir "régressé". Je me pesais tous les jours, obsédée par mon poids, une livre de plus fait toute les différence.
Mais depuis 1 semaine, même 2 semaines, j'ai l'impression de revenir à la sérénité d'il y a 2 ans. Je mange, beaucoup plus que d'habitude, mais les levées nocturnes sont disparues. Je ne ressens plus ce manque, cette pression incessante de devoir me remplir ou criser. Je me permets des choses habtiuellement interdites, mais sans en abuser. J'espère que ce nouveau départ n'est pas une fausse illusion, que cette paix intérieure va continuer et faire un bout de chemin avec moi. J'ai délaissé un peu plus la balance, sans m'en défaire totalement, mais le chiffre ne me dit rien.
Puis-je pousser un soupir de soulagement et garder les doigts croisés ? :)
Je suis en feu cette semaine. Je suis souriante et je ne me casse pas la tête. Merveilleux :) Peut-être que mes nouvelles pilules font vraiment effet... Je prends du Synthroid pour ma glande thyroïde, qui fonctionne au ralenti depuis que j'avais pris beaucoup de poids suite à l'anorexie, et quand j'étais allée voir mon médecin le mois passé, je m'étais plaint d'être toujours au bout du rouleau, de me réveiller avec l'impression qu'un 10 roues m'avait passé sur le corps durant la nuit et que j'avais souvent des sautes d'humeur épeurantes. Il a donc augmenté ma dose... et depuis que j'ai commencé à les prendre dimanche, je suis en top shape. :) Effet psychologique ? Peu importe, je me sens bien.
Arissira ... C'est vrai que Monsieur est un peu evil de faire cela, mais en même temps, c'est bon pour moi. Je peux pas empêcher le monde autour de moi d'acheter des aliments qu'ils aiment parce que MOI, je peux pas résister et ça me fait criser. Il m'entraine, il me fait apprendre à savoir résister et à pouvoir vivre avec des aliments tentants dans la maison sans que je sois obligée de finir le paquet.
Je crois qu'il le fait aussi pour me niaiser, parce qu'il trouve ça bien drôle quand je me réveille le lendemain, toute penaude d'avoir mangé ce qu'il avait acheté. Il fait exprès, me pince la peau du ventre et me dit : ! feel cake... Ça peut sembler vraiment méchant, mais il le fait dans le but de dédramatiser, de relativiser et me faire prendre conscience que c'est ridicule ma peur et ma honte. C'est la seule personne (avec ma soeur) qui puisse faire des blagues sur ce sujet sans que je le prenne personnel et que je fonde en larmes ou me mette à douter de moi.
Et pour le travail, j'essaie de pas en donner trop... mais c'est plus fort que moi :P Et plus je donne et plus mon boss en prend, évidemment. Faut j'apprenne à dire non...
Des fois, je me sens space. Je suis dans ma petite routine, je conduis la voiture par exemple (hum, pas si bon exemple que ça dans le fond...) et tout à coup, on dirait que je sors d'un rêve. Genre que je prends conscience de ce qui se passe autour de moi. Et ça me fait peur. Est-ce que pendant les 5 dernières minutes, j'étais vraiment alerte, réveillée ou si j'étais complètement partie dans ma bulle ?
Je fais souvent cela au bureau aussi. Je travaille, j'écoute ma musique, puis je dois faire une pause pipi et lorsque j'arrive aux toilettes, je me demande si je suis vraiment aux toilettes en ce moment ou si je suis à mon bureau avec l'impression d'être aux toilettes ? C'est con. Comme si je me faisais pas confiance, comme si je craignais d'être trop prise dans ma bulle pour voir la réalité, de porter un mauvais jugement sur ce qui se passe. Ce serait gênant d'avoir l'impression d'être aux toilettes alors que je suis assise à mon ordi...
Jour 3 de SSB (une autre de recommencer, combien de temps ça va durer cette fois ?) Comme je sais pas mon poids, et comme je ne le saurai pas le lendemain, je mange. Sans crainte, parce que de toutes façons, je m'en fous du résultat, je le saurai pas. Alors hier, 1950 calories dans mon petit corps. Ça m'a fait peur, et en même temps... Je savais que c'était pas la fn du monde, que c'était dans les "limites".
