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Le sexe Ou quand je me sens réellement femme. 
Sujet gênant. Pour moi en tout cas. Mais je ressens le besoin de parler. Mais avant...
Ma fin de semaine a été super. Soleil, bronzage, canot, BBQ, tout a été parfait. Bien sûr, je me suis laissée à une crise hier en soirée (et durant la nuit), comme chaque dimanche, mais tout de même moins pire que celle du week-end passé. J'ai pas passé la journée à grignoter, c'était seulement condensé dans la soirée. Heureusement que j'avais beaucoup bougé dans la journée, cela diminue ma culpabilité. Je me suis pesée ce matin, mais je ne veux pas me fier à ce chiffre, le dernier grignotage remontant à 4h du matin, donc encore très présent dans mon estomac et faussant le résultat. Je n'ai pu m'empêcher d'aller faire 15 minutes de jogging ce matin, question de faire descendre tout ça et me sentir moins coupable. Je recommence le cycle crise-exercice pour déculpabiliser. Pas bien... :S Autre ombre au tableau, une terrible migraine qui me martèle la tête depuis vendredi, tout ça du à un nerf coincé dans le cou. Joie. Mon chum voulait que je prenne ses anti-douleurs, mais j'étais sûre que ça m'assomerait (codéine) et je voulais pas être paf au bureau ou au volant.
Bon, de retour au sujet principal. La sexualité. Un sujet qui me préoccupe beaucoup, car j'ai un véritable blocage ou du moins, une grosse insécurité. Et je me sens vraiment mal à l'aise d'en parler, mais ça fait longtemps que ça me trotte dans la tête.
Je ne m'assume pas en tant que fille. J'ai souvent écrit que je ne me sentais pas comme une fille. Le seul temps que je me sens comme je le devrais, c'est lorsque je suis désirée. Je me sens femme alors et très bien dans ma peau. Alors j'ai développé un désir secret d'être toujours désirée, aimée et séduite. J'aime être traitée un peu vulgairement, être considérée un peu comme un objet de désir. Et en même temps, je déteste ce rapport femme-homme qui réduit la femme à l'objet car c'est totalement dégradant pour la femme.
Alors... qu'est-ce que je veux réellement ? Est-ce parce que je m'accepte mal que je veux me faire traiter ainsi ? Pourtant, j'ai du respect pour moi et mon corps, j'ai de la pudeur et je ne suis pas une salope qui couche avec n'importe qui. Pourquoi donc ce désir d'être considérée objet et d'être traitée ainsi ? Parce que ma féminité explose dans ces situations, je découvre qui je suis vraiment, celle que j'aimerais être en fait et que je rejette, par mes valeurs et mes principes.
Je rejette ma féminité, ma sexualité. Je refuse d'être femme ? Non pas tout à fait, je refuse de croire que je suis une vraie femme. Je ne parviens tout simplement pas à croire que je suis comme toutes les filles que je croise. Je suis tellement moins qu'elles, une pâle copie... J'envie les filles qui sont capables d'exhiber leur corps sans gêne. J'aimerais pouvoir en faire autant, mais je suis incapable de sortir de ma cour en bikini parce que je me sens déplacée alors... Et pourtant, j'aime mon corps. Réellement. Je suis fière de mon apparence, mais je ne sais expliquer pourquoi je bloque. Encore cette insécurité de merde.
Et si, et si... toujours trop de questions. Et si je n'étais pas comme je me vois ? Et si je me faisais accroire des choses et que je suis affreuse ?
Avec mon chum, ça va, je suis à l'aise, je lui fais confiance, je suis sûre de ce qu'il pense de moi. Même si cela ne m'empêche pas de lui demander au moins 1 fois par semaine s'il me trouve sexy, si je suis jolie, etc... Je déteste être aussi préoccupée par des choses aussi futiles et sans importance. Je me sens comme si j'étais trop superficielle, que j'étais une fille légère et sans profondeur. Et je suis pas comme ça, je veux pas être comme ça.
Je crois que mon blocage se cache dans ce dilemme. J'associe sexualité et affirmation avec légèreté et superficialité. Je recherche une confirmation, un support qui me dit "Bin oui, t'es jolie" dans la sexualité. Je... je me perds dans mes idées... O_o
Je sais pas ce que je veux. Je pense que je pose trop de questions. Et en me relisant, je me dis que je suis conne de tout écrire ça, mais je le laisse parce que bon, faut j'arrête de toujours censurer ce qui me passe par la tête. Si c'est incompréhensible, tant pis... J'aurais envie de me cogner la tête sur les murs tellement c'est insupportable cette migraine !! |
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31-07-2006, 18:10:02 RubbaDucky
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MiniCrise Ou quand manger normalement me semble énorme.  Minuit. Je me lève. Je viens de m'endormir, pourquoi je me réveille déjà ?
Direction cuisine. 3 tranches de pain. Retourner dans le lit avec ma "collation". Miettes de pain. Manger la croûte avant. Puis la mie. Miam.
Soif. (Re)direction cuisine. Vide ma bouteille de 7up diet (dégueu, elle est même plus pétillante). Regarde l'armoire. Calcule. 4 tranches de pain. Retourne dans le lit.
Miam. Re-miettes. Toujours la croûte en premier. Écraser la mie entre ses doigts. J'adore la texture du pain. Moelleux. Frais. Blanc.
Épousseter les miettes. Parce que c'est désagréable pour dormir. C'est comme effacer le grignotage.
Je me relève. Soif encore. Cette fois, c'est du lait. Mais ma main se dirige vers le congélateur. Chocolatines. Je prends une bouchée. C'est dur, froid, congelé. Non. J'ouvre les deux victimes. Grignote le chocolat froid. Jette la pâte. Cette fois-ci, je vais boire du lait. Calcule. 2000. Ce que je suis supposée manger en fait. Tant pis.
Brossage de dents en règle. Mes dents me font mal ces temps-ci et je suis sûre que le fait de grignoter la nuit sans me rebrosser les dents par la suite est une raison.
Je me recouche. Culpabilité J'aurais pas du manger tout ce pain...
Ce matin, le ventre encore rempli de pain et de lait. La balance me le confirme. Saloperie ! Tant pis. C'est fait. Direction : gym à 5h15 du matin. Déculpabiliser. Limiter les dégâts. 60 minutes de stepper. Crevée. C'est ridicule.
Mais je ne suis pas fâchée, ni de mauvaise humeur. Juste que je me sens mal d'avoir craqué sur du pain. Aussitôt qu'il y en a dans la maison, incapable d'y résister. Solution : ne plus en acheter ? Priver Monsieur du même coup de pain ? Je pense qu'il comprendra. J'espère qu'il comprendra. C'est juste trop con tout ça. |
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28-07-2006, 15:57:29 RubbaDucky
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Drop dead Ou quand ma voiture décide de mourir.  Je vais mieux :) Ok, la balance a une grande influence à ce changement d'humeur, mais bon. Mon chiffre magique est revenu, mais ce n'est pas le seul facteur qui me rend heureuse. Écrire la colère qui grondait en moi m'a réellement soulagée, car je parle rarement de comment je me sens réellement avec les autres, par peur de déranger ou de blesser. Je préfère me taire et emmagasiner... mais quelques fois, je dois me débarasser de la charge qui me pèse.
Ma voiture est réellement morte. Son décès a été constaté hier à 16h45. Elle n'a pas démarré et le coffre arrière ouvrait aussitôt que j'insérais la clé dans le contact. Curieusement, j'ai été d'un cool admirable. Même les gens du bureau ont été surpris de ma réaction, moi qui pique des crises de nerfs à propos de tout et de rien. Ça y est, ma réputation de fille-qui-mord est faite et confirmée, mais j'assume. :)
Marc Mon boss a pris de mon côté (autre surprise!), alors je me sens moins mal. La cliente ne sait pas ce qu'elle veut et elle change d'idées à toutes les semaines. Moi j'aimais bien ce que j'ai fait, ainsi que les gens du bureau, et tant pis pour elle si elle n'apprécie pas. :) Et merci pour le compliment, c'est Mr Furax qui rend la photo si mignonne !! Question pour toi : est-ce que tu viens du Québec ? Parce que pour dire "cute"... ;)
Save Je suis une vieille de 22 ans. :P Plus jeune, je faisais toujours 2-3 ans de plus que mon âge, mais avec l'anorexie, l'effet s'est inversé et j'ai maintenant l'air 2-3 ans plus jeune. Je me fais demander mes cartes dans les bars et même des fois au cinéma... O_o
Je suis webdesigner, mais au départ, je voulais aller en conception de jeux vidéos. Le cours s'est avéré tout autrement et beaucoup ont lâché le programme, déçus. Pour ma part, j'ai adoré le mariage de technologie et de création artistique. Je fais donc des sites web, du design à la programmation, des animations, des DVD... un peu de tout quoi ! Plus tard, j'aimerais aller à l'université étudier en publicité et en deisgn graphique, mais pour l'instant, ce que je fais me satisfait et je prends de l'expérience.
