Le nombril du monde
Ma lutte contre les TCA, qui dure depuis plus de 10 ans...
Liste de catégories
Archive

31-05-2006 - Calor-obsession

Mon histoire

Enfin mon histoire.
Installez-vous confortablement, parce que c'est looooong, mais je vais tenter de ne pas me perdre en bla bla et de dire les grandes lignes :)


12 ans
Première rencontre avec les TCA, à mon insu. Je suis émétophobe durant l'été de mes 12 ans, toujours prise par la peur de vomir ou de trop manger et d'être malade. J'ai la nausée, un mal de tête lancinant, la peau qui colle trop pendant 3 mois. Je passe de 105 lbs à 80 lbs en peu de temps, incapable de m'alimenter convenablement. Je n'ai pas peur de grossir, mais j'ai perdu tout appétit et je limite ce que je mange pour pouvoir faim au prochain repas. À la rentrée scolaire, tout le monde s'inquiète, 
je suis maigre. On demande à ma mère si je suis anorexique. Dans ma tête à cette période, les anorexiques n'étaient que des filles qui se privent de manger pour devenir maigre. Ce sont des filles capricieuses, obsédées par leur petit nombril et superficielles. Je recommencerai à manger aussi soudainement que j'ai arrêté et je reprendrai tout le poids perdu.


15 ans
Je pèse 120 lbs, je suis jolie, j'ai un chum. Tout va bien, j'ai retrouvé ma féminité, j'aime mes formes. Je fais beaucoup de sports (soccer, danse, athlétisme, flag-football), je suis impliquée dans plein d'activités. Puis un jour, j'ai peur de devenir enceinte. Au lieu de faire des tests ou d'en parler avec mes parents, je garde tout pour moi et je me rends malade. Je mets un plan infaillible au point : manger moins et ainsi priver le "bébé", et faire plein de sports, pour perdre le "bébé". C'était con et dangereux comme plan, mais dans ma tête, c'était la seule solution qui se présentait à moi. Je réduis donc de beaucoup ce que je mange et m'implique à fond dans tous les sports que je pratique. Je me mets à être toujours en mouvement, je ne m'asseois plus 2 minutes. Je perds rapidement du poids dès les premiers mois. En 1 mois, je perds 15 lbs. Tout le monde me félicite, je suis encore plus jolie, j'ai un beau corps. Mon chum regarde quand même les autres filles... ça me met en colère. Je deviens obsédée par mon corps, la nourriture. Je prends conscience des calories. Je me donne des coups dans le ventre plusieurs fois par jour pour écraser la "bosse" qui m'agace. Je n'ai plus mes menstruations. Je m'inquiète encore plus d'être enceinte, même si j'ai perdu du poids. Je perds le contrôle, Ana me tend la main.

Durant tout l'été, je survivrai en mangeant très peu, en faisant plus de 4h de sport par jour. Ce rythme infernal me rattrape assez vite, mon corps n'en peux plus. Je ne comprends pas pourquoi j'ai moins d'énergie lorsque je joue au soccer, mes capacités sont à zéro. Je lutte contre le vent en vélo, je n'ai plus de résistance et ça me frustre. Je vais en tournoi de soccer et je ne mange qu'un biscuit par jour, et encore, c'est trop à mon avis. Je ne comprends plus rien, je suis agressive, triste, je n'ai plus envie que mon chum me touche. Je déteste mon corps, je ne vois pas les os qui commencent à pointer, je ne pense qu'au "bébé" qui n'existe pas.

Je finis par craquer et en parler avec mes parents. Mais le mal est fait, Ana m'a pris sous sa tutelle et continue de me guider. Je ne peux me résoudre de manger plus, de cesser toutes mes activités. Je veux maigrir, c'est si facile. Je garde des enfants et je passe des heures à regarder les calories sur les emballages, à sautiller dans le salon, mon baladeur sur les oreilles. Je commence à mesurer mes cuisses, ma taille, ma poitrine. Je veux le corps parfait, comme les stars. Je veux que mon chum me remarque, me trouve belle, sexy. Je ne me rends pas compte que j'ai dépassé le stade de mince et que je suis maintenant maigre. Je ne me pèse pas, mais je flotte dans tous mes vêtements.

En septembre, je ne pèse que 80 lbs. Je suis maigre, squelettique, les jeunes me regardent d'un drôle d'air. Mes amis s'éloignent de moi, les profs s'inquiètent. Mes parents ne cessent de me dire de manger, je veux pas. Je les fais manger, leur prépare des plats riches et pique une crise s'ils refusent de manger. Je suis forte, je suis propre; vous êtes nuls et faibles. Finalement, ma prof de français me propose de voir un médecin à Ste-Justine. Je ne peux refuser, j'en ai marre de me trainer, de refaire tous les jours la même chose pour être sûre de brûler le même nombre de calories que la veille. Je me couche le soir, complètement crevée, avec la bonne pensée que demain, je recommence à manger, mais je ne fais jamais le grand saut. Je me réveille la nuit, en sueur, mon coeur n'en peux plus, j'ai un rythme de 40. J'en suis fière, ça veut dire que je suis vraiment malade, mal en point. Je regarde avec amour les creux sur mes bras, mes clavicules, je passe ma main sur mes côtes, sur mon tous mes os. Je ne veux pas quitter ce corps, je l'aime, j'ai travaillé tellement fort pour l'obtenir.

Diagnostic à l'hôpital : Anorexie nerveuse. Je déteste le médecin, Dr. Wilkins. Il me laisse 2 semaines pour reprendre du poids, sinon, c'est l'hospitalisation. Je l'emmerde, je ne veux écouter personne. Je continue de courir en cachette, de monter 20 fois les escaliers, de trouver des moyens pour moins manger. Je ne sais pas si je fais tout ça dans le but d'être hospitalisée, mais je vis comme dans un rêve, dans un nuage. Deux semaines plus tard, j'ai perdu 5 lbs, j'ai un IMC de 14. Direction 7e étage, aile des TCA.

J'y passe 2 mois et reprends 20 lbs. J'accepte mon corps, mais manger est toujours aussi compliqué. Je ne veux pas prendre plus, mais je comprends que je dois manger un minimum pour survivre. Je prends 10 lbs la semaine suivant ma sortie. Je panique. Je vais continuer de grossir indéfiniment, je ne veux pas. Je stoppe tous mes efforts et me remets à couper partout... je reperds tout ce que j'ai pris en moins de 3 mois.

16 ans à 20 ans
Je maintiendrai un poids plume de 78 lbs pendant tout ce temps. Je reprends mes cours de danse et compte méticuleusement mes calories pour ne pas prendre de poids. Je mange le strict nécessaire pour me maintenir et ainsi éviter l'hospitalisation. Je mange tous les jours la même chose ou presque et j'évite beaucoup de sorties pour pouvoir prendre ma collation chez nous. Mon chum me quitte après 1 an, incapable de vivre avec une fille pour qui tout tourne autour de la bouffe et qui refuse tout contact physique. Je me retrouve seule, mais je ne suis pas aussi triste que je l'aurais cru. J'ai pleuré bien sûr, c'était une relation de 3 ans, mais ça a été un soulagement. Je suis bien, je fais ce que je veux. Je ne veux qu'être moi et Ana. Ensemble, tout va bien.

J'entre au cégep et me trouve ma première job. Je travaille au McDo. Je regarde, effarée, les frites, le gras, le nb de calories contenus dans un Big Mac. Je trouve un côté positif : je saute des repas car je travaille souvent sur l'heure du souper ou du diner. Je suis seule au cégep, je mange seule dans mon coin mon diner congelé de 250 calories pas plus, avec ma tranche de pain réchauffée et mon Coke diet. Diner me prend 1 heure ou presque. Entre mes cours, j'erre dans les rues de Longueuil pendant des heures, à pied ou en roller. Je suis solitaire, je fais peur aux autres. Je me traine jusqu'au IGA et Pharmaprix à 2 minutes du cégep et passe des heures à regarder les produits... et quelques fois en voler. Je ne suis pas normale, je sais que les gens me dévisagent, que je fais peur avec mes joues creuses, mon profil de feuille de papier, mes bras décharnés. Mais je me sens bien, mes signes vitaux sont bons et je mange. Mais jamais plus de 1800 calories. Et le resto me fait paniquer.

Je finis par consulter une naturopathe après 2 ans d'anorexie. Je suis sur un plateau, je ne sais plus quoi faire de ma vie. Je rends la vie difficile à tout ceux qui m'aiment, je m'habille du côté des enfants et je passe des heures à penser à la nourriture. Les crises commencent à faire leur apparition aussi. Une fois par semaine, je fais une orgie de chocolat. Je mange jusqu'à ce que l'estomac m'explose. Mon corps n'est pas habitué à recevoir autant de nourriture en si peu de temps et se révolte. J'ai mal au coeur, l'estomac barbouillé pour 2 jours, je me sens encore plus coupable, car je me sens faible de criser comme ça. Je consulte pendant 3 ans et je découvre beaucoup de choses sur moi. Je travaille fort à changer mes perceptions, à prendre la vie et les obstacles différemment.

Puis un voyage de ski de fond avec le cégep me sert de déclic. Je ne veux pas passer 3 jours avec des gens que je ne connais pas et je ne veux pas être mise à part à cause de mon alimentation bizarre. Je décide d'être "normale" pour 3 jours. Je crise durant la nuit avant mon départ, très anxieuse. Comme je bouge beaucoup (8h de ski par jour), je me permets de manger ce que je veux, car je me dis que tout est dépensé par l'activité physique. Les crises nocturnes font leur apparition. Durant mon séjour à l'auberge, je me lève durant la nuit et vais grignoter des barres tendres, des restants de dessert... Je cache de la nourriture dans mon sac pour ne pas avoir à me lever et pouvoir manger tranquille dans la chambre, que je partage avec deux autres filles. J'ai peur de prendre du poids durant ce séjour, mais l'envie de me tenir avec les autres et de manger en groupe est plus fort. Je reviens fatiguée mais satisfaite de ce voyage. Personne n'a fait allusion à mon anorexie, je n'ai rien pris, mais les crises se feront de plus en plus présentes. Le soir de mon retour, je m'empiffre de muffins, de chocolat, tout ce qui peut me tomber sous la main. J'ai envie de guérir tout de suite, prendre du poids, être normale le plus vite possible. Je me mets à manger pour 4, jour et nuit, je mange sans arrêt. Je grossis vite. Les premiers kilos sont durs à accepter, mes jeans taille 24 ne me font plus et je panique. Mais je ne peux me priver comme avant. Je ne suis plus anorexique. Je suis hyperphage.


20 ans à 21 ans
Je suis passée d'une TCA à l'autre sans même m'en rendre compte. Au début, je croyais que je mangeais tout simplement beaucoup pour reprendre du poids, mais je me suis vite rendue compte que mon alimentation n'était pas plus normale que lorsque je ne mangeais rien. J'avais toujours besoin d'avoir quelque chose dans la bouche, j'attendais avec impatience les heures de repas, me trouvait n'importe quelle excuse pour aller au dépanneur et revenir avec un cornet de crème glacée ou des bonbons. Je ne pouvais plus résister à la bouffe. Je me levais 3-4 fois par nuit pour aller manger. Des fois, c'était simple, la bouffe était cachée dans ma chambre. D'autres fois, je devais affronter mes parents et me glisser à leur insu dans la cuisine. J'ai pris aussi la mauvaise habitude de mâcher et recracher la nourriture. Je ne savais comment résister aux crises, alors je machais/recrachais systématiquement tout ce que je voulais, et ainsi, je me sauvais des calories. Mais l'envie de me remplir l'estomac devenait juste de plus en plus violente, alors j'ai vite laissé tomber cette pratique. J'allais fouiller aussi des fois dans ma poubelle de chambre pour voir s'il restait quelque chose à grignoter lorsque j'étais vraiment désespérée. Je ne me suis jamais autant détesté qu'à cette période. Pas physiquement, mais je me dégoutais. J'étais devenue lâche, vache, gourmande, sans volonté. Je suis passée en 1 an de 75 lbs à 140 lbs. Je crisais tous les jours et ne me faisait jamais vomir ou ne compensait pas par le sport. J'ai essayé au début de brûler par le sport, mais mes apports caloriques étaient tout simplement trop hauts : 4000 et plus chaque jour.

Pas la peine de dire que je ne m'aimais pas. Je me voyais épaissir, je jeunais pratiquement toute la journée pour tenter de me rattraper et compenser les excès, mais chaque journée se terminait en crise. Je m'endormais dans la nourriture, le lit rempli de miettes de pain, de bagel, de biscuits, la bouche barbouillée de chocolat et les draps couverts de papier d'amballage. Je me levais le lendemain avec un mal de coeur, un mal de tête et un lourd sentiment de honte.

Lorsque j'ai rencontré mon chum actuel, j'étais en plein dans ma période de crises. Heureusement, il a su diminuer l'ardeur des crises, car je n'osais pas m'empiffrer devant lui. J'essayais de me raisonner, de ne pas me lever la nuit. J'ai réussi les premiers temps, mais aussitôt que je suis devenue plus à l'aise avec lui et qu'il était plus au courant de ma maladie, le cycle infernal a recommencé. Et hop, jusqu'à 170 lbs. J'en avais marre de toute cette merde. J'étais passée de maigre à grosse en 1 an. Je me trouvais laide sur les photos, je ne me reconnaissais plus.