J'essaie de remanger plus que 1200, parce que je sais que sinon, à long terme, mon corps va se mettre à fonctionner avec moins d'énergie et que c'est très mauvais pour mon métabolisme. Alors j'essaie de le booster, des fois j'ai pas peur, des fois oui. Alors j'y vais au gré de mes émotions.
Un petit conseil merveilleux, pour ceux et celles qui crisent : plus on se prive, plus on va vouloir criser. J'imagine que vous le savez tous, mais je l'affirme. Depuis que je mange un peu plus, je ne me lève pas du tout la nuit, je n'ai pas des envies insatiables d'aliments interdits.
Bien sûr, dans ma tête, une des moi rêve de se peser samedi et de voir que j'ai perdu du poids. Ce serait merveilleux. Et en même temps, l'autre moi me dit : Et puis ? Qu'est-ce que ça changerait de faire 116 au lieu de 117 ?
Les TCA, c'est un double-moi, une confrontation incessante entre deux opinions. Toujours cette dualité, cette bataille entre deux moi. L'illogique et le rationnel. Le bien et le mal. La fierté et la honte. Le plaisir et la punition.
Ceux qui le sont comprendront ce que je veux dire...
Je compte les jours comme un enfant. Je veux m'acheter un calendrier aussi, le genre que tu as un chocolat par jour pour le mois de décembre jusqu'à Noël. :)
J'ai pas commencé mon magasinage du temps des Fêtes, faut je fasse ça bientôt, sinon je vais me retrouver le 20 décembre avec aucun cadeau et pas plus d'inspiration. C'est surtout ma belle-famille que je ne sais pas quoi acheter...
J'étais découragée ce matin en ouvrant ma boîte à ne-mails. Plein de spams et de jolis courriels qui portent la mention : Il va falloir donner un boost sur les projets durant les 2 prochaines semaines... Encore et toujours. J'ai l'impression de toujours donner des boosts... le petit rush de 2 semaines que mon boss prévoyait s'étire en 3 mois...
Toutes façons, moi, chui rebelle cette semaine. Je me suis dit que je ne faisais pas de temps supplémentaires à la maison, j'en ai marre. Et je fais mon 8h par jour et ciao ! J'ai assez donné et je suis un peu fatiguée de devoir faire le travail de 4 personnes. Et en même temps... je sais que ça va me démanger si je ne travaille pas le soir à la maison. Je vais avoir l'impression de prendre du retard, de ne pas avoir pris la bonne décision.
Côté bouffe et poids... c'est vraiment une accalmie ces temps-ci ! Je ne me pèse pas, bien que la tentation soit très forte, je ne me lève pas la nuit, je mange raisonnablement sans me poser 20 000 questions, je me trouve correcte dans le miroir...
Du coup, je suis moins stressée sur un paquet d'autres choses, je me sens plus légère. Je me sens forte, solide et j'espère que cela durera plus que quelques jours. J'espère que j'ai franchi une nouvelle étape et que je suis rendue à un autre stade. Cela serait tellement cool si je pouvais voir le week-end s'approcher sans angoisser et me motiver à ne pas criser. Si je pouvais avoir des trucs que j'aime à la maison sans avoir peur de me lever durant la nuit et tout dévorer. Monsieur fait exprès, il achète des biscuits aux pépites de chocolat avec un sourire moqueur et me nargue en me disant : Faut tu m'en laisses là, faut pas tu te lèves cette nuit pour les manger...
Et je réussis ! Je n'y pense pas, je prends un petit morceau et je réussis à résister de manger le paquet entier. Gros soupir de soulagement. Je ne veux pas retomber, je suis bien comme ça moi.
Je suis heureuse ce matin. Soulagée surtout. Pas de crises démentielles hier. Oui, j'ai fait sauté le compteur, mais pas tant que ça. Et ce matin, je n'ai ni mal au coeur, ni l'estomac qui se plaint. Wow... ça faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Et honnêtement, ça fait du bien de pouvoir commencer une semaine sans que je me sente sale, dégueulasse et minable. Pas de pesée non plus. Pas envie de savoir mon poids, pas avant samedi prochain. C'est comme ça, y a des semaines où j'ai pas envie de laisser un chiffre me dicter mon humeur.