Bisous à tous et toutes :) |
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27-07-2006, 17:27:44 RubbaDucky
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SexyBack Ou quand j'essaie de pas penser au travail.  Les oreilles remplies de musique à plein volume, je tente de me changer les idées. Ma cliente préférée (c'est de l'ironie bien sûr) a détesté, mais vraiment démoli mes maquettes. Je ne comprends plus rien. J'étais persuadée d'avoir bien compris quel style graphique elle voulait, mais on dirait que je ne réussis juste pas à saisir. Peut-être qu'on parle pas le même langage... Bref, elle a annulé la réunion d'aujourd'hui, appelé mon boss pour lui dire que c'était "une pizza graphique" (ce sont ses mots) et qu'elle était très mécontente.
Wow... jamais une cliente a été aussi insatisfaite de mon travail. Habituellement, après 2-3 essais, je vise juste et le client approuve les maquettes. Mais là, avec plus de 200 heures passer à maquetter, à faire de la recherche et du développement d'une quinzaine d'écrans, Madame décide que c'est toujours pas à son goût et dénigre totalement mon travail. Euh... je me suis basée sur ses esquisses et ses collages afin de reproduire ce qu'elle voulait, mais je crois que j'ai manqué quelque chose à quelque part. Bref, j'ai juste plus envie de retoucher à ce foutu projet. Je comprends que c'est possible que je sois totalement dans le champs, mais je ne sais juste plus vers quel style me lancer.
Et comme tout va bien aujourd'hui (encore de l'ironie...), mon auto a décidé qu'elle brisait... encore. Cette fois-ci, y a de la fumée qui sort de mon volant. La joie totale. J'ai pas osé la reprendre encore, mais j'ai appelé le garage et pris rendez-vous demain. Et dire que je voulais m'éviter des problèmes en achetant une voiture neuve...
Je suis tout de même de meilleure humeur... Me vider le coeur depuis 3 jours a fait du bien. Y a juste le foutu chiffre sur la balance qui s'entête à rester coller. J'ai mes règles, ça doit compter... J'ai mis le pain dans le congélateur, alors plus d'excuses de me lever la nuit et vouloir aller en manger, il est congelé et pris dans une brique ! Aux grands maux les grands moyens. Et j'ai remis mes jeans aujourd'hui... elles sont encore serrées (la coupe est faite ainsi quand même), mais au moins, mes cuisses peuvent respirer. Dire qu'il y a 1 mois, je commençais à flotter dans mon 28... C'est un peu normal aussi qu'avec les méga crises que je me tape depuis un bout que je prenne un peu... Mon chum s'entête à dire que c'est du muscle, avec tous les exercices que je fais, mais bon...
Stop ! J'avais dit que je ne parlerais plus de mon poids, de la bouffe, etc. :)
Et encore merchi à tout ceux et celles qui laissent des messages, c'est gentil :)
Je vous laisse avec une photo de moi et mon furet :) |
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26-07-2006, 21:20:42 RubbaDucky
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Summer spleen Ou pourquoi ma mère m'énerve.
 Lasse des commentaires mal placés de ma mère. Ma soeur s'entraine avec moi depuis près de 2 mois. Habituellement, je vais la chercher chez elle, mais hier, c'est ma mère qui est allée la porter au gym, car je devais aller porter mon chum au travail. J'étais arrivée depuis seulement 5 minutes et j'attendais ma soeur dans le vestiaire, car je croyais qu'elle était déjà arrivée. Commentaire de ma mère en voyant mon auto dans le stationnement : "Oh, ta soeur est déjà arrivée. J'imagine que ça doit faire déjà 30 minutes qu'elle est là sur sa machine..." Grrr. Connasse. Désolée, je parle de ma mère, mais ces temps-ci, plus capable de l'endurer.
J'ai rien que ça à faire moi, aller au gym avant l'heure prévue avec ma soeur. Déjà qu'une séance de 40 minutes c'est long et pénible, je vais tout de même pas arriver d'avance et me brûler avant même que la "vraie" séance commence. Toujours ces idées préconçues, ces relants d'anorexie qu'elle lance. Elle me fait chier. Et de la peine.
Commentaire sur mon assiette quasi intacte samedi soir au resto... "Ça feel pas ? Tu te sens pas bien ?" Mais pas dans le genre : "Je m'inquiète vraiment." Plutôt dans le genre : "Pourquoi tu manges pas ? Tu retombes dans l'anorexie, c'est ça ?" Putain, j'ai mangé comme un porc toute l'après-midi et c'est la première fois que je touche presque pas à mon assiette depuis des lustres, peux-t'on me crisser patience ? Et mon chum, est-ce qu'on passe des commentaires sur son assiette à moitié touchée ??
Commentaire (dans mon dos) lors de la partie de mini-putt de dimanche : "J'aime ça quand elle porte ses jeans serrés. Au moins, elle les remplit maintenant. Elle devrait s'habiller serré plus souvent." Ouais, normal que je me sentais serrée. J'étais un ballon, un ventre rempli de cochonneries de la veille. Mes cuisses étaient comprimées dans mon jean et qu'est-ce que je me sentais mal dans ma peau !! J'avais l'impression que mon corps allait faire exploser le tissu, que c'était peinturé sur ma peau.
Et c'est là que je me rends compte que je déteste avoir des vêtements à ma grandeur, serrés et ajustés. J'aime me sentir libre dans mes vêtements, sinon, je me sens comme un gros boudin. En fait, c'est à l'âge de 12 ans que je me suis sentie coincée pour la première fois dans mes vêtements... et l'été suivant, je perdais pratiquement 20 livres... Niak.
Un merveilleux article sur mes géniteurs. J'ai toujours clamé haut et fort que j'aimais mes parents, que je n'avais jamais eu de crise d'adolescence envers eux. Faux. Mes TCA sont en fait une immense et interminable rébellion envers eux. Envers leur trop grande présence, leur emprise involontaire sur moi. J'écris ces mots et je me sens mal de les détester en partie.
Honteuse de ne pas les aimer complètement.
Je leur dois respect non ? Ce sont mes parents. Mais également des êtres humains, pas des dieux intouchables. Ils ne sont pas parfaits et moi, je les ai toujours placés sur un piédestal. Ils possèdent l'ultime vérité, détiennent toujours la bonne solution. Souvent, si je décidais d'aller contre leur choix, je me sentais terriblement mal, comme si je ne faisais pas le bon choix, que j'étais dans l'erreur. Or, souvent, la conséquence s'avérait beaucoup moins fâcheuse et désagréable que mes parents le laissaient entendre et je ne regrettais pas mon choix.
Prendre une distance face à eux, voilà ce dont j'ai besoin. Et ces temps-ci, impossible. Ils s'insinuent dans mon environnement, dans mon quotidien et j'en ai marre. Ils sont juste trop présents. Ça m'étonne de pas les voir quand je vais aux toilettes... Je vis en haut de chez mes grands-parents, alors un peu difficile d'éviter la famille. Si j'ai le malheur de ne pas leur dire bonjour et de passer un peu de temps avec eux alors qu'ils sont en visite chez mes grands-parents (lire ici, assez souvent, une moyenne de 4 jours sur 7), j'essuie des commentaires du genre "Pourquoi t'es pas venue nous dire allô?" "Tu nous boudes ?" Meeeeeeeeerde. Je les vois pratiquement tous les jours, qu'ils soient en bas ou non, c'est pas comme si je les voyais jamais et que j'ai besoin de leur dire toujours bonjour.
J'ai diminué aussi beaucoup les câlins et les bisous ces temps-ci quand je les quitte. Juste pas envie. :( Je sais pas s'ils ont remarqué.
J'ai 22, presque 23, je veux plus être attachée à eux comme un enfant. J'ai besoin de mon espace, ma liberté, ma vie. Je ne suis pas un ange, je ne suis pas l'enfant modèle qu'ils ont élevé. Ils ne comprendront jamais, car eux-mêmes me posent sur un piédestal, mais je le mérite pas. S'ils savaient tout sur moi, ils auraient une toute autre image de moi. Et je crois que s'il y a beaucoup de choses que je fais et qu'ils ne sont pas d'accord, c'est justement parce qu'ils sont pas d'accord que je les fais. Pas envie d'être ce qu'ils attendent de moi. Pas envie d'être la fille sage, bien élevée, ponctuelle, disciplinée, sobre et dressée au pas.
Mais plus je me détache d'eux, plus ils renforcissent leur emprise, surtout ma mère. Questions insinueuses, enthousiasme exagéré, dynamisme mal placé... Mon père est beaucoup moins pire. Il est plus calme, plus posé, plus "normal". Il sait se montrer attentionné, interessé sans exagérer et me tomber sur les nerfs. Dire qu'avant, je n'aurais jamais décrit mon père ainsi...