En janvier 2005, je reconsultais ma naturopathe, les nerfs à vif, les larmes aux yeux et des dizaines de kilos de plus sur les hanches. Je me sentais mal, j'avais l'impression que tout ça n'aurait jamais de fin. Suite à une grosse grippe et 5 lbs de perdus (à cause de la grippe), j'ai décidé de me prendre en main. Stop aux crises et aux kilos qui n'arrêtent pas de s'additionner. J'allais reprendre une alimentation équilibrée, arrêter de me lever la nuit et m'entrainer très dur au gym. Je faisais 1 h de cardio par jour et me tenais à un régime de 1500 calories par jour environ. De temps en temps, je me payais une petite orgie alimentaire. Je résistais aux crises en n'achetant que le strict nécessaire et en me jetant sur des trucs hypocaloriques, donc moins dommageables. En 2 semaines, je perdis 5 lbs. Encouragée, j'étais encore plus motivée à suivre mes bonnes résolutions. Je pris rendez-vous aussi avec mon médecin, qui s'aperçut que j'avais un trouble avec la glande thyroïde, ce qui pouvait empêcher la perte de poids et causait de la rétention d'eau. Une fois que les médicaments firent effet, je perdis beaucoup plus rapidement.
En mars, je faisais 150 lbs. En juin, plus que 130 lbs. À la fin de l'été 2005, je faisais un joli 125 lbs et je me sentais tellement mieux dans ma peau. Je pouvais mettre un bikini, me promener en jupe courte sans avoir honte de mes jambes. Et le pire dans tout ça, c'est que je ne crisais plus, je mangeais ce qui me faisait envie, tant que ça ne dépassait pas 2000 calories par jour. Je continuais de m'entrainer pour garder la forme.

Je me sentais guérie pour vrai. J'ai même réussi à aller en vacances sans criser ou me prendre la tête avec la bouffe. J'étais très fière d'avoir bien perdu du poids, sans avoir retombé dans l'anorexie.


Maintenant
Je sais maintenant que je ne suis pas guérie, que je ne le serais jamais car je garde un contrôle sur la nourriture et mon poids, mais qu'est-ce que ça fait du bien d'être sortie de ce trou noir qui me gobait énergie et santé. Je me sens plus heureuse, plus zen, j'aime mon reflet dans le miroir, je prends soin de moi et aime m'habiller. Je continue mon entrainement quotidien, ça me calme beaucoup et permet d'évacuer les frustrations de la journée qui peuvent me faire criser. Je compte encore mes calories, c'est la seule chose qui contraint mon alimentation. Je crise un peu plus souvent qu'avant, mais mon poids ne subit jamais de grosses variations. J'ai des fois des downs, des périodes où ma relation avec la nourriture est beaucoup plus difficile, mais je garde la tête haute, parce que je sais que c'est temporaire et que je vais retrouver mon équilibre. Pas l'équilibre normal, mais MON équilibre, ce qui fait que je me sens en sécurité et que je me fais plaisir avec ce que je mange.

Je suis maintenant à 115. Il y a 2 mois, je voulais descendre à 110, voir même 105.


img
31-05-2006, 17:53:18 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

-

43° à l'ombre

Mercredi déjà (ou enfin).
Le temps passe vite, je n'arrête pas de le dire. Déjà une moitié de semaine de travail de passer. Excellent.


Cough Cough
Ma grippe empire de jour en jour grâce à l'air climatisé. Je tousse, mouche... joie totale, j'ai pris un Sinutab en espérant que ça aide un peu à soulager les symptômes.


Work it
Hier, premier entraînement avec ma sister. On a décidé de s'entraîner 2 fois/semaine ensemble. Ça passe plus vite et c'est plus plaisant à deux, même si c'est plus essouflant parce qu'on arrête pas de parler ;)


Épicerie
Je tiens aussi à féliciter mon chum, qui a su être raisonnable côté épicerie. Je déteste faire l'épicerie le ventre vide, tout me tente, je mangerais n'importe quoi.
J'ai tout de même craqué (façon de parler...) et je me suis achetée une boîte de Whippet Forêt-Noire. Wouuuuua, trop bon !! Quand je vais chez ma grand-mère, elle en a toujours et je ne peux résister à lui en voler un.
C'est rare que je me gâte comme ça parce que j'ai peur que ça dégénère en crise, alors je préfère ne rien acheter qui me tente trop, ainsi, ça règle le problème. Alors j'évite d'acheter :
- Biscuits de toutes sortes
- Brownies ou petits gâteaux
- Barres tendres 
  *sinon, je les laisse dans ma voiture pour pas finir la boîte en une soirée
- Pain aux raisins
- Haagen-Daas 
  *en plus, ça coûte une fortune
- Bagels
- Tarte, gâteau ou autre dessert
- Muffin, beigne
- Fromage cheddar

  *malgré que je me laisse tenter assez souvent, c'est quand même bon pour la santé, du fromage

C'est triste, mais j'ai appris à m'en passer et si j'ai vraiment envie de manger quelque chose dans cette liste, je vais l'acheter la journée même.

Souvenirs...
Quand j'ai décidé, il y a 1 an et demi, de faire cesser les crises et de perdre du poids, c'est la seule façon que j'ai trouvée.
Ne plus acheter rien qui me faisait criser.
Parce que j'ai plus aucune résistance. Autant avant, je pouvais passer 3 jours en mangeant qu'une pomme, maintenant, je ne peux passer plus de 8h sans manger. C'est bien dans un sens, ça empêche Ana de revenir complètement et de faire des ravages. J'aime trop manger pour me priver totalement, mais avant, je considérais cette envie comme quelque chose de faible et sale, alors que c'est normal de se nourrir.


Mon UP
Je suis de plus en plus fière de moi : bientôt une semaine sans se lever la nuit pour aller manger. Bon, j'ai eu quelques faiblesses, mais rien de significatif. Et dimanche, malgré mon énorme Carré au chocolat, je n'ai rien pris. J'ai l'impression que lorsque je porte moins attention à ce que je mange et à mon poids, j'ai moins de crises, mon poids est plus stable et c'est moins compliqué dans ma tête.

J'ai même laissé la balance de côté. Je me pèse habituellement une fois par jour, le matin à jeun, c'est plus significatif, et le reste de la journée, je n'y retourne pas. Il y a un mois, ça pouvait être plus de 3 fois par jour, comme si je pouvais prendre 5 kilos en l'espace de 8 heures... :P Et si je prenais une livre, gros drame, j'étais obèse. Avec du recul, je me rends compte que c'est totalement ridicule. Mais quand je suis dans un down comme ça, je ne peux m'empêcher d'avoir peur et de me casser la tête avec tout ça.

Le gars au gym m'a même dit que j'avais maigri cette semaine. C'était le gars de nuit qui était là et ça faisait un bout qu'il m'avait pas vu. Il m'a demandé si j'avais perdu du poids récemment. Je lui ai dit pas vraiment; c'est vrai, ça fait plus d'un mois que je me situe à 115 au lieu de 120. Parait que mes cuisses ont maigri. Pas vraiment remarqué, je remarque rarement lorsque je maigris, ou plutôt, je crois que je l'ignore tout simplement. Mais j'aime bien mes jambes. C'est une partie de mon corps que je chéris spécialement. Elles ne sont pas longues, mais elles sont bien découpées et j'en prends bien soin.


Décompte
Plus que 10 jours avant le show de Radiohead... :D


img
31-05-2006, 16:58:32 RubbaDucky

comment Commentaires (1)
z z

30-05-2006 -

Je ne peux rien cacher

Mardi matin.
Bonjour à Monsieur qui a trouvé mon blog...
Je profite de l'occasion pour te dire que je t'aime fort et que non, j'ai pas fait de Niak Niak contre toi aujourd'hui non plus. ;)

Ouais... je suis découverte. Mon chum a trouvé en fouillant sur les historiques de mon ordinateur l'adresse de mon blog et s'est amusé hier à faire des allusions ou reprendre des phrases de mon blog. Hilarant. Bah, dans le fond, ça me dérange pas, j'écris rien de vraiment trop personnel pour que même lui ne le lise pas, mais j'ai tout de même eu un petit pincement au coeur. Parce que je me mets à nu ici en écrivant tout ce qui me passe par la tête, sans censure, des fois de façon éloquente, des fois de façon maladroite et désordonnée.

Et oui, pour une webdesigner, j'aurais pu me forcer sur le design, mais je fais pas un blog pour faire quelque chose de beau et esthétique, mais bien pour moi-même, pour me permettre d'écrire tout ce qui trotte dans ma tête et que je n'ose dire aux autres à vive voix. Je déteste parler, j'aime mieux écrire. Je sais pas pourquoi, j'ai toujours été comme ça. Parler à vive voix de choses personnelles, ça me met mal à l'aise, je vois la réaction immédiate des gens et je deviens vite rouge écarlate par peur d'être jugée ou critiquée.

En fait, je déteste la critique. Je n'aime pas me faire prendre en erreur, parce que les échecs me font chier. Je n'ai pas été habituée à échouer. J'ai été mise sur un piedestal dès mon jeune âge et échouer ou me tromper équivaut à valoir moins, à être moins bonne. Pourtant, je sais que se faire reprendre n'est pas toujours négatif et je suis beaucoup moins agressive face à une remarque, mais j'ai encore beaucoup de difficulté à bien le prendre. Surtout quand c'est un domaine que je connais bien...

Sinon, à part ça, je travaille, mais la motivation est nulle. Je déteste le projet sur lequel je travaille... parce que c'est compliqué et que je sens que je ne suis pas à la hauteur. Alors je me décourage et au lieu de pousser mes capacités plus loin, je chiale et j'avance à pas de tortue. Et il fait beau et chaud dehors; m'enfermer dans un bureau à l'air climatisé m'écoeure un peu. J'aimerais dormir au soleil, m'étendre dans le gazon, rêvasser, écouter de la musique... Trop hâte à l'heure du diner pour pouvoir sortir un petit 15 minutes et aller prendre ma dose de vitamine Soleil.

Hier, tout a bien été. J'ai même pas assez mangé :S
Je sais pas, l'appétit n'était tout simplement pas là. J'ai du papier sablé dans la gorge depuis hier matin à cause de l'air climatisé, je me sens un peu malade. Malade au début du mois de juin... bravo.

Même la tentation d'aller manger durant la nuit n'est pas au rendez-vous. Je me suis levée vers 2h30, mais j'avais la gorge tellement mal en point que je n'avais qu'une idée : aller me recoucher et dormir, dormir. J'y ai pensé, mais de toutes façons, y a rien de très intéressant à manger (tant mieux !!) et j'avais pas si envie que ça, même si mon ventre criait famine 5 minutes après que je sois retournée dans le lit.

J'aime pas avoir les armoires pleines de bouffe. Ça m'énerve, on dirait que je dois tout manger maintenant. Comme si la bouffe allait disparaître...  :/
Chez mes parents, je détestais les journées d'épicerie, parce que le soir, c'était crise assurée à puissance 10. Maintenant, je réussis à me contrôler un peu, mais ça me prend de la volonté pour pas foncer bouche ouverte et vider le frigo. Incroyable comment la bouffe peut me contrôler et me rendre à l'état de marionnette...

Je suis un pantin, un pantin aux grandes dents et à l'estomac vide.

Bon, je dois retourner travailler. Imagination, créativité, svp, venez à moi !!


img
30-05-2006, 16:04:45 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

29-05-2006 - Watch out !

Grr... des talons hauts

Bizarre.
Des fois, je m'habille et 5 minutes après, mon linge me tombe sur les nerfs et j'aurais envie d'aller me changer.
Surtout quand je m'habille "propre".

Exemple ? Samedi.
Je mets ma mini-jupe, un tube rose, des sandales à talons hauts. Je me sens sexy et j'ai envie de faire mon agace et m'habiller sexy également. Le truc, aussitôt les vêtements enfilés, je me sens pas moi, je me sens laide et moche. Ce genre de vêtements, on dirait qu'il y a juste les autres filles qui peuvent porter ça et avoir de la classe. Moi, j'ai toujours l'impression que je suis salope, que je manque de classe, maladroite, lourde. Weird. Je me changerais, mais je me force à le garder.

Pourquoi est-ce que je me sens si mal à l'aise ? Pourquoi je pourrais pas porter des vêtements comme ça moi aussi ? Je me regarde dans le miroir et je vois que je suis jolie, que ça me fait bien et pourtant... j'ai l'impression que ça me représente mal, que j'essaie d'être quelqu'un d'autre. J'irais me changer pour porter une grosse paie de bermudas et un T-Shirt. J'échangerais mes talons hauts pour mes éternelles running shoes noires et roses. Je comprends rien.

Pourtant, je suis fière de ce que j'ai l'air, de mon corps, j'ai envie de le mettre en valeur, mais dès que je le fais, je me sens honteuse, gênée. Je veux avoir les regards sur moi, mais pas trop. J'aime séduire, mais je ne veux pas assumer ce qui en découle.

Je suis un être de contradictions, toujours déchiré entre les désirs de mon coeur et la logique implacable de mon cerveau. Je suis passionnée, mais ma raison me bloque. Je ne sais jamais quoi choisir. Est-ce que la raison est bien et le coeur mauvais ? Est-ce qu'écouter ses envies est une bonne chose ou doit-on se raisonner afin de faire un choix éclairé ? Dois-je être moi à 100% ? Si oui, alors ça complique encore plus les choses, car je suis également quelqu'un de logique...