J'ai tapé les 2600 calories, mais pas de levée durant la nuit et pas envie de continuer de manger jusqu'à ce que le ventre m'explose. Est-ce qu'on me foutrait la paix maintenant ? Est-ce que Mia aurait baissé les bras et aurait pris des vacances ? Je le souhaite... et je souhaite aussi qu'elle crève là où elle est partie.
Ce matin, donc, je me suis levée, poquée et les traits tirés, comme d'habitude, mais avec l'estomac léger. Quel soulagement. Espérons que le week-end prochain sera aussi formidable.
J'avais rendez-vous ce matin pour ma voiture (encore encore et toujours). 7h15, c'est tôt. J'ai pris une petite marche dans le froid glacial de ce matin de presqu'hiver, pour aller au Tim Horton boire un bon café au chaud. En fumant une cigarette sur le chemin. C'est cool fumer une cigarette en marchant dans le froid. C'est cool, mais c'est mauvais pour ma santé. Tant pis.
J'ai commandé aussi un bagel aux raisins, mais j'ai été incapable de le manger. Je déteste avoir autant de calories dans le corps aussi tôt dans le journée. Allez savoir pourquoi, faut je me garde de la place pour ma collation du soir. C'est comme ça. Je sais pas si c'est une protection contre les crises ou quoi... Mais habituellement, si je me permets trop dans la journée, je capote et je termine la journée en crisant. Alors mieux vaut pas déroger de la petite routine. Et dans le fond, j'avais pas encore faim.
Lundi, ça veut dire le travail. J'ai de moins en moins de motivation à aller travailler.
J'ai plein de trucs à faire encore et j'en ai marre de travailler comme une folle chaque semaine pour essuyer des remarques connes de M. Le Chargé de projet. Ou d'entendre les incompétences de mon boss. Marre marre marre de faire le travail de 3 personnes. Au moins, y en a qui me dit merci et me félicite pour mon travail.
Mais c'est chiant devoir se fendre en 4 pour une compagnie de broche-à-foin. Si seulement je pouvais me trouver autre chose d'aussi pratique. Et je dois aussi attendre que Monsieur finisse l'école. Après, on déménagera à Montréal, on va être libre pour vrai.
J'ai mon party de Noël avec le bureau bientôt. Et je n'y vais pas. Pas envie de faire des belles façons, de jouer à l'hypocrite, de distribuer des sourires déguisés. J'ai mon excuse de préparer, j'ai mon spectacle de danse et voilà. Toutes façons, y a pas personne de mon âge, ça m'énerve ce genre de party impersonnel et superficiel, tout le monde est bien habillé et fait des grands sourires à tout le monde comme si on était une grande famille. Beuh......
Une confusion intérieure chais pas ce que je veux...
Je ne suis jamais satisfaite. Et je ne m'ouvre pas aux autres, même pas à Monsieur. Non, avec Monsieur, je réussis à m'ouvrir, mais il doit se battre pour obtenir de moi mes opinions, ce que je ressens... Comme hier, où, patient, il a attendu 30 minutes avant que je lâche la crotte que j'avais sur le coeur. Patient ? Très.
Avec ma soeur, c'est le plus facile. Je suis parfaitement à l'aise avec elle de parler de tout et de rien. Aucune gêne, je suis moi et point final. C'est ma deuxième moi, je ne veux rien lui cacher.
Cela devrait être pareil avec Monsieur, mais j'ai plus de difficultés. Il y a des sujets que je n'ose pas abordé avec lui, de peur de blesser et parce que ça me gêne beaucoup de dévoiler ma vraie nature quelques fois.
Insatisfaite, je l'ai toujours été et je le serai toujours. Et quand je le suis, je me ferme complètement aux autres, impossible de pénétrer la forteresse que je me crée autour de moi. Froide, glaciale même, distante, je boude comme un gros bébé et je me morfonds. Je ne pensais pas que je dégageais un tel aura lorsque je suis ainsi, mais il paraît que ça se sent. Que toute ma colère et ma fermeture est tranchable au couteau. Au moins, le message passe, mais souvent, c'est l'incompréhension que les autres ressentent. Pourquoi, tout à coup, Mlle a décidé qu'elle n'était plus heureuse, plus satisfaite?