Je comprends maintenant beaucoup de filles TCAiennes qui disent avoir une relation houleuse avec leur mère. Je disais toujours que c'était pas le cas pour moi, que ma mère me supportait et que j'appréciais sa présence... c'est faux encore. N'allant pas jusqu'au houleux habituel et à la totale discorde, je me rends compte qu'il y a beaucoup de comportements chez ma mère que je ne suis incapable de supporter, que je ne suis pas d'accord et que je me sens emprisonnée par elle. C'est gentil le support, mais trop, c'est comme pas assez. Un juste milieu ? Je suis pas la seule à devoir apprendre...
Je relis cet article et je me sens mal de verser toute cette haine envers elle. Elle ne veut pas mal faire, ni me blesser, mais elle me surprotège et je me sens tellement mal. Elle veut me protéger d'avoir mal et de faire des erreurs. Mais moi, j'en veux des erreurs. J'aime ça me péter la gueule, me tromper et me démerder seule. La preuve ? Fait 10 ans que je suis malade, c'est sûrement pas pour le fun. Je suis malade parce que je suis la seule à pouvoir me démerder de ça. C'est à moi cette maladie. Drôle....
Ma soeur part pour Montréal dans quelques semaines et je l'envie. Loin de tout, elle va être vraiment seule. Pas obligée de voir les parents à tous les jours. C'est moins qui va en écoper sûrement, ils vont se rabattre sur moi et me confier à quel point ils se sentent mal touts seuls, qu'ils s'ennuient de nous, bla bla bla. Pas envie d'entendre ça. Et moi je vais me sentir coupable de pas les voir assez souvent, me sentir coupable parce qu'eux s'ennuient, comme si c'était de ma faute.
Grandissez ! On devient des adultes. On est grand maintenant. On peut se débrouiller seul. |
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25-07-2006, 16:46:38 RubbaDucky
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Noirceur d'âme Ou le calme de la tristesse.

Je me sens noire. Je veux ma solitude, mon espace personnel. Errer seule, écouter ma musique, ne parler à personne (sauf peut-être à Monsieur et Meuleeh). Cela m'apporte un étrange calme. Je ne me souvenais pas à quel point être noire faisait du bien. Se plonger dans son mal-être, être protégée de tout ce qui se passe autour. Vivre dans un cocon. Je suis un papillon... de nuit.
Rire sans conviction, attendre que le temps passe pour pouvoir se retrouver seule en tête-à-tête avec son double mélancolique. Passer des heures à flotter, à entendre les autres autour de moi, mais ne pas les écouter. Je me sens si forte, si puissante...
J'ai envie d'être entourée d'art, de choses profondes. De baigner dans une oeuvre d'art. J'ai envie de dessiner, de prendre des photos, de créer. Je crois que je ne parlerai pas avant un petit moment de mon poids, de la nourriture, à moins d'en ressentir vraiment le besoin. Envie de parler de moi, moi et moi. Me confier, me livrer. Faire sentir qui je suis vraiment et arrêter ces jeux de cachette, ces mensonges.
Le commentaire de Marlène sur l'article précédent m'a laissé un goût amer dans la bouche. Comment une jeune fille qui habite à des km de chez moi peut-elle aussi bien décrire ce que je ressens, être aussi proche de ma situation. Chaque mot qu'elle a écrit, j'aurais pu les écrire. Voilà une "belle chose" de cette maladie, on passe toutes plus ou moins par les mêmes émotions, les mêmes réflexions.
Marlène, je pense fort à toi. Des fois, j'aimerais que tu habites ici pour que je puisse te donner un câlin et te dire en personne que tu es une jeune fille formidable, si gentille, si vraie, qu'il faut que tu arrêtes de te faire tant de mal. Ça me gêne presque d'écrire cela, parce que je suis pas une fille à câlins, mais c'est si rare de trouver des personnes authentiques et à l'écoute... On a déjà réussi, on peut le faire encore. On était heureuse avant non, quand on avait réussi à atteindre un juste milieu ? On a été capable de conseiller plein de jeunes filles malades, on doit arrêter de croire qu'on est des moins que rien. On n'a pas besoin de la nourriture en quantité industrielle pour se sentir bien, pour remplir ce vide. On doit se ressaisir. Parler, se confier, crier ce qui ne va pas au lieu de se dire qu'on est des grandes filles et qu'on peut se débrouiller seules. Je t'envoie des ondes positives et j'espère que tu trouveras le courage de résister aux crises. :)
Une autre de ses réflexions m'a fait sourciller. Les autres filles. Toujours cette comparaison malsaine. Elles sont toujours plus jolies, plus sexy, plus minces... J'ai quelques fois envie de les mordre, leur arracher les belles boucles, les défigurer, leur enlever tout le maquillage et leur crier qu'elles ne sont que des salopes. Je déteste comment elles s'habillent, avec quelle arrogance elles sont provocantes et se pavanent devant les autres.
De la jalousie sûrement...
Parce que moi, je suis jamais jolie comme ça. Moi, je suis toujours maladroite, vulgaire, lourde et difforme. J'ai de grosses jambes musclées, pas très sexy... O_o Un corps trop court, de petits seins, de gros genoux noueux, des dents loin d'être parfaites, des cheveux qui frisent et ternes... Si je me maquille, mon eyeliner coule 1 heure après et j'ai l'air d'un raton laveur. Si je me coiffe bien, mes cheveux restent impeccables 30 minutes et ensuite, ils se rebellent et se mettent à frisotter, à sortir de la coiffure. Si je mets quelque chose de serré, tout à coup, c'est trop serré. Mon corps n'a plus assez de place, le tissu se tend et je me sens comme une baleine. Des jeans serrés ? Avec mes cuisses et mes hanches de bonne femme, je trouve une fois sur 5 un jean qui me va bien.
J'aime mes yeux et ma peau par contre. C'est au moins ça. Mes yeux bruns, rien de plus dans la norme, mais je les aime. Et ma peau bronzée, parce que ça donne un teint en santé.
Mais tout ça, c'est seulement quand je me compare à d'autres filles. Seule dans mon salon et devant le miroir, je suis la plus belle des créatures qui existent sur cette Terre. Je suis sexy, j'ai de belles courbes, j'aime mes jambes galbées, mes cheveux noirs un peu rebelles, mon ventre plat et dur, mes piercings, mon tattoo. J'aimerais croire que je pourrais être mannequin ou danseuse professionelle. Le miroir flatteur se brise dès que quelqu'un d'étranger ou de plus confiant que moi se présente dans la pièce. Autrement dit, presque toujours, parce que ma confiance en moi est de 0,000005 sur 10.
J'ai tout simplement de la difficulté à me définir en tant que jeune femme de 22 ans. Ma soeur de 16 ans a déjà réussi et je l'envie... En fait, elle a toujours su qui elle était et l'affirmait. Comment on sait qui on est ? J'appartiens à quelle catégorie moi ? Comment les autres me perçoivent-ils ?
Je sais, c'est pas les autres qui nous définissent. Mais que c'est compliqué de le faire par soi-même. Paresseuse en plus...
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24-07-2006, 17:45:18 RubbaDucky
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Lendemain de veille Ou histoire d'hyperphage. 
13h Je reviens du gym, après ma séance de stepper et de jogging. Je passe à l'épicerie, besoins alimentaires du Monsieur obligent. Première erreur : J'achète un sac de 6 chocolatines et un brownie. Et 2 biscuits double chocolat. Crise, je veux manger. La bouffe occupe tout mon esprit. Vite, retourner à la maison et s'empiffrer.
De retour à la maison, je file sur mon ordi, 2 chocolatines dans les mains. Je blogue, je googole... Je m'emmerde. Retour dans la cuisine pour les 2 biscuits. J'ai même pas faim, mais je veux manger. Les 2 pauvres victimes sont dévorées en moins de 2. Ça n'a pas pris assez de temps, je veux encore plus. Je vais chercher mon brownie. Je dois laisser du temps à mon pauvre estomac de digérer. La nausée s'installe. Je laisse le temps passer.
Je me sens horrible. Je finis par tout manger, par petites séances pour ne pas vomir. J'aurais du le jeter, l'idée m'a passé par la tête plusieurs fois, mais je suis lâche. Je me sens mal physiquement. Vite une gomme et direction lever le Monsieur.
15h Je me colle contre lui. Sa peau est chaude, ça me fait du bien, Envie d'être désirée, aimée, de me sentir belle. De masquer mon ventre gonflé et douloureux. Les larmes me montent aux yeux, mais ma gorge serrée ne les laisse pas s'échapper. Je veux crier ma douleur. Je veux me fusionner avec lui, disparaître. Je t'aime. Mais j'ai mal. Je me colle encore plus. Il m'enlace. Je veux mourir ici et maintenant.
17h Repas au resto avec ma famille et Monsieur. J'ai tout sauf envie de manger. Mon estomac est encore lourd et incapable de digérer tout le chocolat que je lui ai fait ingérer. J'essaie de me forcer, mais même la soupe en entrée ne rentre pas. J'essuie quelques commentaires sur mon assiette. Je ne vais pas bien. Je veux m'en aller. Tout le monde parle trop fort, je veux être seule... Personne ne comprend.