Je dois apprendre à jouer avec les deux, mais souvent, trop souvent, la logique et la raison l'emportent. Mais j'ai que 22 ans, je veux pas être logique, sage et raisonnée. Je veux être naturelle, désordonnée et désinvolte.

img
29-05-2006, 18:14:16 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

-

"J'ai tout donné au soleil, tout, sauf mon ombre"

De retour de ce merveilleux week-end !!
Il a fait trop beau et trop chaud, le printemps (l'été même je dirais) est enfin arrivé pour de bon et j'adore cette période de l'année.

Samedi, je me suis levée avec un air bête et la tête pleine de contradictions. Ah les SPM... J'ai été d'une humeur désagréable et irritante jusqu'à l'heure du souper. Je sais pas pourquoi, des fois, je prends presque plaisir à être maussade et chiante. Juste pour le plaisir de contredire tout le monde, pour chialer contre tout, bref, une vraie plaie.

Ça a commencé parce que je me suis levée avant mon chum. Il était déjà 13h, alors je me dis que je vais aller m'entrainer avant qu'il se lève et après on va pouvoir faire quelque chose ensemble. Et je voulais aussi aller me peser avant sa levée... Je suis donc dans la salle de bains et Monsieur décide qu'il se lève maintenant. J'ai un petit pincement d'irritation, mais je décide de laisser tomber la pesée, ainsi que d'aller m'entrainer. Puis mon amie appelle et me jase un peu. Mon chum, qui ne peut accepter on dirait que je porte de l'attention à quelqu'un d'autre, se met à me parler en même temps, à faire des conneries, bref, m'énerve. La discussion se termine avec une invitation de sortir avec elle samedi soir prochain à La Boom avec ses amies pour la fin de son DEC. Moi, toute contente d'aller danser, j'accepte et raccroche.

Quand je dis à mon chum que samedi prochain, je sors, il se met à chialer et bouder. Que je lui pique le seul soir de fin de semaine qu'on a ensemble, que le samedi c'est sacré, qu'il trouve ça plate de ma part de sortir alors que lui est à la maison, qu'il a peur que je couche avec un autre gars (WTF???!)...

Je pète la coche.

Merde, je sors pratiquement jamais parce que je sais que mon chum n'aime pas plus que ça sortir dans les bars, encore moins dans les bars hip-hop, alors je le laisse tranquille avec ça. Mais si en plus, je dois me priver de sortir avec mes amies une fois de temps en temps, là ça m'énerve. J'ai l'impression de passer mon temps à refouler ce que je veux vraiment faire. Je passe des soirées entières à regarder des films, des fois, j'ai envie de faire changement et d'aller me branler les fesses dans un club avec mes amies. Mon chum ne comprend tout simplement pas pourquoi je veux aller dans un bar où les gars ne pensent qu'à se ramener une fille pour la nuit. Et ce qui m'insulte le plus, c'est qu'il croit que je suis du genre à me ramener un mec ou coucher avec un gars, comme ça, sans vraiment le connaître, juste pour le trip... Pourtant, il sait bien que j'ai des valeurs et que JAMAIS, tant que je serai avec lui, je ne ferai ça. J'en serais totalement incapable, je bloquerais c'est clair, même si le gars était le plus beau au monde.

Insultée, j'ai eu une soudaine envie de criser, mais vraiment... Je me suis dit que c'était con de criser juste pour ça, mais ça me faisait chier. J'ai donc mis les points clairs et j'ai dis que je ne cèderais pas. Et on est allé au centre commercial pour aller enlever la pouille de mon chum (enfin !). J'ai erré dans les boutiques, avec la pensée qui tournait en rond dans la tête de me jeter à La Bonbonnière et de me gaver de bonbons ou d'aller m'empiffrer de muffins dans un café. J'ai résisté, je suis allée m'asseoir dehors pour respirer et penser à autre chose. Je déteste quand ça fait ça...

Finalement, l'envie de crise a passé et nous sommes retournés à la maison, où je suis allée faire un petit jogging dehors avec mon iPod. Il faisait chaud, je me tenais à l'ombre, mais au bout de 3 minutes, j'avais déjà la face rouge et la sueur qui me couvrait le front. Mais ça me soulageait d'aller courir, ça enlevait un stress immense qui me serrait la gorge, qui me mettait de mauvaise humeur. Et en même temps, je bronzais :D Malheureusement, aussi fiable que d'habitude, mon iPod m'a lâché après 10 min de jogging et moi sans musique, j'ai pas grand motivation, alors je suis revenue à la maison en marchant et avec l'idée d'une grosse bouteille d'eau froide dans la tête.

J'étais de meilleure humeur au retour et je suis allée m'excuser à mon chum, qui bien sûr, jouait à l'ordinateur. Je sais pas ce qui me prend des fois, mais j'ai un besoin de cracher ma colère, ma peine, tout ce qui se cache en moi à tout le monde. Et bien sûr, les personnes que j'aime le plus héritent souvent de ces accès de rage et doivent endurer mes émotions à fleur de peau.
Désolée, j'essaie vraiment de me contrôler, mais j'ai quelques fois juste envie d'être méchante et bête... :(

Après un bon souper et un film, nous sommes allés rejoindre des amis pour sortir. J'ai dérapé un peu avec la bouffe, avec la double Mars que j'ai mangée au cinéma et le paquet de Starbust enfilé en moins de 2 après un arrêt au dépanneur, mais j'étais encore dans ma "limite", alors pas de drame. Malgré une entrée remarquable dans un sens unique, nous sommes finalement arrivés au 1957.

Deuxième épreuve de la soirée.
Je ne bois pratiquement jamais quand je sors; un, parce que je conduis; deux, y a des calories dans l'alcool... Et pour moi, ce sont des calories inutiles. Mais cette fois-ci, je me suis laissée tenter par un cappucino glacé avec du Tia Maria. Parce que je voulais pas commander juste un Coke Diet alors que tous les autres commandent de l'alcool et que je serve l'habituelle excuse : "Bah, c'est parce que je conduis..." Et c'était bon, je me sentais tout à coup comme une fille normale de 22 ans qui prend un verre avec ses amis un samedi soir :D

Retour à la maison et arrêt au Tim, parce que ça fait une semaine que je veux une bagatelle Forêt Noire. J'avais même pas faim, c'est par pure gourmandise que j'ai fait ça. Je me demande toujours si c'est bien que je fasse ça, manger sans avoir faim, mais bon, j'en avais trop envie. Je considère ça comme de la faiblesse, mais la faiblesse est humaine :)

Dimanche. Je me lève crevée, même si j'ai dormi un gros 8h. Il est déjà 13h et j'ai la flemme de me laver les cheveux et de commencer ma journée. Je fais un peu de ménage et finalement, à 14h30, je suis prête à pouvoir sortir dehors. Je veux aller chez mes parents, il fait encore beau dehors et je veux me faire bronzer. Il fait aussi chaud dans l'appart que dehors, mon chum installe l'air climatisé. On va être bien ce soir pour dormir...

J'adore quand il faut chaud dehors. Je sais pas pourquoi, j'aime me promener dehors, sentir le soleil réchauffer ma peau. Tout est plus relax, mon stress tombe, je pourrais passer ma journée écrasée au soleil et je ne me sentirais pas coupable. L'été me rappelle plein de souvenirs doux, j'aime l'odeur des BBQ, m'étendre dans le gazon, plonger les pieds dans l'eau froide de la piscine... :) Vive l'été.

On partage un Mr Freeze au citron pour la route, j'ai réussi à obtenir de mon chum qu'on aille chez mes parents à pieds. On discute, on se fait bronzer en attendant de faire le BBQ. Je mange sans calculer (wow !!) et sans me poser trop de questions. J'aime quand c'est simple comme ça. Puis, après le dessert, je sens que ça va dégénérer. Que le calme présent abrite une tempête... y a trop de bouffe ici !! Trop de bonnes choses qui me font envie... Je me souviens à quel point je crisais souvent lorsque j'étais chez mes parents, incapable de résister à toute la bonne bouffe qu'ils ont. Je me retiens, on va prendre un thé dehors. Je vais tenir bon, je dois pas criser ici.

J'avais également demandé à mon chum la veille si on pouvait aller prendre une crème glacée, la première officielle de l'été (printemps, whatever) alors je veux pas tout foutre en l'air avant. Je tiens bon, on prend une marche jusqu'à la crèmière. Je décide de me gâter et choisis le carré au chocolat... Mon coeur fait un tour : il y a 4 morceaux de brownies, un montagne de crème glacée, plein de sauce au chocolat, de la crème fouettée et une cerise. Je pensais pas que c'était aussi gros. Ça fait une montagne de calories... tant pis. Ça a l'air délicieux et c'est tellement rare que j'en mange. On reprend la route de l'appart avec notre crème glacée respective. Le coeur me lève avant que j'ai eu le temps de finir. Je me force encore un peu, mais je suis obligée d'en laisser, sinon je me rends pas à l'apprt. Dommage... :(

Et là, ça casse. Je vais me chercher deux petits sachets de bonbons au dépanneur pour la soirée. Je les mange devant un film, puis c'est un paquet de galettes de riz au chocolat et un peu de pain. Je peux plus m'arrêter, je dois aller me coucher avant que ça ne s'empire. Heureusement, y a presque rien à bouffer d'intéressant à la maison, alors je suis limitée dans ma crise. Je vais me coucher, je tourne en rond. Ma tête n'arrête pas, mon cerveau ne veut pas se mettre à off. L'air climatisé fait un bruit d'enfer, j'ai de la difficulté à trouver le sommeil avec tout le vacarme que ça fait, mais au moins, je suis à la fraicheur.

Finalement, je m'endors pour 30 minutes, me réveille la bouche sèche et dans le but de continuer ma crise. Je me lève, mais mon chum vient me rejoindre dans la cuisine, me fait des câlins et m'interdit de manger. Je le hais, je veux criser, laisse-moi tranquille !! Je suis mélangée, je sais pas ce que je veux. Je suis reconnaissante qu'il soit là, mais en même temps, une partie de moi souhaite le voir disparaître. Je retourne me coucher, puis attends qu'il retourne dans la chambre d'ordinateurs et referme la porte. Je me lève sur la pointe des pieds. Je me glisse jusqu'à la porte. Je teste le plancher, ça craque. Il va m'entendre. Avant, chez mes parents, je poussais l'arrogance à me lever durant la nuit, à essayer de ne faire aucun bruit pour aller chercher de la bouffe. Je ne peux pas me résoudre à faire pareil. Je vais avoir trop honte s'il me prend la main dans le sac. Mais j'ai une envie incroyable de pain avec du beurre. :S Je finis par oublier mon plan et j'essaie de me concentrer sur autre chose. Je m'endors, tourmentée, je tourne en rond, j'ai hâte à demain matin.

Je me suis levée ce matin avec la gorge en feu, l'air climatisé j'imagine. Et j'ai pas crisé le reste de la nuit. Je me suis juste levée pour aller prendre une poignée de céréales. Et ce matin, pesée à jeun, pratiquement rien de pris. Wow, je suis étonnée, j'imagine que demain je vais avoir une mauvaise surprise sur la balance... Mais j'ai remarqué que lorsque j'ai mes règles, je prends moins facilement... à moins que ce ne soit une fausse illusion ou une simple coïncidence.

Une autre semaine commence, le temps passe trop vite.


img
29-05-2006, 16:09:01 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

26-05-2006 -

Ça fait pleurer les oiseaux...

Je suis triste.
Je n'ai rien à faire en ce vendredi après-midi et je m'emmerde rare au bureau. Je fais donc le tour des blogs sur les TCA... et ça me rend triste. :(

Je sais pas pourquoi je fais ça, je devrais prendre du recul au lieu de me plonger dedans, mais j'aurais envie, en lisant tous les blogs de ces personnes qui souffrent, de les aider, de les serrer fort dans mes bras et de leur dire qu'elles sont merveilleuses, qu'elles arrêtent de se faire du mal. Je me reconnais dans chacune d'elle, à différentes étapes de ma maladie, et je compatis, je les comprends, je souffre avec elles.


Je sais...
Je sais
comment c'est après une crise, quand la honte et la culpabilité te rongent, que ton estomac est sur le point d'éclater, que tu t'en veux de ne pas avoir su être plus forte et d'avoir craqué. Encore une journée de gâcher, de foutue en l'air, pauvre conne sans volonté.

Je sais ce que c'est de se battre contre sa faim, l'ignorer, la tromper, appréhender les repas et chercher un mensonge pour pouvoir les éviter. Vivre dans le mensonge, dans un état zombie, croire que tu es au plus haut, la plus forte et la meilleure, alors que tu es en train de ruiner ta santé et ton corps. Sentir les os sous tes doigts et trouver cela jouissif.

Je sais quel mal ça fait de se faire traiter d'anorexique, de boulimique, de grosse, de maigre, de folle, de malade. D'être surveillée, d'être étiquetée, d'être pointée du doigt et critiquer alors que tu ne te comprends pas et que les autres non plus ne comprennent pas.