Je déteste m'ouvrir aux autres, parce que je crois que mes désirs sont négligeables et n'ont pas besoin d'être transmis et exprimés. Je m'enferme à double tour. Je me censure. Je ne veux pas blesser, mais c'est ce que je fais encore plus en refusant toute approche et toute tentative de communication.
Comment une jeune fille, qui a été élevée dans la compréhension et la communication, peut-elle avoir un comportement aussi fermé et secret ? Mes parents ont toujours été présents, à l'écoute. Et moi, j'ai toujours détesté confier mes secrets, ce qui me ronge. C'est à moi, laissez-moi me débrouiller seule. Les autres n'en ont rien à foutre de ce que je peux ressentir. Je ne veux pas déranger les autres avec mes problèmes et soucis.
Et en même temps, avec mon attitude éloquente, je lance un appel, un cri de désespoir aux autres, leur signifiant que je ne vais pas bien. Débrouillez-vous maintenant pour trouver ce qui ne va pas avec moi... Je joue au jeu de la devinettre. Vous avez 3 essais. Mauvaise réponse ? Tant pis pour vous.
Le sujet revient souvent. Presque toujours le même. Frustrée sexuellement. Et je me sens tellement mal à l'aise de le dire. Comme si c'était mal, sale. Je ne suis pas une nympho, j'ai juste trop d'attente, je suis passionnée moi, je rêve. Mais je n'exprime rien, ou je l'exprime mal.
Ce qui m'énerve dans tout ça, c'est que ce soit à moi de corriger mon comportement. Que ce soit moi qui doit changer ma façon d'agir. Toujours dans l'erreur...Je communique mal, je suis incapble de transmettre clairement un message, parce que tout est déformé, confus chez moi.
Si j'étais quelque chose, je serais une tornade. Un tourbillon. Bref, n'importe quoi qui n'a pas de début, pas de fin, qui ravage tout, qui n'est pas organisé. Je passe du sourire aux larmes, de la colère à la plus grande tendresse. Je suis vraiment une tornade. Le ciel est clair, gros soleil, puis tout s'assombrit et je me pointe, menaçante, dévastatrice.
Je me demande quelques fois si je ne devrais pas tout laisser là, ma relation, mon couple et tout recommencer à zéro. Repartir à l'aventure, reconnecter avec moi et m'affirmer avec un nouvel inconnu. Mais en même temps, la sécurité, le confort et tout ce que j'ai bâti m'empêchent de le faire. Et si je ne faisais pas mieux ? Si je recommençais le même pattern et que je me retrouvais une fois de plus mal connectée sur moi et mes désirs ? Tout cela n'aurait servi à rien, je serais une fois de plus à la case départ et seule. Je ne veux pas être seule, bien que des fois, la facilité d'être seule, de ne pas être obligée de communiquer avec qui que ce soit me tente. Un peu paresseuse, la Mademoiselle...
Avec moi et moi seule, pas d'efforts à faire. Mais pas personne non plus vers qui se tourner lorsque j'en ai besoin. Avec moi et moi seule, c'est l'indépendance ultime, la liberté totale. Mais aussi la solitude et la destruction personnelle à portée de main.
Étonnament, pas de crises malgré cette confusion et ce vide intérieur. Limite du compteur, 2000-2200, ne pas dépasser. Pas envie de criser, pas prévu de quoi criser. C'est merveilleux. Quand quelque chose ne va pas, le reste va. Pourquoi pas tout en même temps ?
Poids stable sur la balance depuis quelques jours, 117. Je ne veux pas terminer ce week-end en pétant à nouveau le compteur, me retrouver avec un lundi merdique et nauséabond, l'estomac toumenté. Passer la nuit à me retourner, à tenter d'éviter d'être malade.