20h Soirée CSI. J'ai un sac de bonbons Sour Patch Kids dans les mains. Souvenirs d'enfance. Langue brûlée, papilles gustatives détruites. Miam. La deuxième crise débute. Je me laisse des pauses entre chaque nouvel aliment, le temps de faire descendre la nourriture. Je cale du lait, je survis en mâchant de la gomme. Je veux manger, me détruire. Mon estomac brûle, mes dents font mal, mes gencives élancent. Mon corps surchauffe.
Ta gueule ! Tu fais ce que je te dis ! Mange salope !
Je ne compte plus. Crème glacée, chips, riz, frites, bonbons, chocolatine. Peu importe. Je mélange les goûts, les odeurs, les textures. Je suis une bouche. Remplissez-moi, je suis si vide. Si vide de tout. Mais même remplie à craquer, je me sens toujours vide. Penser à autre chose...
Je fais ma sexy pour Monsieur. Ça passe dans le beurre. Je me recouche sur le sofa, mon petit déshabillé blanc inutile. Au moins, comme ça, j'ai moins chaud. Aucune position n'est confortable. Je regarde les aiguilles de l'horloge tourner.
Minuit Coup de gong. Stop. Une nouvelle journée commence, les compteurs sont à zéro. J'arrête de manger, de boire. C'est fini. Mais je me sens comme une merde. Envie d'aller me coucher maintenant. Mon ventre est tout gonflé. Je dois peser maintenant 125, avec toute cette nourriture en moi. Violée par la nourriture.
Respire. C'est fini. Tu repars à zéro. Je tombe de fatigue à 3h. Mon corps est scrap, mon estomac aussi, ma tête fatiguée de ce combat. Dodo. Oublier. Vivement demain pour faire attention et entreprendre de faire fondre toute cette graisse qui s'installe déjà confortablement sur mes hanches et mes cuisses.
Total de la journée ? Trop. Mais disons plus de 7000. Wow. Je vais inscrire cela dans mon livre des records.
Je suis malade. J'essaie d'avoir l'air normal pour les autres, mais j'ai mal. 7 ans de TCA ne disparaissent pas parce que je suis en amour, un poids normal et que je sais m'alimenter.
J'espère qu'avec le temps, je vais finir par me lasser de tout ça, que je vais redécouvrir celle que j'étais avant. Mais c'est long. Le processus de guérison (s'il existe) est aussi long que l'incrustation de cette maladie.
Je suis patiente. Mais je commence à être lasse. Ne me jugez pas.
_____________________ Cet article a été retapé, l'original était un peu différent. Mais je tenais à le retaper pour exprimer ce que je vis. |
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24-07-2006, 00:08:37 RubbaDucky
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Bin il est où le soleil ? Foutue météo...
Il pleut. Pour 2 jours.
Projets vélo-bronzage-piscine foutus.
:( Tant pis...
Ah ouais... Et grignotage excessif. Déjà... Je chavire vers les 118-119...
:( Tant pis...
Merde M'en vais au gym
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22-07-2006, 17:53:55 RubbaDucky
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Brownies... Il me dit "Mange moi !" ce salaud...
Ok c'est con faire un post pour un brownie :) Mais ce matin, en allant chercher ma boîte d'haricots pour accompagner mes pâtes, je me suis laissée tenter par un brownie fait maison et une barre de fruits séchés. Je ne voulais pas acheter le brwonie, car j'achète des trucs comme ça, c'est assuré que je le mange avant le soir. Mais je me suis laissée tenter, me disant que je le prendrais que ce soir.
Et là, il est que 14h et il me tente trop ! Pourtant, j'ai bien mangé jusqu'à maintenant (céréales ce matin, pâtes 3 fromages + haricots + barre de fruits ce midi) et je vais aller ingérer un 500 cal inutiles ? Ça me stresse trop cette connerie, j'ai envie de le jeter aux poubelles direct pour qu'il arrête de m'embêter. Si je le mange, je vais déjà être rendue à 1000 cal et ça, c'est inconcevable, car il me reste le souper et la collation du soir à prendre.
Grrr... je vais aller me faire un café pour passer l'envie... mais je me déteste de me prendre la tête comme ça... :'( Si seulement ça pouvait être simple...
______________________________________________ 15h Eurk... Pas pu résister. Dégoûtant. J'avais même plus faim et j'ai fini ce putain de brownie. Mais il était bon, je dois lui accorder ça.
Bravo, miss. Un gros 470 calories pas du tout nécessaire, maintenant la nausée. Je hais cette maladie. Maintenant, il y a deux options. Soit je mange raisonnablement le reste de la journée (sous 2000 cal) ou soit ça va se terminer en crise phénoménale. Parce qu'avec moi, c'est noir ou blanc. Y a pas de juste milieu. Et demain, résultat désastreux sur la balance, après une semaine d'efforts... Grrr
Non. Faut pas. Je dois être forte et continuer ma journée normalement. C'est pas parce que j'ai mangé quelque chose de non habituel ou de non autorisé que ça doit se solder en crise. Courage. Peur. Soupir. Heureusement, je sors ce soir, ça va me changer les idées.
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21-07-2006, 20:24:33 RubbaDucky
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Enfin vendredi Je suis soulagée, la semaine est déjà terminée...
Je vais pouvoir penser à d'autres choses pour 2 jours. ¨ Laisser de côté toutes mes angoisses, mes peurs de ne pas arriver à temps.
Je sais que lundi, rien n'aura disparu miraculeusement, mais je vais avoir eu 2 jours pour décompresser et peut-être trouver une quelconque inspiration... :) Vivement les vacances, le décompte est commencé officiellement : [ 14 dodos ]
M on moral va un peu mieux aujourd'hui. Mon humeur est tellement changeante depuis quelques temps, je suis une vraie tornade d'émotions. Mouais, y a les SPM aussi qui aident pas...
Ma balance m'indique 115 aujourd'hui, ça va, je suis enfin retourner à mon poids de croisière. Étonnament, j'ai fait une semaine "normale" côté calories, une jolie moyenne de 1700 par jour (en comptant le grignotage de nuit). Mais j'ai tellement fait d'activités physiques... au point tel que j'en ai mal aux jambes, ce qui ne m'était pas arrivé depuis très longtemps, mon corps étant habitué à la routine que je lui imflige chaque jour.
Je me suis regardée à nouveau dans le miroir ce matin. Pourquoi hier j'avais l'impression que j'étais une baleine... ? J'ai même pris des photos de moi, sous tous les angles, de côté, de face, de 3/4... Non définitivement, je ne suis pas grosse, je suis toute petite, et je crois que si j'atteignais les 105 lbs (nombre qui m'envoûte pour je ne sais quelle raison, symbolique je crois, c'est le poids que j'ai atteint avant de tomber dans l'anorexie et auquel une fille m'avait dit : "Wow, t'es vraiment bien faite toi, je pensais pas !!"), je serais un peu trop maigre. Déjà que mes poignets sont très minces, on voit l'os de mes hanches et un peu de ma cage thoracique... J'aime voir et sentir ces os, je sais, c'est malsain, mais toutes celles qui ont des TCA vous diront à quel point c'est jouissif passer sa main sur ses hanches et sentir l'os pointer sous les doigts... Sigh...
Je ne comprends pas ce jeu qui se déroule trop vite dans ma tête, je veux me retirer.
Et j'ai remarqué un truc tout à fait ridicule, mais qui prouve à quel point mon estime de soi est nulle.
Si je me regarde dans le miroir et que je me dis que c'est moi, je me trouve plein de défauts, ventre trop gros, cuisses larges, hanches trop apparentes, bras mous, etc...
Si je répète le même exercice, mais cette fois-ci en ne regardant que mon corps (je me cache le visage) et en m'imaginant que je regarde quelqu'un d'autre, je me trouve jolie, mince, bien faite, proportionnée.
Cherchez l'erreur... Juste le fait de penser que c'est quelqu'un d'autre et voilà que tous les complexes s'envolent et je voudrais être comme ce que je vois. C'est complètement con, C'EST MOI !!
Tu as raison Save, on est des éternelles insatisfaites, incapable de voir ce que nous sommes réellement, se rabaissant automatiquement... Pourquoi ? C'est pas comme si j'avais manqué de commentaires positifs dans ma vie, j'ai toujours été complimentée et je le suis encore souvent (pas juste sur le plan physique). Mais je continue de douter, crois que les autres le disent pour ne pas me blesser. À croire que j'aime me plaindre et me faire booster l'ego par les autres... c'est faux. Je déteste me plaindre. Je déteste quêter l'approbation des autres, je déteste dépendre des autres, mais on dirait que c'est la seule façon de gagner un peu de confiance en moi. Habituée à être soutenue et encouragée, si je me retrouve seule face à moi-même, je suis incapable de voir qui je suis vraiment.
C'est quand même mieux qu'avant, je ne suis pas démolie au moindre commentaire négatif, mais lors des périodes instables et de stress (comme présentement), j'ai de la difficulté à garder la tête haute et d'avancer quand même.