Je sais ce que c'est de voir le poids monter sans pouvoir réussir à arrêter les crises. De se jurer que demain, c'est la bonne journée, un nouveau départ. De vouloir tout arrêter là, parce que la vie est trop laide et injuste, parce que les gens autour sont horribles et que tout te dégoûte. De vouloir arracher sa peau parce qu'elle te colle trop, de vouloir revenir en arrière pour tout effacer, de renaître parce que tu as brisé l'innocence et la beauté de l'enfance.

Je sais comment le miroir peut devenir ton pire ennemi. Un instant tu es resplendissante, une vraie star, la plus jolie; le moment d'après, tu es une truie hideuse, une grosse vache, une fille moche. Comment tu peux voir tous tes foutus défauts et ne voir que cela, alors que sur les autres, tout est parfait et tu les envies.

Je sais à quel point c'est lourd de porter cela sur les épaules, ne pas savoir comment faire pour s'en sortir, croire que tout espoir est perdu.


Stop !
Arrêtez de vous faire mal, de vous jugez trop sévèrement et de croire que tous les autres sont meilleurs que vous. Nous sommes tous uniques et différents et c'est ce qui donne à chacun notre beauté.

Arrêtez de croire que la maigreur, la minceur ou le poids font le bonheur. Que vous soyez gros ou maigre, Noir ou Blanc, le bonheur est aussi accessible; il faut juste vous le permettre d'être heureux.

Arrêtez de vous censurer, de vous mettre des limites, des barrières, des interdictions, des punitions. Nous sommes tous libres d'être ce que nous voulons et rien ne devrait nous empêcher d'être nous-mêmes... surtout pas nous !

Arrêtez de fuir la vraie vie, les responsabilités, les ennuis, les peurs, les disputes. La vraie vie, ça fait mal, on ne peut pas toujours réussir. Les échecs ne servent pas à nous rappeler que nous sommes inutiles ou incompétents, ils nous font grandir, ils nous permettent de s'améliorer et de repositionner nos buts.

Arrêtez de croire à la perfection et le contrôle absolu, ça n'existe pas. Tout ce que vous voyez est illusion, il n'y a qu'à l'intérieur de vous que c'est vrai. Vos pensées, vos joies, vos peines, c'est la seule chose qui importe. N'essayez pas de tout contrôler pour arriver à tout avoir et tout réussir, vous risquez de vous faire beaucoup plus mal. La vie, c'est imprévisible et c'est ce qui fait que c'est si merveilleux et qu'il faut en profiter. On n'en a qu'une et la passer à contrôler son poids ne servira à rien.

Arrêtez de vous torturer pour le kilo de plus ou le petit bourrelet. Il y a des choses beaucoup plus désolantes et importantes et les personnes qui vous aiment ne remarqueront même pas ces petits défauts futiles.


J'aimerais que les gens cessent de souffrir. J'aimerais arrêter de souffrir. Tout ça, c'est bien beau en écrit, mais l'appliquer tous les jours, c'est un travail de toute une vie, de s'accepter et d'apprendre à avoir confiance en soi.

J'aimerais comprendre pourquoi les gens en sont rendus là, pourquoi ils se font si mal, pouruqoi plusieurs sont tout simplement incapables d'affronter la réalité et les responsabilités.


img
26-05-2006, 20:42:06 RubbaDucky

comment Commentaires (1)
z z

-

TGIF

Enfin Vendredi :)

Hier, je suis allée promenée Furax avec mon chum. Pas bien bien loin, parce que le furet s'écrasait partout en cours de route et ne voulait plus marcher. On l'a donc emmené au parc près de chez nous, et on a eu le droit à une foule de personnes qui se sont regroupés autour de nous pour voir le furet. C'est comme ça chque fois qu'on sort avec, mais c'est compréhensible, il est tellement sympathique et adorable :D

J'ai réalisé quelque chose ce matin. Il y a 2-3 semaines, je paniquais vraiment pour rien lorsque ma balance m'indiquait 117. Je veux dire, réparties sur le corps, les 2 livres de trop, ça veut rien dire dans le fond, ça peut pas se voir physiquement !

Et avant, je voulais absolument que chaque jour, la balance indique un peu moins que la veille... mais pourquoi ? Si mon poids est correct, pourquoi je devrais continuer à perdre et me sentir stressée et mal parce que je n'ai rien perdu ? Je comprends pas pourquoi je réagis ainsi des fois, pourquoi je me mets un si gros poids sur les épaules...

C'est sûr que j'aimerais perdre encore 5 livres. Je sais pas pourquoi, je sais que ça me rendra pas plus heureuse ou bien dans ma peau. C'est probablement symbolique, toujours un peu plus bas que ce que je veux vraiment pour avoir de la marge en cas d'excès...

Comme si je ne pouvais pas reperdre si je prends du poids...
Pourtant, je sais bien qu'en une semaine habituellement, je reperds tout ce que j'ai pris. Alors pourquoi la panique, la marge ? Pourquoi le besoin d'être rassurée par une aiguille qui descend ? Pourquoi un chiffre de différence me remplit de joie ?

Aucune idée :(

Je me comprends pas, personne ne comprend...

img
26-05-2006, 19:12:44 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

25-05-2006 -

Plus que 2 jours...

OOOOOuch ! On dirait qu'un tracteur m'a passé sur le corps :'(
J'ai mal partout et mes genoux sont en feu. Cause : mes cours de danse d'hier. On dirait que j'ai 60 ans aujourd'hui ou que je suis un lendemain de veille. Je vais survivre, mais tout ce que j'ai en tête, c'est un bon bain chaud, brûlant. Pour enlever sueur ET courbatures. J'ai aussi que 6 heures de sommeil dans le corps, et ça, c'est pas assez lol

Mais bon, il reste que 2 jours à la semaine. Et grosse fin de semaine en vue.

Vendredi, je vais voir un show de danse d'une amie que j'ai rencontré sur le forum Doctissimo. Elle faisait de la danse et était supposée faire partie du show, mais à cause de son anorexie, elle a été obligée de lâcher les cours. :( Je la comprends, c'est vraiment poche d'être obligée de lâcher les cours, mais des fois, la santé est plus importante.

Samedi, j'ai été invitée par des amis à sortir et fumer de la shisha. Ma dernière sortie remonte au afterhour il y a 4 semaines. J'aimerais bien aller danser, mais vu l'état de mon chum  on va se contenter d'une sortie plus tranquille.
Et j'aimerais bien aller chez ma soeur lui montrer la choré de locking, comme elle était absente hier au cours. Ma partner était pas là et je me suis retrouvée à inventer 3 x 8 temps avec une connasse (dsl...) qui danse tout croche et qui suit pas le beat. Fun. Pis c'est pas pareil quand ma tite soeur est pas là :)

Et dimanche, c'est la journée "Mon chum se coupe les cheveux", parce que je suis plus capable de le voir aussi pouilleux lol

À part ça, je voulais aller me chercher une bagatelle forêt-noir du Tim Hortons hier soir en revenant de mes cours, mais il n'y en avait plus :'( Juste fraises et bananes, qui est pas mal moins bon : y a pas de chocolat maudit. Que de déception, je me suis contentée de ce que j'avais à la maison. Sigh.

Et pas de crises !! Je me suis levée vers 3h, avec une envie de pisser incroyable et j'ai même eu un moment de dégout quand j'ai pensé à manger peut-être quelque chose... :D
Wow, je suis étonnée moi-même de mon comportement.

Bon, assez de blabla et de potinage, j'ai beaucoup de travail et rien de profond à écrire. :)



img
25-05-2006, 16:02:12 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

24-05-2006 -

Somnanbulisme du mardi

Mercredi matin. Déjà la moitié de la semaine d'envolée :)
Un gros merci spécial à mon Monsieur qui a empêché un grignotage nocturne cette nuit.

Je me lève, à moitié consciente et fonce vers l'armoire. On a acheté du bon pain frais en tranches hier et je ne pouvais y résister, même si j'y avais déjà passablement goûté la veille. Et Monsieur, de sa chambre d'ordi, qui me lance : "Tu fais quoi ? T'es en train de manger ?"

Honte, gêne, soulagement... un peu de tout en même temps. Même un peu d'irritation, mais j'apprécie grandement qu'il m'aie retenue. J'ai tout de même réussi à soutirer une tranche qui était tombée du sac. Après, je me rappelle plus ou moins ce que j'ai dit, parce que je suis pas réveillée tout à fait dans ces moments-là. Mon chum m'a surveillée jusqu'à ce que je retourne dans la chambre et ferme la porte. Crise évitée. Ouf. Merci :)

Donc ce matin, un joli 116 sur la balance et pas de culpabilité d'avoir mangé cette nuit. Et le coeur qui déborde tellement je suis contente qu'il m'aie empêché. :D

J'ai une grosse journée aujourd'hui, une palpitante réunion et mes cours de danse. Et j'ai reçu une invitation à sortir pour samedi soir, trop trop contente et trop hâte :)

img
24-05-2006, 16:16:24 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

- Sweet love

Je t'aime

Message spécial en l'honneur de mon Monsieur.

J'ai beau souvent me plaindre de son comportement immature, de ses conneries, de son obsession de WoW... je l'aime quand même.

Parce que c'est une des rares personnes avec qui je me sens toujours moi. Je n'ai pas à jouer de rôle avec lui, je peux être moi à 100% et ne jamais me sentir de mal à l'aise ou complètement conne. Je lui dis tout ce qui me passe par la tête (ou presque) et lui fait de même. La routine s'est peut-être installée, mais elle n'apporte pas que du négatif. Je me sens comme chez nous avec lui. Je suis aussi à l'aise après 2 ans de vie commune avec lui que si j'étais à la maison avec mes parents. Et ça, je trouve cela vraiment spécial et unique, parce que je suis quelqu'un qui a de la difficulté à vivre avec les autres. Je n'aime pas sentir qu'on est dans mes affaires, que je dois sacrifier certaines de mes occupations parce que je ne suis pas seule. Or, avec Monsieur, je ne me sens pas envahie, je me sens seulement accompagnée, comme s'il y avait un autre moi qui vivait avec moi. :)

Et je ne pourrais pas me passer non plus des doux réveils, où Monsieur se lève avant moi et entreprend de me réveiller avec des câlins, en jouant avec mes cheveux ou avec mes orteils. Bon, je me réveille en bougonnant et en chialant, mais c'est pour la forme, parce qu'il n'y a rien qui réveille mieux. Je suis à moitié endormie, trop paresseuse pour ouvrir les yeux et je me laisse dorloter. :)

Nous avons également notre propre langage. Des mots que nous avons créés d'ici et là, des insides, des mots d'amour qui sont vraiment cheesy ou enfantins, mais qui sont à nous, qui nous apporte un degré d'intimité et de profondeur dans notre relation. Comme j'ai signé un accord avec Monsieur, je ne peux divulguer notre petit dictionnaire sous peine d'être durement réprimandée ;)

Je note aussi l'immense patience de mon chum. N'importe quel gars aurait longtemps pris la porte et m'aurait laissée seule, incapable de supporter une fois de plus mes petits caprices TCA-iens.

"Non, mets pas autant de beurre dans la poêle..."
"Est-ce que tu peux acheter le light svp ?"
"Euh... oui, j'ai mélangé le yogourt avec du fromage cottage, des céréales et des fraises... pis après ??!"


Je l'admire d'endurer tout ça sans trop m'en vouloir et de continuer de me supporter malgré toutes les crises que j'ai faites parce que la balance n'indiquait pas le poids que JE voulais ou parce que le repas n'avait pas été préparé à MA façon. Des fois, je me dis que j'ai été trop loin, que là, il va m'en vouloir, qu'il va baisser les bras... mais non. Il revient, avec son sourire et ses paroles si justes et pleines de bon sens; il me remonte le moral en dédramatisant ma crise nocturne et ne me pose jamais de questions si je laisse mon assiette à moitié mangée. Il est mon chien de garde, mais n'empiète jamais sur mon territoire. S'il s'inquiète vraiment, il va me faire remarquer le comportement qui l'agace, sinon, il laisse couler la rivière.

Comment peut-il tant me comprendre, alors qu'il n'a pas de TCA ? Il mange on ne peut plus normalement, laissant sa faim dicter ses envies et ses repas, il ne se pose aucune questions sur son poids et est tout sauf physique. Comment peut-îl alors saisir tout le mal que je ressens, toute la confusion ? Et que moi, de mon côté, je saisis aussi bien ses angoisses existentielles, son mal à lui, ses peurs ? On ne présente pas les mêmes symptômes, mais la maladie qui nous habite est sensiblement pareille selon moi. C'est pourquoi on peut parler le même language sans avoir appris.

Pour lui, c'est la drogue, sa dépendance, son obsession. Moi c'est la bouffe. Il consommait pour oublier le monde dans lequel il vit et pour se créer une nouvelle image de soi parce que la sienne ne lui convenait pas; je crise ou je jeûnais pour les mêmes raisons.

Parce que, de mon point de vue, les alcoolos, les toxicomanes, les maniaco-dépressifs, les TCA-iens sont tous pareils : on souffre, mais notre façon d'exprimer cette souffrance est différente. Mais on a tous besoin de quelque chose pour oublier, se sauver, "s'épanouir" : la drogue, la bouffe, la cigarette, l'alcool, le suicide, les scarifications...

Mon chum, c'est mon âme soeur. Je ne le connaissais que depuis très peu, et je lui avoué tout de suite que j'avais des problèmes avec la bouffe. Il a fait de même pour la drogue. Sans gêne, sans honte... et nous nous sommes vite retrouvés dans les bras de l'un et l'autre en pleurant à chaudes larmes... parce que ça fait du bien de trouver quelqu'un qui nous comprend, qui ne juge pas et qui est prêt à t'épauler dans tes épreuves.