Morale de la journée : si je mange une quantité "normale" de calories, comme une jeune fille de mon âge devrait le faire sagement, je ne prends pas. Je suis stable. Alors pourquoi la grosse inquiétude aussitôt que je me rapproche du "normal" ? Parce que justement, c'est normal. Faudrait surtout pas que je sois comme tout le monde hein... Mais ça fait du bien. Manger ce que j'ai envie, savoir m'arrêter à temps. Un genre de sérénité, de paix intérieure de ne pas avoir à me battre avec Mia et compagnie. Merci pour le répit.
un fléau Je me promène régulièrement sur différents blogs. Plus particulièrement des blogs de TCAiens. J'aime lire comment les autres décrivent ce mal qui nous ronge. Je me reconnais dans ce qu'ils écrivent et ça fait du bien de voir que je ne suis pas seule dans cette situation, passée ou présente. Mais ça me rend triste. Triste de voir combien il y a de plus en plus de gens qui souffrent d'anorexie, de boulimie, bref, de troubles alimentaires divers.
La nourriture est rendue une façon d'éviter, de fuir, de se protéger, soit en étant droguée d'elle, soit en l'évitant, pour bon nombre de personnes. Un besoin essentiel et naturel est devenu une obsession et on a complètement oublié la base. Manger par faim et avec plaisir. La minceur (voir la maigreur) est devenue le but ultime à atteindre. Dans quel but ?
...
Je crois qu'ici, beaucoup n'auront pas de réponse valable. Être mince, ça ne veut rien dire. Ça n'apporte pas plus. On se dit que c'est pour mieux se sentir dans sa peau, mais c'est faux. Plus on maigrit, plus on veut maigrir, et les 2-3 kilos de départ deviennent vite insuffisants. C'est valorisant (pour nous), de pouvoir dire que nous, on réussit à perdre du poids. On entend tellement souvent des gens dirent qu'ils voudraient perdre 2-3 kilos mais en sont incapables. Nous, on le peut. Et on en est fier. On est plus forts que tout le monde. On a de la volonté nous.
Mais au final, on n'est pas mieux dans notre peau, on n'est pas plus heureus. On se fait mal, on fait mal à tous ceux autour de nous. Je me souviens, anorexique, j'étais toujours triste, je trainais mes os partout, un rien m'épuisait, manger était une question que je retournais de tous côtés pendant des heures. J'étais maigre, mais triste. Ça ne valait tellement pas la peine de souffrir ainsi physiquement pour souffrir encore plus psychologiquement. Tout ce que je croyais qui allait se régler grâce aux kilos perdus n'est pas arrivé, ma situation a même empiré, n'ayant aucune concentration et aucune énergie.
et pourtant... Malgré toutes ces belles paroles, je continue de penser à mon poids. Je rêve de perdre quelques kilos. Je me déteste quand je mange plus que ce que je me permets. Je me trouve dégueulasse quand je crise. La nourriture, mon poids, ce sont les seules choses sur lesquelles je me dis avoir un pouvoir. Je sais que c'est faux, qu'en réalité, j'ai perdu le contrôle, mais la petite voix est plus forte et me félicite lorsque je ne craque pas et me détruit lorsque je craque. La fierté de voir que si je le veux, je peux perdre 2 kilos en une semaine... En fait, c'est plutôt le fait de savoir que si je veux, je peux le faire. Y a pas personne qui va me dicter quoi que ce soit, je n'obéis qu'à moi (mon deuxième je). Je choisis de perdre du poids, je choisis de criser.
On dirait que c'est la seule chose que je sais faire. Non, plutôt j'ai l'impression que c'est tout ce que je sais faire. Pourtant, je sais bien que j'ai plus de potentiel que de n'être qu'une machine à calories. Je sais dessiner, danser (mais pas en talons hauts lol), je suis ouverte, polyvalente, artisitque, j'aime rire et faire rire, je suis travaillante et disciplinée. Mais je suis aussi paresseuse, désordonnées, rêveuse et je n'ai acun style. J'ai souvent l'impression d'être fade. Invisible.
Sauf hier. Hier, à mes cours, où la plupart du temps, je suis seule dans mon coin parce que je connais à peine les autres, je me suis sentie faire partie du groupe. J'ai ri, j'étais à l'aise et ça se voyait à ma manière de danser. Peut-être que dans le fond, les gens me trouvent difficile d'accès, car je ne m'ouvre pas ou rarement. Je suis quelqu'un de fermé, mais en réalité, c'est juste que je suis très gênée et facilement intimidable. Je blâme les autres de ne pas me parler, mais en fait, c'est moi qui renvoie une image de fermeture et de foutez-moi la paix.