Merci pour votre soutien et je vais tenter de retrouver la forme et le sourire avec un weekend de soleil, de piscine et de câlins avec Monsieur (en congé !!).
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21-07-2006, 17:17:01 RubbaDucky
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Lasse Au bout du rouleau je suis...
 Je suis crevée, mentalement. Je suis au travail et rien ne se passe dans ma tête. Mes maquettes ont été démolies par des critiques hier et depuis, c'est le syndrôme de la page blanche sur mon écran. Je ne trouve rien, pas d'idées, d'inspiration, de concept. Rien. Le néant total.
Je suis fatiguée. J'ai épuisée mes réserves de force mentale par le stress incessant depuis un mois. J'ai envie de dormir, pleurer et me réveiller une fois les projets terminés et livrés. Ma tête est un tourbillon qui ne s'arrête plus. Tout le monde au travail m'énerve.
Je ne m'aide pas. Je réfléchis trop. Je me pose trop de questions, j'essaie de tout planifier. À défaut de vivre dans un environnement au travail structuré et calme, je tente de contrôler nourriture, poids, etc. Mais je m'épuise à faire ça. Trop de choses à penser. Je veux mettre de l'ordre, mais c'est encore pire après.
En plus des angoisses au travail, je m'inquiète sur moi, mon poids, mon apparence, ce que je mange... mon cerveau travaille 24h sur 24h et je deviens agressive. Puis j'ai envie de pleurer, ma gorge se serre, la crise de panique se pointe le nez et je dois tenter de toutes mes forces pour ne pas éclater devant mon écran.
Plus le temps passe, plus je suis insécure face à mon apparence. C'est toujours comme ça. Aussitôt que je deviens insécure dans d'autres sphères de ma vie, je le deviens également face à mon corps. Ce matin, je me regardais dans le miroir en me coiffant et j'ai eu la même réaction qu'il y a 7 ans : ouach. Je suis terrible. Mes cuisses sont énormes. Mon ventre est large. Je suis un triangle, petite dans le haut, énorme dans le bas. Et pourtant...
Je sais que c'est faux. Je sais que c'est une image déformée que me renvoie le miroir. Comme il y a 7 ans. Mais je sais que je suis faite comme ça. Je ne suis pas large, mes cuisses ne sont pas énormes, juste musclées, ce qui est normale avec tout ce que je fais comme exercice. J'ai toujours été ainsi et j'ai toujours voulu un long corps élancé, de longues jambes. Mais jamais je ne les aurai, ma morphologie ne le permet tout simplement pas. Je pensais qu'en passant plus de temps au gym, je m'affinerais... non. Je ne suis pas faite pour être délicate et fragile. Le problème c'est que je suis petite, alors j'ai l'impression d'être une grosse baleine. Je me vois 100x plus grosse que je ne le suis. J'ai beau dire "Blabla, on s'en fout de l'apparence", je suis pas capable de m'en foutre. :'( Je me vois tellement moche des fois... alors que d'autres journées, je trouve que je suis resplendissante... Je ne peux pas croire que mon corps change de jour en jour, c'est juste moi qui a un problème. Tellement perdue, confuse... je suis une petite fille qui a peur de tout, qui se croit incapable de surmonter les épreuves qui se présentent à elle.
Cela prend beaucoup trop de place dans ma tête et l'écrire m'a fait du bien. Je sais pas ce que je veux, mais je dois me calmer. Arrêter de tout dramatiser et surtout, de rejeter tout ça sur moi, mon corps. Je n'ai pas à me faire mal, mais je ne sais tellement pas comment réagir autrement. J'ai toujours fait passer mes craintes, mes peurs et mes frustrations ainsi et avec ma psy, nous avons essayé de trouver d'autres façons, mais dans une situation comme celle présente, je n'y parviens pas. Le contrôle, l'exercice excessif et tout ce psychotage m'apparaissent toujours comme la meilleure solution, un contrôle sur ce qui dérape ailleurs... mais je sais pertinemment qu'en fait, je fais juste rendre la situation plus difficile et confuse.
Je dois prendre un moment d'arrêt. Relativiser. Enlever ce poids de mes épaules. Pour remonter la tête. Et franchir les étapes une à la fois.
Merci pour vos comms, j'apprécie sincèrement votre soutien et votre présence virtuelle :) Bisous à toutes xxx |
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20-07-2006, 20:35:20 RubbaDucky
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Je réfléchis
Sur moi, sur ce que je suis...

Je me suis toujours considérée différente des autres. En grosse partie parce que j'accorde beaucoup d'importance à ma famille. Je réfléchissais à tout ça vendredi soir, en revenant de la soirée passée avec ma soeurette...
En général, les jeunes ont beaucoup d'amis, aiment sortir avec eux, aller prendre une bière, aller à la plage ensemble, etc. Pas moi. Oui, j'aime sortir, j'aime voir mes amis de temps en temps, mais si j'ai à me confier ou si j'ai un projet ou une activité de prévu, je ne pense jamais à les inviter. Je vais penser à ma soeur bien avant eux, parce que je sais qu'avec elle, je vais avoir du plaisir assuré, que je ne serai jamais mal à l'aise ou gênée de faire quoi que ce soit.
Avec mes amis, c'est pas pareil. J'ai quelques fois l'impression d'être un alien, de ne pas venir de la même planète qu'eux. Parler de l'existence humaine ou de valeurs, avoir une vraie conversation sérieuse et profonde, il y a très peu de gens que je connais qui sont intéressés de discuter de ça. C'est bien amusant potiner et parler du beau temps, mais ça manque souvent de profondeur, c'est très superficiel. Je suis peut-être trop sélective dans le choix de mes amis, mais j'en ai très peu avec qui je me sens vraiment à l'aise et pour moi, c'est important de pouvoir parler de ce qui me tient à coeur sans me sentir comme une étrangère.
Or, je connais plein de monde. Que j'aille au cinéma, au resto ou faire mon épicerie, je connais presque toujours quelqu'un. Mon chum trouve ça vraiment étonnant que je connaisse autant de personnes, car je suis une personne en apparence très timide, très renfermée. Je connais beaucoup de gens, mais combien parmi eux sont vraiment des personnes importantes pour moi, de vrais amis ? Très peu. Je suis difficile d'accès, je m'ouvre difficilement aux gens. Je suis souvent un mystère... ou j'aime à croire que je le suis.
Avec ma famille, je peux être qui je suis. Très proche des membres directs de ma famille, je leur fais beaucoup plus confiance qu'à mes amis. Est-ce que c'est malsain ? J'ai longtemps cru que c'était pas normal d'être ainsi. Mais j'ai été élevée comme ça, supportée par mes parents, épaulée par ma soeur et gâtée par mes grands-parents. Je ne peux pas leur faire de peine, les décevoir, sous peine de me sentir terriblement coupable car je leur dois tant. Avec mes amis, je m'en fous. Un de plus, un de moins, je préfère être seule qu'entourée de gens hypocrites ou superficiels. Peut-être aussi que c'est moi qui voit les autres ainsi... mais j'ai été souvent rejetée ou blessée par les autres, donc leur faire confiance est difficile pour moi.
Je rêve souvent de popularité. De devenir une grande star. Mais ce profil ne m'irait pas. Je suis beaucoup trop réservée pour pouvoir endurer les soirées, les sorties, les nouvelles rencontres. J'aime ma petite tranquilité, mon petit monde stable et en qui je peux avoir totalement confiance. Je suis une petite fille malgré mes 22 ans, une petite fille qui aime être dans le confort de son salon, mais qui se sent obligée d'agir comme les autres jeunes de son âge et de sortir. Je suis donc toujours déchirée : être moi ou être ce que la société attend de moi ?
N'avez-vous pas l'impression quelques fois qu'il y un profil type véhiculé par les pubs, les magazines, qui nous dit qu'à 22 ans, on est jeune, on est beau, on s'amuse, on baise, on consomme ? Difficile de résister à cette image alléchante de la jeunesse. Mais que fait-on si on ne croit juste pas en ces "valeurs" ? Pourquoi est-ce la norme d'être ainsi ?
Je suis une fille tranquille, rationnelle et profonde. Je ne corresponds pas aux critères d'une jeune fille de mon âge, je ne l'ai jamais été. On disait toujours que je faisais beaucoup plus vieille que mon âge. Je l'ai longtemps vu comme un genre d'handicap. Plus maintenant. Je suis fière de pouvoir réfléchir, d'être différente. J'aime m'amuser moi aussi, c'est sûr, mais dans une certaine limite. J'ai mes petits vices, comme tout le monde, mais jamais je ne laisserai ces vices nuire gravement à mon travail ou à ma santé.
Peut-être que cet attachement à la famille est une source de mes problèmes, parce que je deviens dépendante de leur soutien, peut-être pas. Quoiqu'il en soit, plus j'accepte qui je suis comme personne, mieux je suis dans ma peau. Rien ne sert de lutter contre notre naturel et tenter d'être quelqu'un d'autre. Je suis moi et peu importe ce qu'en pense les autres. Je ne peux pas être aimée de tout le monde, comme je ne peux aimer tout le monde.