On grandit ensemble, on s'aide, on se construit. Je veux être meilleure pour lui, il veut être meilleur pour moi. On veut faire le maximum pour que l'autre soit heureux. On a de petites pensées spéciales : une fleur de temps en temps, un message griffoné à toute vitesse et laissé sur le coin de la table pour l'autre qui passe la soirée seul... C'est simple et quétaine, mais ça met un rayon de soleil dans ma journée lorsque j'arrive le soir, qu'il est au travail et que je lis ses conneries et ses dessins absurdes. C'est presque comme s'il était là. Et s'il est de nuit et que je regarde la télévision seule, j'ai toujours le réflexe de me tourner vers sa place habituelle et de lui lancer un commentaire... alors que la place est vide.

C'est con, des fois, je me dis que comparé à d'autres couples, on est beaucoup trop ensemble. Mais est-ce qu'on est comme les autres couples de notre âge ? Certains diront peut-être que nous sommes vieux jeu, que nous vivons comme nos parents, moi je trouve pas. On est sérieux dans notre relation, on est en train de construire quelque chose de magnifique ensemble, car depuis 2 ans, nous n'avons pas cessé de nous améliorer. Oui, il y a toujours de durs moments, des mois où ça ne va pas, mais on ne baisse par les bras pour autant.

Et donc, malgré mon coup de gueule d'hier, mon Monsieur, je l'adore et contre rien au monde je n'échangerais un ami de cette qualité-là.

Love...


img
24-05-2006, 02:10:20 RubbaDucky

comment Commentaires (2)
z z

23-05-2006 -

Jouer avec les limites de son corps

Un autre article sur mes TCA.
Parce que ça fait du bien de l'écrire et de coucher sur papier (enfin, un papier virtuel) ma vie, comme si je transférais ce que j'ai en tête ailleurs pour faire de la place, pour laisser entrer des nouvelles informations et ainsi, me vider des TCA. Une désintoxication en quelque sorte :)

Peu après le début de mon anorexie, des changements physiques sont apparus. À part la maigreur évidemment. J'ai commencé à trainer mon corps. Je ne marchais pas, je laissais trainer mes pieds sur le sol, comme si je pesais 8x mon poids. Puis, mes cheveux se sont mis à tomber. Je les perdais déjà avant, mais ils étaient devenus cassants, secs, pas moyen de les placer. Un drôle de petit duvet a recouvert également mon corps. J'avais du poids dans le dos, sur les bras. Je ne me rappelle plus le nom de ce duvet, mais c'est une réaction normale du corps pour compenser le manque de graisse. La santé de mes dents s'est détérioriée grandement aussi en l'espace d'un été. Je me brossais les dents 4 fois par jour et malgré cela, j'ai eu 5 caries et 3 traitements de canal en 3 mois. Et la dentiste qui ose me demander si je me fais vomir, parce que l'émail de mes dents était complètement usé. Je n'ai jamais vomi, mais j'avais souvent des remontées gastriques dans l'oesophage, car je ne mangeais pas assez. Et le fait que je ne buvais plus de lait n'aidait pas.

Après une perte de plus de 20 lbs, ma peau a commencé à réagir drôlement. J'avais des plaques de peau sèche, complètement déshydratée. Cette réaction a duré 2 semaines. Je ne sais pas comment c'est arrivé, ni comment c'est parti, mais j'en avais jusque dans le visage. J'avais l'air d'un crocodile. Au lieu de voir ça comme un signal de détresse de mon corps, je me suis entêtée à continuer, mais dans la main avec Ana. Mon pouls avait considérablement descendu aussi. La moyenne est de 72 à 80 au repos; le mien : 40 au repos. Le pire, c'est que j'en étais fière. Je le recomptais 20x par jour, pour m'assurer que oui, j'étais bien mal en point. Ça me remplissait de joie de voir que mon corps était en train de lâcher prise. J'allais pouvoir avoir de l'attention, je faisais pitié. J'étais malade pour vrai. Bizarre comme réaction, mais lorsqu'on a des TCA, toute logique disparait.

Je surveillais aussi les paumes de mes mains. J'appuyais fort, et je regardais à quel point c'était long avant que mes mains redeviennent rouges. Grosse jouissance si ça prenait plus de 20 secondes. En fait, c'est le temps que cela prenait à mon coeur pour pomper du sang jusqu'aux extrémités de mes doigts. Et comme il était faible, ça lui prenait du temps. Encore une confirmation de mon état squelettique. Ma pression était très basse aussi, ce qui faisait que la nuit, je me réveillais en sueur, complètement trempée comme si j'avais couru le 20 km. Je voyais des étoiles si je me levais trop vite, j'avais très froid lorsque je finissais de manger. J'aimais aussi vérifier l'état du creux de mon pouce et de mes clavicules. Ah oui, et le best : l'os de la cage thoracique qui pointait, juste entre les deux seins. J'adorais passer mon doigt dessus et sentir à quel point il ressortait de mon corps. Morbide...

En écrivant tout ceci, je me souviens que j'adorais tester et retester tous ces points pour m'assurer que je n'avais pas grossi, que je n'allais pas mieux. J'entretenais un amour profond pour ces signes d'anorexie et je dois avouer que j'ai mal pris la disparition de mes creux. Je venais de perdre une partie de moi, de ce qui me rendait particulière. Mais aujourd'hui, je ne m'ennuie pas du tout de ces creux. :)

img
23-05-2006, 19:42:10 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

-

Retour au travail

Mardi matin. Je me suis fait réveillée par des câlins de Monsieur. :)
Ça part la journée d'une belle façon, ça me met de bonne humeur (moi qui est toujours d'une humeur massacrante le matin).

Petite routine. Brossage de dents en règle. Pourquoi est-ce que le matin on a si mauvaise haleine ? Comme dirait mon chum : ça sent l'mort !!
Café. Enfin, restant de la veille réchauffé, je suis trop paresseuse pour en faire couler du frais. Comme monsieur est déjà debout, je laisse tomber l'étape Balance et je commence ma toilette matinale. Tant pis, de toutes façons, hier, j'ai été très raisonnable côté bouffe (1300 cal) et j'ai même su résister à mon menoum nocturne. Je m'en suis tirée avec un pain hot-dog engouffré en toute vitesse, ce qui n'est pas très dommageable. À défaut d'avoir du vrai pain en tranches, je me rabats sur ce qui se rapproche le plus. Eurk.

Sinon, j'ai envie de parler de mes manies alimentaires que j'avais et celles que j'ai encore. Parce que c'est hallucinant. Et un peu freakant ;)

Je crois que mes pires manies se sont manifestées avec Ana.

Je découpais en petits morceaux, voir en morceaux microscopiques tout ce que je mangeais. Pour que ça dure plus longtemps. Quand vous ne vous permettez qu'une pomme ou un biscuit pour la journée, croyez-moi, vous l'étirez le plus que vous pouvez. 
J'aimais beaucoup manger avec mes doigts aussi, même si ce n'est pas nécessairement une manie directement liée avec les TCA.
Je cachais de la bouffe que je ne mangeais jamais. Par sécurité d'avoir quelque chose qui me plait au cas où je déciderais de remanger. Et un peu comme défi de résister à cette bouffe. J'avais une boite remplie de tablettes de chocolat cachée dans mon garde-robe. La honte quand ma mère m'a annoncé qu'elle l'avait trouvée...
J'étais toujours en mouvement. Je sautillais sur place, ma jambe se balançait si j'étais assise et je contractais constamment les muscles de mes cuisses pour brûler le max de calories. J'étais très épuisée à la fin d'une journée. Je me trouvais plein d'excuses pour monter et descendre les escaliers à l'école ou à la maison. À l'école, je faisais exprès d'oublier des trucs dans ma case pour pouvoir remonter les escaliers une fois de plus.
J'adoptais des aliments. Ils devenaient à moi et personne ne devait y toucher sous peine de souffrir de ma colère. Je les mettais habituellement au fond du frigidaire ou de l'armoire pour que personne n'y touche ou les voit. Et même s'il n'en restait que 2, je devais refaire le plein. Ici, je me sens un peu mal, parce que c'est une habitude qui reste encore un peu...
Je refaisais tous les jours les mêmes choses. Dans ma tête, si je ne prenais pas de poids une journée, la suivante, je devais répéter tout ce que j'avais fait la veille pour brûler le même nombre de calories. Malade...
Je détestais manger devant les autres. Je faisais ainsi preuve de faiblesse, je devenais comme les autres. Et pas question de ressembler aux autres, que je jugeais faibles, sales, bref, inférieurs.
Je buvais beaucoup d'eau. Pour étouffer la faim évidemment. J'avais toujours ma bouteille d'eau à portée de main et je pouvais en boire au moins 3L par jour.
J'avais peur d'ingérer des calories si j'avais du gras sur les mains ou si j'embrassais mon copain alors qu'il venait de manger. C'était rendu assez grave, mais cette peur n'a pas duré longtemps.
Je prenais mes mensurations je-ne-sais-combien de fois par jour. Je les comparais à celles des grandes vedettes et n'étais jamais satisfaite du résultat, même si je ne pesais que 80 lbs.
Pendant longtemps, je me suis donnée des coups dans le ventre. Je sentais une bosse et j'appuyais très fort dessus pour qu'elle disparaisse. C'était mon ventre, pas de la graisse, mais je me suis fait très mal en me donnant des coups ainsi.
J'avais mes ustensiles fétiches. Petite cuillère, petite fourchette, petit bol pour mes céréales. Toujours manger dans le même ordre. Toujours en laisser un peu dans mon assiette, sinon j'avais l'impression d'avoir trop mangé.
Je devais toujours manger moins que les autres. Si quelqu'un sautait un repas, je devenais enragée, parce que pour moi, cette personne allait maigrir et pas moi. Grosse compétition contre tout le monde. Une grosse compétition que seule moi participait. J'aimais bien faire à manger aux autres, en bourrant leur nourriture de gras, de sucre plus que nécessaire. J'étais toujours dans la cuisine, à fouiller dans les armoires, à cuisiner, alors que je n'en mangeais jamais.
J'errais dans les épiceries pendant des heures, à lire les étiquettes, à mémoriser le nb de calories. Je m'étais fait un cahier où je gardais toutes les infos sur comment maigrir, des trucs pour perdre du poids, des infos sur les calories, des recettes faibles en gras, etc. J,ai tout jeté aux poubelles lorsque je suis déménagée, ne voulant pas trainer de vieux démons avec moi...
Je volais dans les épiceries, les pharmacies et la cafétéria de l'école pour avoir de la bouffe gratuite (que je ne mangeais pas) et surtout, du Coke diete au citron gratuit :P
Je mangeais des sachets d'aspartame intégralement, sans rien d'autres, lorsque je me sentais trop faible. Un petit boost pour 0 cal, moi ça me paraissait la plus belle chose au monde.

Avec l'hyperphagie, j'ai développé d'autres manies.
Je cachais de la bouffe le soir avant de me coucher afin de pouvoir me gaver la nuit sans devoir me lever.
Je mâchais et je recrachais la nourriture quelques fois pour satisfaire mes pulsions. J'évitais ainsi d'absorber les calories, mais ça me donnait un mal de mâchoires incroyable. Et ça me donnait une rage de bouffer pour vrai, parce que ne pas avaler les aliments ne satisfaisait pas mes crises. Ce qui signalait la fin d'une crise, c'était l'estomac lourd et plein.
Je fouillais dans les poubelles pour trouver de quoi à manger. Comprendre ici poubelle de chambre, donc pas plein de cochonneries, mais oui, je fouillais pour trouver un restant de bagel ou de tablette de chocolat qui aurait pu se retrouver dans ma poubelle lors d'une crise précédente. Je mangeais aussi de la bouffe expirée, des trucs congelés (hum... pâte à biscuit congelée...), bref, il y avait rien à mon épreuve et j'ai souvent payé pour le lendemain avec un mal de ventre insoutenable.

Pour le monent, ce sont les manies qui me viennent en tête. J'ai passé par-dessus beaucoup de ces manies, certaines restent, mais sont beaucoup moins fortes et gênent beaucoup moins ma vie sociale. Parce qu'avouez que c'est très gênant de manger devant les autres lorsqu'on est conscient que notre façon de s'alimenter est bizarre. Déjà que je me faisais remarquer parce que j'étais hyper maigre, on m'étiquetait déjà comme anorexique, pas besoin en plus de me faire dévisager par la façon dont je m'alimentais. 

C'est soulageant de ne plus être obligée de se restreindre à tous ces rituels sans sens, ça enlève un gros poids et autant avant je ne voulais pas être comme les autres, autant maintenant je suis soulagée que mon alimentation revient tranquillement à la "normale".

img
23-05-2006, 17:29:36 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

22-05-2006 -

J'm'emmerde...

Je m'ennuie trop. Je suis devant mon ordi, comme je le fais 8h par jour, mais j'en ai marre. J'ai commencé à retracer un dessin que j'ai fait à la main en vectoriel, mais la motivation n'est pas là. J'aimerais qu'il soit déjà fini lol

Il fait soleil, mais froid dehors. J'aimerais sortir, aller prendre une marche, prendre des photos de printemps, mais c'est plate seule. J'ai envie de sortir en fin de semaine, mais je sais que si je me planifie une sortie avec des amis et mon chum, ça va tomber à l'eau. Des fois, je sais pas ce que je fais avec lui. On n'est pas du tout pareil et en même temps, tellement pareil.