J'aimerais des fois sortir de mon corps et me regarder agir. Pour me voir comme un inconnu me voit. Peut-être que j'aurais un regard plus objectif sur moi et moins sévère. J'ai beaucoup de difficulté à me concevoir en tant que personne, je ne réussis pas à me saisir. Qui est-ce que je suis, qu'est-ce que je dégage, qu'est-ce que je représente ?
Si je réussis un jour à me définir, je crois qu'un bon nombre de mes problèmes vont disparaitre du même coup. Je vais avoir une identité enfin et arrêter d'en chercher une et de courir après quelque chose qui n'existe pas. Courir après le temps, courir après moi.
Petit test fait ce matin parce que la motivation de travailler était encore couchée et endormie... :P
conférence Vestiaire du gym. Une amie du secondaire s'entraine au même gym que moi. Intervenante en déliquance. Sympa, quoi que je lui ai jamais trop parlé. On a fait une pièce de théâtre ensemble à l'âge de 14 ans, sans plus. Il y avait un silence dans le vestiaire, toutes les deux fatiguées de notre entrainement et surtout, de la trop grande popularité de "notre" machine.
Puis, elle me lance : Toi, tu stagnes ou tu perds du poids avec ton entrainement ? Je suis restée l'air bête un peu, je savais pas quoi lui répondre. Que je suis une folle qui perd la semaine pour tout reprendre la fin de semaine en crisant ? Ça me met toujours un peu mal à l'aise ce genre de discussion. Je préfère jouer la carte de l'honnêteté. Bien, je stagne. La semaine je perds. Puis je reprends la fin de semaine parce que je mange plus.
Elle pousse un soupir de découragement. Elle est découragée parce qu'elle est à un plateau et que son poids ne descend plus. Tiens donc... Je lui dis que c'est normal, les plateaux, suffit de continuer l'entrainement, changer un peu l'alimentation et faire de la muscu... Elle me demande si c'est ce que j'ai fait, si je mange beaucoup, si j'évite les 4 P et toutes ces conneries... Je suis vraiment mal à l'aise. Je prends une grande respiration et lâche la grosse crotte que j'ai sur le coeur. Que j'ai des TCA, que je suis folle, que je compte mes calories, que je maigris la semaine, que je crise la fin de semaine, que je me lève la nuit pour manger, que j'ai doublé mon poids en 1 an, etc...
Elle ouvre grand les yeux. Elle m'avoue avoir déjà essayé de se faire vomir pour perdre du poids. Elle me demande si ça vient en étant anorexique.
Et on se lance dans une loooooooooongue discussion sur moi, mes TCA, comment je me vois, comment je perçois la nourriture. ce qui se passe dans ma tête, mes conflis intérieurs...
Elle m'écoute, captivée. Et me lance : Tu veux dire que là, tu te vois énorme ? Je soupire que oui, surtout aujourd'hui, hier j'ai crisé. Je me sens dégueulasse. Elle n'en revient pas. Tu es toute petite !! Comment tu peux pas te voir comme tu es ?? Tu pèses combien? Je lui réponds, toute gênée, parce que je sais qu'elle a probablement raison et ça me fait chier de chialer sur mon poids alors qu'il vraiment correct. Et en même temps... qu'est-ce que ça fait du bien de l'entendre de la bouche de quelqu'un que tu connais à peine. Note à moi-même... j'ai oublié de la remercier pour cela... Du petit baume au coeur que ça m'a fait de parler avec elle, de me vider le coeur et de dire les vraies choses.
Finalement, après 45 minutes de bla bla, de confessions, elle me demande si je suis intéressée à venir donner une conférence à son école. Démystifier, parler de ce que je vis, aider les jeunes à se confier. J'ai accepté avec plaisir. J'aime ça en parler. Aimer, façon de parler. Je le crie pas sur les toits, mais j'aime partager mon expérience, parler de ce que je ressens vraiment. J'aime savoir qu'après mon bla bla, les gens comprendront peut-être un peu mieux et jugeront moins.