C'est beau de découvrir qui nous sommes Encore mieux, c'est lorque je serai capable de toujours être moi :)
En passant... Si tu passes Marlène, je suis de tout coeur avec toi, j'espère que tu parviens à gérer les crises et que ton moral remonte un peu. J'espère que les prochaines nouvelles que j'aurai de toi seront meilleures et que tu pourras m'affirmer avec un sourire que tu te sens mieux dans ta peau. :) Gros bisous xxx |
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18-07-2006, 16:46:04 RubbaDucky
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I'm a Jellicle Cat !
Ou comment j'essaie de positiver... 
Week-end très agréable, rempli de soleil, de frissons et... de chats !
Vendredi, j'ai passé la soirée avec ma soeur... et le furet :) C'était plaisant, on a bien ri. Dommage que Mlle n'ait pas encore l'âge de sortir dans les bars, car on aurait été faire bouger nos fesses ensemble !
Samedi, le soleil était plus ou moins au rendez-vous, alors j'ai un peu travaillé de la maison. Le soir, c'était bien sûr Cats. Très beau spectacle, j'ai adoré, malgré quelques longueurs et problèmes de son. Si les chats pouvaient danser, ce serait comme ça que je les imaginerais ! Début d'arnarchie alimentaire.
Dimanche, la canicule continue. Une journée dans la piscine et à se faire dorer au soleil. Miam, je pourrais passer des journées entières à ne faire que ça. Mais le week-end s'achève déjà, 2 jours c'est vite passé.
Ce matin, je me sens barbouillée, mais je ne veux pas paniquer. Mon chum me demande si je veux aller déjeuner chez Cora. En fait, j'ai pas faim et l'idée de tout ce que j'ai pu engloutir hier me dégoûte un peu, mais je me retiens. Je dis oui, même si la balance affiche 118. Who cares, j'ai eu du plaisir et ce chiffre sur la balance ne doit pas venir tout gâcher. Je suis tout de même angoissée un peu, mais je ne veux pas refuser un petit plaisir à mon chum juste parce que MOI, j'ai peur et je me dégoûte. Alors c'est un oui et direction Cora, qui est un de mes restos préférés.
Après le déjeuner, j'ai pas du tout envie d'aller travailler. Je me sens lourde, paresseuse, une vraie boule suante de graisse. Je décide d'aller travailler en vélo, pour faire digérer mon repas copieux et ainsi déculpabiliser un peu. Je sais que la balance demain va m'afficher un 120 qui va me faire flipper, mais c'est la vie. Et la vie ne tient pas qu'à un chiffre...
Il est midi et j'ai faim. Et ça me fait chier d'avoir faim. Je croyais qu'avec tout ce que j'ai mangé dans les dernières 48 heures je pourrais tenir 1 journée sans avoir faim, mais non. Et je ne sais pas quoi manger. Je suis déjà à 1000 calories et je n'ai fait qu'un repas. Ça me rend folle, mais si j'ai faim, je dois manger. J'hésite, je vais continuer de travailler un peu... voir si j'ai vraiment faim ou si c'est juste une envie de manger.
J'aimerais avoir un bouton off pour arrêter de penser, calculer.
Qu'est-ce que je préfère ? Avoir le ventre vide ou avoir le ventre plein ? Je déteste et j'aime les deux...
Gros bisous à toutes, bon courage et merci pour vos messages !
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17-07-2006, 18:13:46 RubbaDucky
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Ouf... La crise est passée... J' ai eu envie de supprimer le message d'hier, mais je le laisse pour me rappeler mes états d'âme.
J'ai eu une faiblesse, mais maintenant ça va mieux et je n'ai pas écoute la petite voix. Vos commentaires m'ont sortie de mon down et je me suis donnée un bon coup de pied aux fesses pour ne pas écouter ses conneries.
Je suis toujours aussi occupée au travail, alors merci encore pour votre soutien et j'espère que la semaine se terminera sans accrochages, autant dans ma vie de tous les jours qu'au bureau... :P
Gros bisous à toutes ! |
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13-07-2006, 14:25:27 RubbaDucky
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Whaaaw ? Ana is back... ? 
Après 3 ans sans Ana, elle revient me tenter. Elle me chuchote à l'oreille de me tenir sous la barre des 1200 calories par jour. Me murmure que j'ai du poids à perdre encore. Me lance que je serais mieux avec 10 livres de moins. Me crie que mon cul est énorme. Mon ventre rebondi. M'insulte. Me prend la main et me pointe la perfection, une fois de plus.
Je l'emmerde ! J'avais réussi à l'oublier. Je croyais que c'était du passé... Pourquoi... Le pire, c'est que j'ai envie. Envie de ne pas manger beaucoup pour le reste de la semaine, de me jeter sur le stepper et y passer des heures entières. De descendre plus bas que d'habitude. De me maintenir non plus à 115, mais à 110. D'être plus mince, plus fine.
Et qu'est-ce que cela m'apportera de plus ? Rien. Absolument rien. À part de la marge. Et voilà. Ce terme revient dans mn vocabulaire. Marge. Peur. Protection.
Ana veut m'apporter une protection. Une fausse protection. Mais si alléchante... Une légèreté. Je suis lourde.
Je planifie déjà mes prochains jours côté gym. Je suis Ana. Je suis Ana ?
Je ne comprends plus rien.
Je ne sais pas. Je doute. Je me regarde. Est-ce vraiment moi ?
Je vais tenter de ne pas l'écouter. Je vais me faire du mal. Je ne veux pas me faire mal.
Je ne veux plus entendre cette voix. Je suis bien comme je suis. SVP, dites-moi que c'est vrai... |
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12-07-2006, 21:26:14 RubbaDucky
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Deleted. Ou quand la fin de semaine est oubliée...  Comme mon article d'hier n'a jamais vu le jour et que j'ai trop la flemme de tout retaper, je prends ça comme un signe : oublions la fin de semaine de crises et passons à autre chose :)
Je tiens tout de même à remercier toutes celles qui m'ont écrit des commentaires, ça m'a fait du bien de voir que j'étais pas toute seule et que certaines me comprenaient très bien. C'est con, mais juste un "Je te comprends" remonte le moral. Merci beaucoup beaucoup pour vos messages !
Je suis de retour, le moral à la hausse. Le poids sur la balance (après seulement une journée !!) est de retour à la normale : 116. Ouf. J'angoissais un peu trop pour rien je crois... Je me suis tapée 1 heure de cardio hier et j'ai tenu bon durant la nuit pour pas me lever et résultat aujourd'hui : très satisfaisant. Je ne me ferai donc jamais confiance ? Pourtant à chaque semaine, c'est la même chose. Je perds rapidement ce que ma fin de semaine m'a fait prendre. Un jour ça va me rentrer dans la tête...
Mes cours de danse sont terminées pour le reste de l'été, je recommence en septembre. J'ai beau dire que ça va me faire du bien, je suis persuadée que dans 2 semaines, je vais déjà m'ennuyer. Mais en même temps, comme j'ai beaucoup de travail, ça va me permettre d'avancer dans mes projets et de ne faire que ça. De plus, Monsieur commence ses grosses semaines de 60 heures la semaine prochaine, alors j'ai l'impression que je vais travailler beaucoup moi aussi.
J'ai hâte à mes vacances, qui seront un jour confirmées par mon boss... O_o
J'ai pas grand chose à dire et beaucoup de pain sur la planche alors je reviendrai poster plus tard cette semaine. :)
Gros bisous à tous ! xxx
Réponse à Hermione90Je fais du hip-hop depuis une dizaine d'années. J'ai essayé du ballet-jazz pendant 1 an, mais je suis trop nulle ! :P Tu danses toi aussi ? J'ai enseigné un peu, mais je suis de retour sur les bancs d'école et j'ai beaucoup à apprendre encore ! Et ça fait du bien de retourner sur une scène :)
116 livres, ça donne environ 53 kg. Tu divises par 2,2.
Et en passant, tu peux me laisser l'adresse complète de ton blog que je te rajoute à ma liste ? :D
Et oui, on reste motivée, faut pas laisser un foutu chiffre sur la balance gâcher nos journées !!
Gros bisous à toi et merci d'être passée sur mon blog :) |
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11-07-2006, 16:28:09 RubbaDucky
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Merde... mon article vient de disparaitre alors que je viens de passer 15 minutes à le taper. grrrrr |
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10-07-2006, 19:45:26 RubbaDucky
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Putain. Pourquoi fallait je crise hein ?  Hier, crise. Fait chier. J'avais même pas faim. Et je me suis enfilée...
8 tranches de pain avec yogourt 4 grosses tranches de fromage cheddar Pause... Une tonne de crème glacée au chocolat et au fraises (j'alternais entre les deux à même le pot...) Dodo 3 autres tranches de pain 1 heure plus tard Et encore de la crème glacée à même le pot...