Ça fait 2 ans et 3 mois que nous sommes ensemble (oui, je compte encore les mois), et près de 2 ans que nous vivons en appart ensemble. Il m'a beaucoup aidé avec mes TCA, à retrouver un certain équilibre, mais des fois, je me demande sérieusement si la routine ne s'est pas installée, si ce n'est pas elle qui fait passer les jours. En ce moment, il est assis à son ordi, à jouer à World Of Warcraft (putain de jeu de merde), écoute sa musique et ne me parle pas. Ou presque, sauf pour dire des conneries. Sérieusement, sans être méchante, j'ai vraiment l'impression qu'il dit que des conneries des jours. Il veut me faire rire, mais ça finit par m'énerver. Est-ce que c'est moi qui est tout simplement trop impatiente et chiante, ou c'est lui qui a oublié de vieillir ?

Des fois, je me demande aussi si la routine ne s'est pas installée entre nous. J'ai l'impression de ne plus rien faire de spécial avec lui. On loue des films, on écoute la télé... notre top 2 des activités les plus palpitantes ! Je sais, c'est carrément méchant et mesquin de détruire des moments ensemble, mais ça m'écoeure des fois. Il me parle comme si j'étais sa meilleure amie, oublie tout ce que je dis, ne me surprend plus. Je ne veux pas d.nigrer tout ce qu'il fait, loin de là, mais j'ai besoin de me vider le coeur :(
Même si ça me fait mal de dire des trucs comme ça, ce sont quand même des trucs que je ressens...

Le point qui me dérange le plus, et je sais, c'est très superficiel, c'est qu'il ne fait plus d'effort pour se mettre cute pour moi. Il ne se rase jamais, sauf lorsqu'il doit sortir de la maison et rencontre du monde. Ses cheveux sont rendus tellement longs, je le traite de pouilleux, mais il repousse toujours le foutu rendez-vous chez la coiffeuse. Je lui ai proposé de lui couper moi-même, mais il ne me fait pas confiance. :(

On dirait que je suis acquise maintenant. Qu'il n'a plus d'efforts à faire pour me garder. S'il savait... J'ai des fois vraiment envie d'aller voir ailleurs, d'expérimenter... mais mes maudites valeurs m'en empêchent. J'aime me faire cruiser, me faire désirer et que les gars soient intéressés par moi. Est-ce que c'est mal ? Est-ce que je suis une salope pour autant ?  :S
Je fais des efforts de mon côté pour toujours être jolie pour lui. Quelques fois, je vais le chercher au travail et je fais exprès de me changer, de mettre ma mini-jupe, mes sandales à talons, un petit chandail sexy, des beaux sous-vêtements assortis, de me maquiller, peigner, etc... Juste pour aller le chercher au travail ! Et il ne passe jamais de commentaires ou de remarques, ne me dit pas qu'il me trouve sexy, rien.
J'aimerais tellement qu'il prépare une soirée spéciale, me dise à quel point je suis importante pour lui, que je suis jolie, que je sois le centre d'intérêt pour une soirée... C'est égoïste, je sais. :(
Je suis un être égoïste, c'est peut-être pour ça que je suis si mal dans ma peau. Confrontée à être égoïste, mais en même temps, honteuse d'être ainsi. :(

J'ai 22 ans. On dirait que je n'aurai jamais assez de temps pour tout faire ce que je veux. Une montre chrono qui n'arrête jamais et qui va trop vite à mon goût. Arrêtez le temps svp, j'ai tellement de choses que je veux faire, tellement d'endroits que je veux visiter, tellement d'expériences à vivre. Pourquoi ai-je peur de manquer de temps, de ne pas profiter à 100% de ma vie ? D'où vient ce stress, cette pression ? Ça me rend malade.

J'aimerais être seule des fois. Célibataire et partir autour du monde, sans personne avec moi. Explorer le monde, rencontrer des gens, connaître de nouvelles cultures, sans port d'attaches. Avoir quelqu'un dans sa vie, c'est en quelque sorte se faire prisonnier soi-même. Par pour tout le monde, mais pour moi oui. C'est pas QUE ça, mais des fois, je préférerais être seule et être VRAIMENT libre de ma vie. Faire ce que je veux, quand je veux, où je veux. Être mon seul maître, la seule personne dans ma vie. Mais je sais aussi que si c'était le cas, je tomberais dans une chute sans fin. Je m'enfoncerais dans mes TCA, c'est clair, parce que justement, je n'aurais plus personne pour me rattacher à la liberté. Je partirais à la dérive dans mon monde imaginaire de musique, d'idéaux et de voyages, et je perdrais mon chemin pour revenir.

J'ai besoin de quelqu'un pour me faire revenir à la réalité, pour souffrir, pour me remettre les deux pieds sur terre, qu'il n'y pas juste moi, qu'il ne peut pas y avoir que moi, et que je ne peux passer mon temps à m'évader. Les TCA, c'est mon monde d'évasion, mon monde imaginaire à l'intérieur de moi. Je crois que seules les personnes qui souffrent également de TCA peuvent comprendre ce que je veux dire par là.

Je me relis et je me suis pas mal éloignée de mon premier sujet. :)
Mais c'est pas grave, c'est à ça que ça sert, écrire. On part d'un sujet banal, on creuse et on finit par trouver des trucs intéressants sur nous-mêmes.

img
22-05-2006, 21:36:01 RubbaDucky

comment Commentaires (3)
z z

-

L'appel de la crème glacée

Lundi matin, mon grand-père parle fort dehors, j'ai des courbatures parce que j'ai droit à 1/6 du lit et haleine du matin. Beurk. Vite, brosse à dent, café.

Crise durant la nuit. Évidemment, je pensais peut-être y échapper, mais je suis quand même soulagée. Elle ne s'est pas étendue sur toute la journée, j'ai été sereine; ce n'est que le soir où j'ai laissé ma gourmandise parler. Et encore là, je trouve que c'était pas mal moins pire que les autres fins de semaine précédentes. En terme de total de calories : 3500 (5000 les autres fds...). En crème glacé napolitaine (il restait un fond :D), en noix de cajous et en fromage Havarti (pas mauvais en fait...)

La balance déconne ce matin aussi... je sais plus trop si c'est 116 ou 117, mais je deviendrai pas folle pour ça. J'ai résisté toute la fin de semaine, je n'ai pas senti que la bouffe prenait toute la place et je m'en sors pas si mal après 2 jours, alors j'estime que j'ai fait une petite progression. Et en plus, je suis dans ma SPM, alors je mets un bémol sur le résultat de la balance, ainsi que sur mes envies de sucré ;) 

Donc, encore en congé ajourd'hui. Mais il fait un timide soleil dehors, au moins il ne pleut plus.

J'ai pas envie de rentrer travailler demain :S
J'ai perdu un peu de motivation ces temps-ci au travail. Ma directrice artistique s'en va dans 1 semaine et j'appréciais beaucoup son travail et ses conseils. Nous avons également un gros contrat qui risque de flopper littéralement, par manque de ressources et d'un chargé de projet compétent. Et je dois faire des suggestions visuelles pour une application que je ne comprends même pas, que mon chargé de projet ne m'explique pas et que je tourne en rond depuis 2 semaines. :(

Pourtant, j'adore mon travail. J'adore créer des sites web, monter la structure, suggérer des animations, faire des recherches... J'ai toujours adoré le dessin et la venue de l'informatique a suscité un vif intérêt de ma part. Alors être webdesginer me convient parfaitement, mais ce sont  juste les projets et l'instabilité de l'entreprise qui anéantissent ma motivation.

J'imagine que c'est seulement un sale temps à passer et après, tout va redevenir comme avant. Espérons, parce que je déteste sentir que je ne suis pas intéressée d'aller travailler...

img
22-05-2006, 17:11:51 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

21-05-2006 -

2 / 3

Dimanche matin. 7h.
Il fait soleil ! Un méga soleil d'été, chaud et lumineux, comme ça fait longtemps que j'ai pas vu. Je me rendors.

10h36. Il pleut.
Une autre journée vedge, mais qui bizarrement, me plaît drôlement parce que je garde ma petite routine : entrainement, pas d'attentes spéciales, donc pas de crises parce que je suis déçue.

Hier, ça a été relativement bien. Mes parents nous ont invité moi et mon chum au Pizza Hut. Miam :) Trop bon la Pizza Hut. J'avais peur de criser, de me jeter sur la pizza, mais j'ai été sage et raisonnable. Lorsque j'ai senti que j'avais plus faim, j'ai arrêté de manger. Wow, faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé durant une fin de semaine !

Durant la soirée, j'ai peut-être abusé un peu sur le chocolat, mais rien de trop grave. Résultat ce matin malgré deux levées durant la nuit : 114. Je comprends plus rien. Faut pas que j'essaie de comprendre ;)

Donc, aujourd'hui, comme hier j'ai fait un peu la paresseuse, j'ai encore nettoyer la litière du furet sur ma liste, mais j'aimerais bien aussi dessiner un peu. Je ne prends plus le temps de dessiner, moi qui passait son temps à faire ça avant. Et pourtant, j'aime encore ça, mais je n'ai juste plus d'inspiration. Ah vieillir, on perd notre créativité, notre imagination :P

Des fois, je me demande si je fais les bons choix. Si je suis comme je l'imagine. Je suis tellement en doute perpétuel, pourquoi suis-je incapable d'être sûre de moi ? Parce que mes parents ont toujours été derrière moi, à me supporter et que je n'ai jamais su prendre moi-même mes décisions ? Parce que l'avis des autres est primordial pour moi et en même temps, me détruit ?

J'aimerais un jour, pouvoir affirmer quelque chose, que quelqu'un me contredise et que malgré la personne et le sujet, je tienne mon bout et je continue à affirmer ce que je crois. Sans même avoir une lueur de doute qui me traverse l'esprit. Tellement peur de décevoir, de déplaire... et tellement d'attentes vis-à-vis certaines situations. Et comme je ne veux rien imposer à personne, pour ne pas être déplaisante, je me tais, je tais mes envies et mes suggestions, la soirée passe et je regrette de ne pas savoir dire ce que j'ai en tête. Et je me sens fâchée, frustrée. Contre l'autre... alors que la seule personne à blâmer c'est moi. Moi qui ne sait ouvrir sa bouche quand c'est le temps. Moi qui vit dans une continuelle prison, qui s'auto-censure. Je suis mon geolier, je suis mon gardien de prison... et je ne fais rien pour me défendre ou me sauver.

Pourtant, j'ai beaucoup travaillé ce point avec ma psy. Apprendre à exprimer ce que je veux et ce que je suis. C'est mieux qu'avant, c'est clair, mais il y a tellement de travail encore. Il y a des situations, lorsque je me sens bien à l'aise, où je réussis à être moi à 100%. Mais souvent, les autres m'impressionnent, me font peur et du coup, je me ferme la gueule et je deviens la petite fille maladivement timide, qui dit des conneries parce qu'elle est pas sûre d'elle, qui agit maladroitement parce qu'elle ne sait prendre place.

Je dois apprendre à rester moi, peu importe les gens et les situations, mais comme je suis comme ça depuis que je suis entrée en contact avec d'autres gens que ma famille, c'est difficile. Cela date de loin, tout mon comportement, mes failles, mes faiblesses datent de si loin... je dois corriger des traits qui font partie de moi, mais qui me rongent et m'empêchent d'être parfaitement heureuse. Le sentiment de ne pas être à ma place, d'être lourde et maladroite remonte à mon entrée scolaire, à 5 ans. Et maintenant, à 22 ans, je souffre toujours et j'ai hâte de pouvoir dire que je suis moi complètement.

Bon, assez de bla bla et de propos désespérants. :)

img
21-05-2006, 17:03:58 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

20-05-2006 - Tranche de mie

Hoodia Gordonni > infos + blabla d'après-midi

Comme je l'ai écrit dans le message précédent, j'ai commencé à prendre du Hoodia Gordonii. Voici donc quelques infos que j'ai ramassées au sujet de ce produit.

_____________________________________________________________
http://www.info-hoodia.com
Origine du Hoodia Gordonii

Le Hoodia Gordoni est un cactus de la famille des succulents qui pousse naturellement en Afrique du Sud dans la province du Cap Nord.
Il est cultivé par une ethnie Bushmen, la tribu nomade des "San", qui vivent à un millier de km de Johannesburg et lui ont donné le nom de " Xhoba ".

Ces Bushmen effectuent des campagnes de chasse dans le désert du Kalihari et ils ont pris l'habitude pour résister de consommer la sève du Hoodia en mâchant sa tige.

Ainsi ils on découvert, qu’en mâchant la tige du cactus Hoodia, ils pouvaient tenir pratiquement sans boire ni manger durant 3 ou 4 jours et sans ressentir de baisse de leur niveau d’énergie.
En effet, une seule goutte de la sève blanchâtre et très amère de ce cactus annule la faim et la soif pour plusieurs heures et redonne de l'énergie.



Fonctionnement
Le principe actif du Hoodia Grodonii est une molécule nommée P57 découverte en 1996.

Elle présente certaines caractéristiques du glucose et en particulier, tout comme lui, elle agit directement sur l’hypothalamus, partie du cerveau contrôlant la faim.