Avant de se quitter, elle me lance : Mais est-ce que tu es heureuse au moins maintenant ? Même si tu es boulimique ? Je lui souris. Je peux au moins dire que oui, je suis heureuse malgré tout. Que j'ai une belle vie quand même, que je peux profiter des instants sociaux, que je prends tout de même plaisir à manger et même si mon poids m'obsède, je continue de vivre pareil et qu'il y a quand même des jours où tout va vraiment bien et que je m'accepte. C'est pour ces moments de paix que je continue d'avancer. Pour Monsieur toujours là pour me supporter et dédramatiser.
Je me sens vidée. Pas que la semaine a été très pénible au bureau, mais je suis fatiguée. Peut-être tout le stress inutile que je mets quotidiennement qui finit par me ronger.
Je ne sais pas comment dire ce que je ressens aujourd'hui. Des fois, les mots sont difficiles à trouver pour bien expliquer. Mais je me sens vide. Et appréhensive. Et molle, sans volonté.
Mon corps souffre encore de mon cours de danse de mercredi, j'ai des bleus sur chaque vertèbre de ma colonne et les genoux en feu. Je vais au gym, mais je ne suis pas très motivée. Avant, je faisais du spinning, du jogging pendant 40 minutes... maintenant, je tiens à peine ma séance sur le stepper, je fatigue, j'ai hâte que ça soit fini alors que je ne suis pas encore entrée dans le gym. J'ai les coudes usés et secs à force de trop m'appuyer sur le stepper.
Je sais que si j'ai pas envie d'aller m'entrainer, je devrais pas me forcer. Mais c'est comme ça.
grignotage
Hier, trop grignoter. J'avais pas beaucoup soupé non plus parce que Monsieur finissait tard. C'est mauvais ça, je sais comment ça se termine toujours.
Je m'étais pesée aussi, conne que je suis. Et j'étais à 117. Alors j'étais heureuse. Je me suis fait plaisir. J'ai grignoté encore et encore. Jusqu'à 2100 calories. Puis j'ai arrêté, bien que l'envie de continuer était là. Et ce matin, 120. Je suis nulle, je ruine toujours tout. Mais on va dire que mes règles y sont pour quelque chose, elles commencent à se pointer le nez, alors je les accuse de faire monter la balance un peu.
Les gens au bureau commencent à m'énerver aussi. Après É. qui passe un commentaire sur la bouchée de biscuit que je prends, mon patron me dit que je suis pas mal granola en regardant mon diner. Meeeeeeerde. Laissez-moi tranquille. Laissez-moi manger ce que je veux, comme je veux. Au moins, je mange. Alors foutez-moi la paix.
promesse
Je veux tenir le coup cette fin de semaine. Ne pas criser. Dépasser ce que je me permets un peu habituellement, mais pas faire exploser le compteur. Manger avec plaisir, mais sans le malaise qui survient parce que l'estomac est trop plein. Agir comme une personne normale quoi.
Je dois tenir ma promesse Je dois tenir ma promesse Je dois tenir ma promesse Je dois tenir ma promesse Je dois tenir ma promesse Je dois tenir ma promesse
le hip-hop vend du sexe Bon, c'est vrai. Le clip est rempli de jeunes femmes à moitié nues qui se branlent les fesses. Mais moi, ça me dérange pas. En fait, je les envie presque, C'est le genre de truc que j'aimerais pouvoir faire, mais comme je suis trop gênée et trop complexée, je le ferai jamais.
C'est un autre de mes gros problèmes. Je m'assume pas, j'assume pas ma sexualité. Je vais chialer haut et fort contre ce genre d'images projettées, mais c'est que de la jalousie, parce que je suis pas capable d'en faire autant. C'est peut-être mieux ainsi, je garde mon intégrité et je respecte mon corps, mais... des fois... si je pouvais... me lâcher un peu...
C'est comme à mes cours de danse. Aussitôt que la danse est un peu sensuelle, je me raidis, je suis incapable de jouer le personage. Et pourtant... Je suis une personne qui vit dans un monde imaginaire rempli de sensualité, qui rêve d'un grand romantisme, d'une douceur... Mais dans la réalité, je suis coincée, timide, mal dans ma peau.
parlant de mes cours... J'ai été nulle hier. Carrément poche avec des talons hauts. Je suis pas capable, je pense juste à ne pas glisser ou tomber. 3 semaines avant le show... Faut je me pratique...