Franchement, je me déteste. :( Ce matin, j'ai le ventre lourd et douloureux de crème glacée et la balance me montre 116.
Wow, n'est-ce pas merveilleux de débuter le week-end avec une crise ?
Ça va être quoi dimanche ? Je vais criser tout le week-end parce qu'il fait chaud insupportablement ? (ça existe pas comme mot, mais je l'invente) Parce que je suis stressée pour mon show de danse ?
Fait juste chier de perdre le contrôle comme ça alors que j'avais réussi à me faire plaisir et manger une chocolatine sans culpabiliser et en circonstance hors-crise.
Et de criser alors que j'avais même pas faim lorsque j'ai commencé à manger tout ça à la maison.
En espérant que cette journée de piscine et de bronzage (et de gym...) sera mieux et effacera toute cette merde... |
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08-07-2006, 12:59:09 RubbaDucky
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Niak. Ou quand mon Monsieur est triste...

À son tour d'avoir besoin de se faire remonter le moral. Chacun sa journée :)
Je ne m'éterniserai pas là-dessus, car c'est pas SON blog ici, mais Monsieur, si tu passes (sûrement...), je t'aime fort et je te supporte, quelque soit ta décision. Peu importe les voyages et tout ce que je veux faire, comme pour toi, ce qui est important avant tout, c'est que tu sois heureux et fier de toi. On a encore un long bout de chemin à faire ensemble encore et on a le temps pour faire nos voyages, nos folleries, nos projets.
La vie s'arrête pas à 25 ans, je m'en rends bien compte et tant que je serai avec toi, je me sentirai toujours jeune et prête à faire plein de trucs. Parce qu'ensemble, on est fort et on grandit. Parce qu'avec toi, même s'il y a des down, je sais que tôt ou tard, il va y avoir un up.
Bon, assez parlé de Monsieur :)
À part lui, ça va bien. Enfin, pas pire. Je suis toujours aussi stressée, mais j'essaie de voir le bon côté des choses. J'apprends des choses utiles en faisant des storyboards et des scénarios et ça va me servir si je veux devenir DA un jour. C'est pas amusant comme tâche, mais même si je voudrais repousser à le faire, la tâche ne disparaîtra pas, alors autant essayer d'en tirer le meilleur. Et ma réunion avec la cliente folle s'est bien déroulée, à ma grande surprise !! Je sors justement de réunion et je suis emballée de continuer le projet ! C'est beaucoup plus clair dans ma tête et je comprends mieux le style graphique qu'elle recherche, alors je suis pressée de me mettre à la tâche.
Côté bouffe, ça va. Je suis dans une zone grise. Pas mal, pas bien. Juste un genre de milieu flou où tout m'importe. Je suis à 115 ce matin et toute la semaine, je me suis tenue à 1500 cal par jour, une bonne moyenne en fait.
Je ne ressens pas le stress de "Vite, vite, demain je dois être à 113." Je suis bien quand je me regarde dans le miroir et pour 1 kg... on s'en tape. Je n'ai même pas peur de criser dimanche... Même si des fois, je me planifie ce que j'aimerais manger si tout à coup, je crise, mais en réalité, que je le fasse ou non, c'est la vie et je vis avec.
Je me sens vraiment indifférente... Je me suis levée quelques nuits cette semaine, pour du pain of course, mais bon, aucun contrôle là-dessus et ça me sert à rien de m'énerver.
En fin de semaine, c'est mon spectacle de danse, alors souhaitez-moi Merde !
Et fin de semaine prochaine... Cats à la Place des Arts !! Une autre grosse gâterie qui coûte cher, mais c'est tellement LA comédie musicale à voir... J'y vais avec mon chum et une fille du bureau qui elle aussi trippe sur la danse. Hâte ? En effet :D
Je voulais aussi remercier toutes celles qui me laissent des commentaires, ça me fait toujours du bien de lire votre petit grain de sel sur ma petite vie. :) Gros bisous à toutes !!
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07-07-2006, 18:44:09 RubbaDucky
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Merchi Monsieur... Tu es la personne qui me comprend le mieux...
 C ommençons par le commencement. Après une journée de m.... au bureau, à stresser et à angoisser, je pars pour mes cours de danse. Dans l'espoir de me relaxer et de décompresser. Traffic sur le pont. Détour. Festival no. 1 Je suis encore calme. Festival no. 2 Je monte le son de la musique dans l'auto, les mains cripsées au volant. Défilé pour la victoire de la France au Mondial de soccer. Je pleure de rage dans ma voiture.
C'est le déluge. Je pleure, j'ai le hoquet, je tremble, mon estomac se tord. C'est la crise de nerfs. Je respire trop vite, je cherche mon souffle, je panique. Ça faisait très longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Je réussis finalement à me ressaissir, en prenant de grandes respirations. Mais mes yeux restent rouges et j'ai le coeur en larmes.
Première déception de la journée. Mon cours n'a pas vraiment lieu. On pratique quand même dans le lobby, où il fait 40 degrés et où l'humidité nous colle à la peau. Les filles dans le cours sont tellement jeunes et immatures. Ça crie, ça rit fort... ça m'énerve.
Puis, je vais manger. J'ai pas faim, la chaleur m'a ôté toute sensation de faim, mais je mange quand même. Et j'attends. 20h30. 21h. 21h30. J'attends que les autres finissent leurs examens afin que le cours de danse commence et qu'on termine la danse. Bla bla, réponses d'examens, 21h45. J'ai les nerfs en boule, je vais exploser. Je suis fatiguée, saturée. Le cours se termine, oh heureusement, à 22h30 comme prévu. J'ai chaud, je veux être à la maison.
Sur le chemin du retour, je pleure encore. Parce que je vais être seule à la maison. Parce que j'ai hâte que cette foutue journée finisse. Parce qu'aujourd'hui, je suis complètement anéantie.
J'arrive à la maison, monte les escaliers. Les bottes de Monsieur sont là. "Bravo", que je me dis, "il a encore oublié ses bottes de travail." J'ouvre la porte, ses souliers sont là. Euh... Monsieur n'est pas allé travailler, il est assis dans le salon, un air piteux sur le visage, mais un sourire coquin qui me fait sourire moi aussi. J'hésite entre la colère et la joie. Finalement, je pleure. Il me serre dans ses bras et m'explique pourquoi il est pas allé travailler. Il a vu mes messages sur MSN de tristesse, il a lu mon blog et il a décidé de rester à la maison pour pouvoir me remonter le moral et me faire des câlins. Tout touché de ce que j'ai écrit sur lui, j'ai eu droit à un mini-massage, à des gros câlins et à un 15 minutes de braillage sur son épaule.
Comment dire... ? J'ai été tellement touchée de savoir qu'il était resté à la maison pour ces raisons, que j'en ai oublié ma frustration de son absence au travail. Ça m'a fait du bien de me vider le coeur, de pleurer, de rire, de toucher quelqu'un.
Un merci sincère à Monsieur. Pour sa présence et son support inconditionnels. Je suis trop chanceuse de t'avoir trouvé et de t'avoir pour moi. Je t'aime fow fow fow...

Ah oui, et félicitations à ma soeur, toute énervée d'avoir joué au Festival de jazz. :) J'ai hâte de voir ça sur vidéo. Et bon spectacle ce soir !!
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06-07-2006, 16:00:12 RubbaDucky
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Double sigh... Joie... M. Stress et Mlle Anxiété sont revenus de vacances...
Je ne sais plus où mettre mon corps. Je me sens désorganisée. Je stresse, mon ventre fait mal, mon coeur bat vite sans raison. J'ai envie de vomir, non pas à cause de la bouffe, mais parce que j'ai peur.
Peur de ne pas arriver à temps dans mes projets. Peur de ne pas voir passer l'été. Peur d'échouer. Peur de décevoir. De ME décevoir.
Ce mal me ronge présentement. J'ai beau eu faire une planification dans mon agenda Outlook afin de voir ce que j'ai à faire dans les prochains jours, ma tête ne cesse de travailler et de penser à plein de choses en même temps. Peur d'oublier quelque chose. Putain de peur...
Je prends donc un petit 10 minutes pour venir me vider le coeur ici. Tenter de mettre de l'ordre. Mais l'anxiété continue de me faire mal. J'aimerais être dans les bras de Monsieur présentement, dans mon petit havre de paix, pour que tout ce qui me fait peur en ce moment ne puisse plus m'atteindre. Pour qu'il me serre fort et me dise que tout va bien aller, que je n'oublierai rien, que je suis forte et que je vais passer au travers.
Mais Monsieur n'est pas là. Je suis au bureau et la crise d'angoisse se pointe le nez... Les projets s'empilent sur mon bureau et je ne sais même pas quoi faire. Par où commencer pour m'avancer. Personne ne me dit quoi faire. Je suis laissée à moi-même... et ma belle confiance inexistante en prend un coup. Je ne suis pas habituée de recevoir un projet et de me débrouiller seule. Habituellement, j'ai été présente à quelques réunions avec le client, je connais les besoins et ce que je peux faire, mais pas cette fois. J'hérite d'un dossier inconnu et qui doit être en ligne très bientôt... et je n'ai aucune idée de ce qui est accepté, ce qui est approuvé...