La molécule P57 agit comme le glucose mais en développant une activité environ 10.000 fois supérieure à celle du glucose lui-même, sans apporter aucune calorie.

En fait, le principe actif du Hoodia fait croire au cerveau et à l'organisme qu'il vient juste de manger. Les personnes ingérant du Hoodia ne ressentent plus le besoin de mâcher ni d'avaler leur nourriture. Elles n'ont tout simplement plus faim et donc plus envie de manger. En même temps que cette sensation de satiété, elles constatent une amélioration de leur humeur.

Le Hoodia Gordonii offre donc l'immense avantage de permettre de manger moins sans effort particulier, sans effet secondaire, sans frustration et sans perte de vitalité.



Effets secondaires et limites

Quelques conseils d'utilisation :
hoodia gordonii- Séservé aux adultes et déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes.
hoodia gordonii- Déconseillé aux personnes facilement déshydratées ou ayant une tension élevée.
hoodia gordonii- Ne pas associer avec d'autres médicaments coupe-faim.

hoodia gordonii- Si vous vous êtes déja sous traitement amaigrissant, ou que vous faite l'objet d'un cas d'obésitée avéré, consultez un nutritionniste.
hoodia gordonii- Consulter votre medecin si vous êtes sous suivi médical.
hoodia gordonii- Pour de bons résultats combinez l'utilisation du hoodia à une réelle hygiène alimentaire.

Le Hoodia contient-il de l’Ephédrine ou d’autres stimulants dangereux ?
Jusqu’à récemment, le ma huang (l’
éphédrine) était considéré comme l’herbe thermogénique la plus efficace. Cependant il provoque parfois des effets secondaires négatifs semblable à ceux de l'amphétamine, tels que des palpitations cardiaques, des troubles musculaires, des insomnies, une sécheresse buccale, et une nervosité.

Le Hoodia ne contient pas d’Ephedrine.

______________________________________________________

J'ai bien hâte de voir si ce n'est encore qu'un faux produit miracle trop médiatisé ou si on a enfin trouvé un produit qui fonctionne réellement. Je me porte cobaye pour une semaine.

J'en ai pris 2 capsules hier, une au souper et une avant la collation du soir (celle qui devient toujours une catastrophe alimentaire). Pour celle du souper, je n'ai vu aucune différence. Pour celle de la collation, après mon petit snack, j'étais vraiment pleine et je n'ai pas eu faim durant le reste de la soirée, moi qui grignote touours parce que j'ai un creux sans fin.

Je crois que je vais préfèrer utiliser le Hoodia pour le soir principalement, car c'est vraiment à cette période de la journée que je suis le plus enclin à criser. Le jour, habituellement, tout va bien et je n'ai pas spécialement envie de manger sans arrêt. Le soir, relâchement total et ce sentiment de : "Encore un, c'est pas grave..." Mais le un finit par devenir 2 puis 3 et puis en crise.

J'en ai parlé aussi à mon copain que j'en avais marre de me lever la nuit, alors il se porte volontaire pour être mon chien de garde. Si je me lève et que je m'éternise dans la cuisine, Monsieur est supposé me ramener à l'ordre. Juste la peur qu'il m'entende et me dise de revenir me coucher suffit à me décourager lol

Parce que je déteste être dérangée lors d'une crise. C'est sacré une crise, il doit pas avoir personne qui se mette dans mon chemin, car je deviens agressive et tente par tous les moyens de satisfaire mon envie. J'aime ce sentiment de faire quelque chose d'un peu interdit, de me cacher et de manger en catimini. Un souvenir de l'anorexie ? Un besoin de s'isoler ? Je ne sais pas, mais j'en retire toujours une satisfaction sur le moment et un sentiment de détente. Bizarre que le lendemain, ce soit la panique totale et la honte, la culpabilité qui prend le dessus.

J'ai également d'autres ennuis qui me sont apparus hier. Mon chum a des risques de perdre son emploi. Je déteste avoir des problèmes d'argent. Enfant, si ma mère disait qu'elle avait de la misère à arriver ce mois-ci, je paniquais, je m'inquiétais et je lui offrais de l'aider à payer. J'avais 5 ans. Comment à 5 ans peut-on être affectée par les problèmes financiers de ses parents ? Pas étonnant que je me sois toujours sentie différente des autres enfants... Mes priorités, mes craintes, mes valeurs étaient celles d'un adulte, alors que je n'avais que 5 ans.

Durant ma période anorexique, j'économisais sur la bouffe et l'argent. Je ne dépensais pratiquement pas, à moins d'en avoir vraiment besoin. Et si j,entrais dans une période plus restrictive, l'argent était encore plus au centre de mes inquiétudes. Pourquoi ? Aucune idée. J'imagine que dépenser pour moi était une perte d'argent, je trouvais que je ne le méritais pas. Encore aujourd'hui, j'ai de la difficulté à entrer dans un magasin et faire une razzia, remplir ma carte de crédit. Je me sens mal, j'ai honte de faire ça, comme si ce n'était pas responsable.

Mon chum se plaint souvent de ma façon d'administrer les finances. Il y a économe et il y a cheap. Je suis cheap. :) Pas sur tout. Sur la bouffe des fois je l'avoue... Sur moi souvent. Mais quand il s'agit des autres, je suis toujours prête à dépenser, ça me fait plaisir de pouvoir les gâter, leur faire une petite surprise. Con, hein ?

Qu'importe, quand mon chum m'a dit qu'un gars de son équipe l'avait appelé pour prendre de ses nouvelles et lui annoncer que Quebecor fermait deux équipes entières (12 hommes), j'ai eu un petit pincement. Déjà, je planifiais ce qu'on allait devoir couper, comment on allait s'organiser pour arriver à payer le loyer, l'épicerie, l'électricité, etc. Je panique déjà, et mon chum n'a même pas perdu officiellement sa job. Je sens que je vais être sur les gros nerfs pour les prochaines semaines, le temps que la situation se replace.

Parce que pour moi, un problème financier est un gros déstabilisement, un imprévu, un échec. Je déteste avoir des épreuves à surmonter, j'ai touours peur de pas réussir. Enfant, j'avais peur de me retrouver sans emploi, à vivre aux dépens de la société ou de mes parents, sans jamais pouvoir me sortir de cette situation. J'avais peur de ne pas être capable de conduire une voiture, de ne pas savoir gérer mon argent, d'être incapable d'élever un enfant. Je me rends compte que je suis pleine d'insécurités, de peurs, d'angoisses face à l'inconnu depuis que je suis très jeune. Un profil psychologique tout à fait adapté pour développer une TCA quoi...


img
20-05-2006, 21:54:50 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

-

Moi = 1 / TCA = 0

Samedi matin. Pluie, encore et ce depuis, 11 jours maintenant.
J'ai passé un vendredi trop vedge, mais ça m'a fait du bien après la journée de m.... que j'ai passée. Je suis très fatiguée ces temps-ci, mon cerveau n'arrête pas 2 secondes. Je me lève aussi crevée que la veille, comme si le sommeil n'avait eu aucun effet bénéfique sur moi. Mon amie et son chum nous ont invités moi et mn chum à aller fumer de la sisha, mais compte tenu de l'état de mon chum, j'ai été obligée de refuser et de proposer plutôt la semaine prochaine.

Mais ce matin, bonne nouvelle. 115 sur la balance et pas de crises durant la nuit. Même pas rien d'avaler durant la nuit ! Je me suis levée pour aller aux toilettes > ça on peut malheureusement pas contrôler :) mais j'ai résisté à la tentation d'aller prendre une poignée de céréales. Et le reste de la nuit s'est passée comme un charme. Trop fière de moi :)

Mais je dois avouer quelque chose. J'ai acheté du Hoodia Gordonii, ce fameux cactus qui est supposé contrôler les fringales et agir un peu comme coupe-faim. Mouais, je me sens un peu poche d'avoir acheté ça, mais j'étais un peu désespérée hier. J'ai vraiment beaucoup de difficulé à résister aux crises, à l'envie de dévorer, parce que mon corps en a pris une habitude. Je ne sais pas si hier les petites capsules ont vraiment fonctionné et m'ont empêché de me jeter sur la bouffe, ou si c'est seulement l'effet placebo, mais je tente ma chance. Après tout, c'est naturel et ça peut pas empirer mon état.

J'ai toujours été contre ce genre de produits. Mais durant ma période hyperphagique, j'ai commencé à regarder de ce côté afin de m'aider. Un produit qui m'a beaucoup aidé, enfin, je crois, c'est du Xenadrine. Mais évidemment, on ne prend pas juste la capsule et on attend que ça fonctionne. Il faut combiner bonne alimentation et exercice, sinon le produit ne fonctionne pas à sa pleine capacité. Tant pis pour ceux qui croient que ça ne marche, ou tant pis pour moi si je me fais des illusions. De toutes façons, ma vie est une illusion, alors une de moins ou de plus...

J'ai rien à faire en ce samedi. Je vais sûrement aller passer une petite demi-heure au gym et nettoyer la litière de mon furet. Ô joie ! Et m'écraser devant la télé avec mes crayons à dessins... ou retourner me coucher lol

img
20-05-2006, 19:41:11 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

19-05-2006 - Watch out !

Pourquoi les gens sont méchants ?

7h. Je me lève, me fait réchauffer un café. Vais à la salle de bains.
Vais me peser (évidemment) : 117. Beurk. Me repèse. 117. Bon...

J'espérais avoir perdu, mais avec la mini-crise cette nuit, c'était un peu à s'en douter. 5 tranches de pain enfilées en catimini... en 2 fois. Avant, au moins, je me levais qu'une fois durant la nuit... si ça recommence à être plusieurs fois, je vais faire quoi ??! J'angoisse tellement pour cette nuit, je dois PAS me lever.

Bon, continuons. Je vais chercher mon café et vais m'installer devant l'ordi voir mes messages, les forums auxquels je participe. Qu'elle n'est pas ma surpsie en voyant que j'ai un post à mon nom dans un des forums ! Mais en voyant l'auteur, je commence à douter de la pertinence du post.

J'ouvre et je lis : "Je suis allée sur ton album photo. Ce que tu es grosse ! Et ton copain, il est vraiment laid, tu peux trouver mieux!!"

Euh...

J'ai envie de mordre, de "pitcher" mon ordi au travers de la pièce. Non, mais pourquoi les gens se mêlent pas de leurs trucs ? Pourquoi y a toujours quelqu'un qui veut essayer de tout détruire autour de lui ? Des commentaires du genre, on les poste pas sur un forum où bon nombre de participants souffrent de TCA et donc, d'une TRÈS faible estime de soi.

Une fois la frustration passée, je lui réponds calmement que c'est pas de ses affaires, que les photos où je suis "grosse", je le savais merci, c'était durant ma période hyperphagique et que maintenant, je me trouve pas grosse du tout.

Elle a eu le culot de revenir me dire que je me prends pour une salope de blondasse, que mon copain est vraiment moche, que je me prends pour une autre en ajoutant des photos sur mon album... Non mais ! C'est vraiment chiant comme réveil ça ! Dommage qu'elle habite la France, parce que j'irais la cogner, la connasse. Elle a même poussé la limite à aller écrire des commentaires dans mon album et dire que mon piercing, c'est horrible, que mon copain est franchement laid... Elle a écrit aussi que maintenant, je devais manger une feuille de salade par jour, que j'étais une putain d'anorexique... Euh, merci beaucoup...

Putain, déjà que je me sentais un peu coupable d'avoir mini-crisé cette nuit, ce message-là ce matin m'a mise en rogne. Parce que ELLE, elle se sent mal, elle ressent le besoin de détruire les autres, pour se remonter. Parce que ELLE, elle a l'impression qu'elle ne comprend plus la bouffe (oui, l'auteure de ce message a été anorexique et je crois qu'elle l'est encore...), elle me jette des commentaires méchants pour exprimer son malaise.

Sauf que, moi aussi je vais pas nécessairement super bien et je fais pas chier tout le monde juste parce que ça va mal.

Je la hais... et j'ai pitié d'elle.

J'ai passé 15 minutes à me regarder, à m'examiner sous toutes les coutures devant mon miroir pour voir si j'étais vraiment grosse, vraiment moche... :S Je doute et je la hais de me faire douter !! Je me trouvais jolie et là, à cause d'un message con, je me trouve patate, j'angoisse, j'ai peur de ne pas me voir comme je le suis réellement...

Putain de vendredi de merde !


img
19-05-2006, 15:33:37 RubbaDucky

comment Commentaires (2)
z z

17-05-2006 -

Pulsions

J'ai volé. Volé des boucles d'oreilles surtout, mais aussi beaucoup de bouffe.

Je ne voulais pas payer pour la nourriture, car pour moi, c'était une dépense inutile. Lorsque je faisais l'épicerie pour ma mère (et j'adorais ça, je me promenais des heures dans un super marché à regarder le poids, les calories contenues dans chaque aliment intéressant), j'essayais toujours que ça coûte le moins cher. La nourriture, lorsqu'Ana nous berce, devient vraiment péché, un luxe, une non-nécessité. Ce sont les faibles, les sans-volonté, ceux qui ne peuvent se contrôler qui achètent la nourriture. Alors, avec mon statut de fille de fer, je volais si l'envie de manger me prenait, ainsi, je ne dépensais pour une futilité, un superflu.