Et mon chargé de projet ne le sait pas plus. C'est bien. C'est lui qui est supposé assurer le suivi du projet. Une fois de plus, j'écrirai donc que je le hais, que je le déteste, qu'il me donne envie de vomir tellement il est pathétique et incompétent.
Voilà. C'est fait. Mais je me sens pas mieux... À cause de lui, je n'aurai pas de vacances cet été. Je ne pourrai pas partir une fin de semaine à NY. Je ne pourrai pas aller aux glissades d'eau. Non. Je vais travailler comme une conne pour essayer d'arriver à temps et cacher son manque d'organisation. Quelle joie.
Sinon... Poids ce matin : 115. Good. Et avalanche de tranches de pain hier soir. Et cette nuit.
Espérons que je retrouve le moral à mes cours ce soir...
J'oubliais... Et merde à ma soeur pour son spectacle au Festival de Jazz !! Et ses solos... :D
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05-07-2006, 19:26:16 RubbaDucky
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Miademoiselle... Je t'écris sur mon blog, en espérant que tu passes sur cet article...

Je viens d'aller sur ton blog... et je suis triste. :( Je ne peux même pas te laisser de commentaires, car tu as enlevé la fonction. Je ne te connais même pas, et ça me fait mal de te lire. De savoir que des commentaires d'un connard qui ne comprend rien et qui s'en fout de blesser les autres te fassent si mal.
Tu n'as pas à te sentir mal ou de trop. On ne te lit pas et on ne laisse pas des commentaires par pitié ou juste parce que tu fais partie du cercle des TCAiens. On t'écrit, on te lit, parce que, comme nous, tu souffres et on veut aider. On veut te faire sentir que tu n'es pas inutile. Que toi aussi tu vaux quelque chose. Que des commentaires insignifiants comme il y en a eu sur ton blog, ça veut rien dire.
Ne baisse jamais les bras, ton combat n'est pas fini et tu mérites plus que de disparaître comme ça, de t'enlever le droit d'écrire ce que tu ressens et ce que tu es. N'aie jamais honte de ce que tu es.
C'est pas parce qu'on souffre de TCA que tout est désormais étiqueté à ça et que tu as le droit de recevoir des insultes. T'es une personne avant tout, pas une maladie, et tu riras bien lorsque tu te seras sortie de tout ça.
Courage Miss, continue de poster et laisse faire ceux qui n'ont rien à faire de leurs journées sauf laisser des coms ridicules et enfantins sur des blogs.
Gros bisous à toi et bon courage !!
________________________________________ Réédition quelques minutes après... Ah tu vois Miss... maintenant c'est toi qui me fait monter les larmes aux yeux :) Ça doit tellement être difficile de vivre dans un environnement où a l'impression que tout le monde se fout de nous... Mais cela ne veut pas dire que tout le monde se fout de toi, ni que tu ne vaux rien. Tes TCA, ce n'est qu'un appel à l'aide, un cri de détresse... As-tu déjà affirmé tout haut ce que tu ressens réellement, aux gens concernés ? Il est vrai que dans certains cas, c'est impossible de criser sa rage intérieure à la personne physiquement, mais quand tu le peux... tu as le droit de te fâcher et de pleurer. C'est pas une faiblesse, ni un manque de respect envers l'autre.
Tu ne peux pas changer ton univers autour de toi, mais TOI, tu peux changer. C'est ce que ma psy me disait toujours. Pourquoi endurer une situation qui nous fait mal lorsqu'on peut tout simplement changer notre perception ou comment nous agissons pour mieux nous sentir ? Et le poids n'a rien à faire avec le bonheur, on le sait toutes. Alors cessons de psychoter sur la bouffe ou le poids, notre mal de vivre sera toujours présent, que l'on soit maigre ou grosse. Ce qui peut faire une différence, c'est nous à l'intérieur, la vraie nous que l'on empêche de s'exprimer et de sortir...
J'espère que ça ira mieux pour toi et que tu retrouveras bientôt le sourire en passant sur nos blogs. Je pense fort à toi, toi, parfaite inconnue et sache que tes commentaires à toi aussi sont touchants et valent la peine d'être lus. Bisous xx |
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05-07-2006, 01:20:02 RubbaDucky
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Back in Black De retour après 3 longs jours de congé.
Je suis enfin de retour pour faire une petite mise à jour de mon blog. Il a fait trop beau en fin de semaine et j'ai pas eu du tout envie d'aller m'enfermer devant mon ordinateur. La qualité de mon bronzage était beaucoup plus importante :P
Je suis fière de moi :) J'ai tenu tout le we sans me taper une crise sans fin. Et ce qui est le plus fantastique, c'est que je n'ai pas du tout ressenti le besoin de manger toute la journée. Je n'ai écouté que ma faim pendant 3 jours, mangeant quand j'en avais besoin et ce que j'avais envie... et wow, pas de dérapage !!
Bilan inutile... Vendredi : 1250 cal Samedi : 2200 cal - 111 lbs Dimanche : 2400 cal - 114 lbs Lundi : 3000 cal - 113 lbs Mardi : 115 lbs
Bon, hier ça a été une mini-crise, mais je m'en suis sortie beaucoup mieux que les dernières fois. Disons que la boîte de chocolats Laura Secord et le cappucino glacé au chocolat (pardon, un milkshake au chocolat tellement il était épais et sucré) n'ont pas aidé, mais hey... miam !! Et ça venait de mon chum, alors comment refuser... :D
J'ai fait des dépenses inutiles hier en plus. Me suis achetée un fer à faire des boucles... moi qui passe mon temps à me défriser les cheveux ! Mais je pensais que ce serait bien de changer de temps en temps de coiffure, au lieu de mon éternelle queue de cheval. Alors grosse dépense inutile, mais je suis quand même contente de mon achat. Et j'ai changé ma couleur de cheveux... crise urgente de changement. Je les ai remis noirs-bleus, comme ils étaient il y a un an.
Aucune idée pourquoi j'ai ressenti un tel besoin de changer. Ça arrive parfois... la plupart du temps, dans ces cas-là, je me fais percer, je me fais un tatoo, bref, je dois marquer physiquement mon changement. Chaque changement a sa signification, c'est important pour moi d'exprimer physiquement les étapes. Ainsi, j'en garde une marque sur moi... Et ça me prend toujours comme ça, sans prévenir. Vite, je ressens le besoin de changer quelque chose chez moi et vite, je dois le faire.
À part ça, j'ai passé une fin de semaine tranquille. Il a fait très chaud et très beau, alors j'en ai profité pour me faire principalement bronzer. Activité non enrichissante, vous en conviendrez, mais y a rien de mieux en vacances que de s'installer sur son toit et se faire cuire par un chaud soleil d'après-midi.
Merci à Andrée-Anne pour ton courriel :) J'ai été contente de le recevoir et j'attends de tes nouvelles. Mais bon, je vais être patiente, parce que j'ai comme écrit un roman... :P
Un petit coucou à ma soeur... parce que j'en ai envie et parce qu'elle va pleurer si elle voit pas son nom ici... lol :) Je t'ai manquée hier, je voulais aller gagasiner avec toi, mais me suis prise un peu trop tard, tu étais déjà partie avec mémère... mais on a atterri à la même place que toi, nous aussi on est allés à St-Bruno !! :P Pis, hum hum, as-tu fait un certain appel ? :P
Dernier paragraphe décerné à Monsieur. Ce cher Monsieur qui me manque tellement. Et pourtant, je passe mes journées avec lui... mais cette fin de semaine, j'ai eu de plaisir avec lui même si on a rien fait de spécial et je m'ennuie de ne pas pouvoir continuer. Il travaille de nuit, je n'aurai pas de dodos avec lui pour un autre mois.
Je dors tellement bien dans ses bras... J'aurais envie d'être toujours là, bien blottie, en sécurité, au chaud. Je me sens au-dessus de tout, il n'y a rien qui pourrait m'atteindre et me faire mal lorsque je suis cachée là. C'est ma petite cachette, mon havre de paix qui fait que je tiens encore debout.
Bizarrement, je me sens comme au tout début d'une nouvelle relation. Ce genre de mal de ventre continuel parce qu'on pense trop à la personne qu'on aime. La simple pensée de cette personne nous replonge dans un rêve éveillé... Je sais, c'est cheesy à souhait, mais je me sens réellement comme ça. Et pourtant, j'approche du 2 ans et 4 mois avec Monsieur... Je pensais pas que c'était possible de revenir à cette case départ... J'ai un besoin de câlins, de bisous, d'être collé à lui... Et je me sens radieuse :)
Je t'aime Monsieur ♥ Je ne sais pas combien d'article j'ai terminé ainsi lol
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04-07-2006, 19:02:08 RubbaDucky
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