J'aimais voler des barres tendres ou des barres énergies. Le genre de truc qui coûte relativemetn cher pour rien et que je me sentais "safe" de manger cela. Pourtant, c'est pas plus pire qu'un biscuit, mais je préférais les barres protéinées. J'en gardais même une collection à la maison, dans mon garde-robe, dans une boîte cachée. Je cachais toute la bouffe que je volais.

Ma mère a trouvé mon coin secret un jour. J'ai eu honte. Très honte. Parce que je savais que ce comportement était irrationnel, mais le fait de garder accessibles certains aliments qui me faisaient envie était une arme à double tranchant. D'un côté, cela gardait ma supériorité, car je continuais de résister de ne pas les manger. Je me mettais tous les jours au défi et j'en ressortais grande gagnante. Gagnante d'un kilo en moins, de dégradation physique. Et de l'autre, si un jour je décidais de remanger, j'allais avoir des trucs que j'aimais de disponible. Le problème, c'est que j'entassais mes récoltes sans jamais puiser dedans. La peur de passer la barre, de succomber et de plonger dans une boulimie sans fin (faim).

Ma plus grosse peur en tant qu'ano a été de devenir boulimique. Je ne connaissais pas encore la signification du mot "crise" et cela m'effrayait. Je me voyais grossir encore et encore sans que cela s'arrête ou que je puisse l'arrêter. C'est un peu ce qui est arrivé dans le fond lorsque je suis devenue hyperphagique... et je suis contente d'être passée par là.

J'écrirai plus tard mon déclic qui m'a fait passer de l'anorexie à l'hyperphagie et comment cette période a été difficile.

img
17-05-2006, 17:29:31 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

-

Belle journée pluvieuse

Encore et encore de la pluie.
On dirait que depuis 5 jours, le soleil a pris congé et est parti dans le Sud. Mais malgré tout, ce matin, je me suis levée avec un rayon de soleil dans le coeur. Presque que comme une paix intérieure. Et une fierté indescriptible d'avoir tenu le coup depuis 2 jours. 2 jours sans crises, sans tentation de vouloir finir le garde-manger, Et de manger raisonnablement, quand j'ai faim, sans me prendre trop la tête. Et bien sûr, la cerise sur le sundae, la balance me montre un poids qui me surprend agréablement.

Bon, je suis pas très fière du fait qu'un nombre sur une machine me rend heureuse, mais si ça peut m'apporter une tranquilité d'esprit et voir que mes crises n'ont pas fait tant de dommages irréaprables, tant mieux !

Ce qui rend ces maladies si difficiles à s'en sortir, c'est que le corps a une mémoire de ce qu'il a subi. J'ai également ma mémoire psychologique qui n'oublie pas de si tôt comment je gère, mes manies et tout ce qui vient avec les TCA, mais je dirais que le pire, c'est vraiment la mémoire de mon corps. Je dois éviter d'avoir faim trop longtemps, sinon, le soir, crise assurée. Mon corps ressent le signal de faim comme un signal de détresse, de dénutrition et entre en mode "alerte". Il s'affole, craint qu'il va être privé et aussitôt que je mange, il veut faire des réserves, stocker au cas où je le priverais. Il ne me fait pas confiance... et moi non plus.

Je n'aime pas non plus voir ma routine perturbée. Si j'ai un plan de ce que je suis supposée manger et que le plan change pour différentes raisons (chum, amis, resto), je suis déboussolée pendant un instant. Avant, durant ma période ano, c'était vraiment la crise de colère qui se déchaînait, le boudage en règle et mêmes les larmes tant j'étais déboussolée. Maintenant, cela me prend un petit moment de réflexion pour réévaluer la situation, mais je n'en fait plus de gros plats, à moins que je tenais vraiment à manger ce qui avait été prévu, et non par nb de calories, mais vraiment par goût. Un petit pas en avant :)

J'ai également encore une petite préférence pour des ustensiles spécifiques. Par exemple, à la maison, je préfère manger mes céréales ou mon yogourt avec ma cuillère Coca-Cola. Je trouve qu'elle a de la gueule, ma petite cuillère :) Bien sûr, je vais en prendre une autre si mes cuillères Coke sont sales, mais j'ai quand même un petit coup de coeur pour elles... Ano, c'était pire. J'avais mon petit bol blanc à céréales, ma mini cuillère (oui, elle était vraiment toute petite), ma petite fourchette pour manger et je mangeais dans le même ordre les mêmes aliments. Bon, j'ai encore mes "menus sécuritaires", ce genre d'aliments que je pourrais manger tous les jours sans me tanner. Le pain, le yogourt, les fruits, les céréales, les pâtes... mes menus de jour en jour se ressemblent beaucoup, mais je me sens tellement sécuritaire avec cela, et j'aime vraiment ça !

Mon chum me demandait il y a 4 semaines si je les mangeais par choix diététique, ou si j'aimais vraiment ça. C'est un peu de deux. Évidemment que je prends en considération les calories lorsque je choisis un aliment, mais je les aime également pour leur goût, leur texture et parce que ça me remplit bien.

Un autre truc que je remarque sur ma façon de manger. Je n'aime pas manger rapidement et qu'un repas se termine rapidement. J'aime pouvoir déguster, profiter à fond d'un aliment, sinon, je préfère ne pas manger. Caprice TCA-ien ou comportement normal ? Je ne sais pas trop... mais l'important, c'est que maintenant, je recherche le plaisir en mangeant et que cela n'est plus une corvée. Enfin, en général :)

Est-ce que vous trouvez bizarre que je n'ai pas envie ou rarement envie de manger frites, poutine, chips ? Parce que sérieusement, oui, quelques fois, j'ai envie d'en manger, mais la tentation n'est jamais aussi forte que de manger du pain ou de finir la tablette de chocolat qui traine dans le frigidaire. C'est drôle comment je raisonne des fois. Je préfère manger 500 cal de pain plutôt que 500 cal de frites. Pourtant, le total est le même, mais avec les frites, je trouve ça énorme comme total... et la relation qté aliment/qté calories est beaucoup plus faible. Alors qu'avec le pain, je peux en manger beaucoup plus, satisfaire mon appétit mieux qu'avec des frites pour le même nombre de calories. Je ne sais pas si ce que j'explique est clair, mais c'est comme ça que ça fonctionne dans ma tête. Je dois en avoir pour mon argent, si on regarde ça d'une autre façon :)

img
17-05-2006, 16:02:34 RubbaDucky

comment Commentaires (1)
z z

16-05-2006 - Bla bla bla

Petit test kétaine... :)

1) Ton prénom ?
Valérie
2) Ton surnom ?
Val, Valou, Tchoupinette, Scooter, Petite Caille, RubbaDucky, Nikita, Mooshi...
3) Ton âge ?
22 ans
4) Ta région ?
Au Québec, sur la Rive-Sud
5) Des frères ou des soeurs ?
Soeur
6) Si oui,combien ?
Une "petite" soeur que j'adore ^^
7) Plutôt portable OU ordi ?
Ordi pour l'instant, mais j'aimerais bien avoir un portable un jour
8) As-tu des animaux ? Si oui,lesquels ?
Un furret Furax :D
9) Ta principale qualité ?
Je suis une personne ultra-efficace
10) Ton principal défaut ?
Je suis insécure...
11) Un adjectif qui te définit bien ?
Unique
12) A qui voudrais-tu ressembler ?
À personne en particulier, j'aimerais juste être moi 100% du temps.
13) Quel métier fais-tu ou voudrais-tu faire ?
Je suis webdesigner et je changerais pas de métier :)
14) Ta chanson préférée ?
Ça change trop souvent, mais une des éternelles de mon top 5 : Closer -NIN
15) Ton style de music ?
Hip-hop, rap, reggae
15) Ton film préféré ?
Sunshine on the spotless mind, un parmi plusieurs
16) Ta série préférée ?
The Simpsons :)
17) Que penses-tu de la vie ?
Que c'est trop court
18) Et de la mort ?
Que c'est un prolongement de la vie, mais sans notre corps
19) Ton plat préféré ?
J'hésite entre des pâtes ou un gro bol de fruits-fromage cottage-céréales-yogourt... ^^
20) Ta boisson préférée ?
7up ou Thé glacé (diet évidemment...)
21) Oû tu voudrais vivre ?
Au Japon :)
22) Comment trouves-tu ton physique ?
Très bien merci, même si je passe mon temps à me plaindre que je suis une patate. 
23) Qu'y-a-t-il sur les murs de ta chambre ?
Un truc en pseudo-bambou avec des photos, des billets de shows, des souvenirs...
24) Plutôt films tendresse ou horreur ?
Suspense ? Thriller psychologique ?
25) Que penses-tu de l'amour ?
Ça donne des ailes, c'est le sentiment le plus beau, mais le plus compliqué
26) Ta saison préférée ? Pourquoi ?
Été, parce que j'aime me faire bronzer et faire des acitvités dehors sans avoir l'air d'un Esquimau
27) La célébrité de tes rêves ?
Jennifer Lopez ou Beyonce, je les trouve vraiment trop belles !
28) Es-tu accro au net ?
Si passer 9h par jour sur Internet est considéré accro, bin oui alors :P
29) Si tu devais partir sur une île deserte,quels sont les 4 objets que tu emportes avec toa ?
Mon bikini
Mon iPod
Euh... un bâteau pour revenir parce que je m'ennuierais ??

30) Que penses-tu de ce 'test' ?
Très constructif :P
31) Le mot ou l'expression que tu dis le plus souvent ?
Putain !!
32) Est-ce que tu racontes du mal des autres derrière leur dos ?
Moui, ça arrive... 
33) À ton avis, que pensent les autres de toi lorsqu'ils te voient pour la première fois ? 
Que je suis soit snob, soit trop gênée... Et que j'ai l'air jeune...
34) Le sport que tu aimes regarder ?
La danse... si c'est considéré comme un sport
35) Gaucher, droitier ou ambidextre ?
Droitière, même si j'essaie depuis longtemps d'écrire de la main gauche :P
36) Dors-tu avec un animal en peluche ?
:) C'est pas un animal en peluche, mais c'est tout comme
37) Que fais-tu pour te défouler ?
Écouter ma musique à fond, aller m'entrainer ou dessiner... en autant que je sois dans ma bulle...

img
16-05-2006, 22:12:53 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

-

Nouveau départ

Mardi.
118 lbs.
Estomac relativement calmé.
Esprit relativement calme si on considère le poids sur la balance.

Nouveau départ. :)

J'en ai marre de faire mal à mon corps comme ça. Hier, j'ai eu la joie d'être constipée, d'avoir une pierre à la place de l'estomac. J'ai été dégoûtée par comment je me sentais. Et tout ça, à cause de la nourriture. C'est pas normal et ça doit plus être comme ça.

Ça faisait très longtemps que je ne m'étais pas sentie ainsi le lendemain d'une crise : bouche pâteuse, soif intarissable, mal de coeur, estomac complètement congestionné, sueurs... Un vrai lendemain de veille, sauf que c'était pas de l'alcool. :P

Pourquoi ai-je eu le besoin de me remplir comme ça ? J'ai une petite partie de la réponse, probablement pour me punir de la culpabilité que je ressentais face à ma soeur, mais ça, c'est pour seulement cette fin de semaine.

Le problème, c'est que je me crée des problèmes. Je me pose trop de questions, je complique tout, je cherche des bébittes parce qu'on dirait que c'est pas correct si tout va bien. Mais qu'est-ce qui va mal au juste ?
Rien. Absolument rien.
À part moi et ma tête.

Comme ma soeur me l'écrit si bien, vértiables paroles de sagesse venant d'une jeune mademoiselle de 16 ans que j'adore, je dois faire ce que j'ai envie quand j'en ai envie, sans me poser de questions ou douter de mon jugement, parce que après tout, j'ai un bon jugement.

Je dois arrêter de penser que mes TCA me définissent, font partie de moi. Je suis une personne avant tout ça, et même si j'ai des moments de faiblesse, je ne dois pas laisser les TCA obtenir ce qu'ils veulent : revenir. Je n'ai pas besoin d'eux, ils ne font que me rendre tout plus difficile.

Et même si j'aimerais qu'en tapant des mains, les 3 lbs qui me dérangent s'envolent, je sais que je dois être patiente, retrouver mes repères, mon équilibre, et cela, pas juste pour la semaine. Cet équilibre doit rester en place aussi la fin de semaine. Mais si vous saviez comment j'angoisse juste à cause de la PEUR de recriser... :S
Toujours cette culpabilité si je ne tiens pas le coup, cette colère contre moi et mon manque de contrôle... Je suis ma propre goellière, je suis l'esclave et le maître en même temps. Parce que je me considère inférieure et supérieure à la fois ?


img
16-05-2006, 17:04:25 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

15-05-2006 -

La flemme...

Applaudissez-moi tous.
Je viens de manquer le travail, pour la première fois de ma vie, parce que j'ai trop mal au ventre... à cause de ma crise d'hier. Franchement, je suis pas fière de moi, mais j'ai vraiment un étau qui me sert le ventre, une pierre qui a pris la place de mon estomac. Et je voulais pas aller travailler dans ces conditions, alors que d'habitude, j'y vais quand même, mais aujourd'hui, trop la flemme...

Et j'ai pas envie de manger, juste dormir pour éviter que je mange à nouveau.
Pas envie de m'habiller normalement, mes vêtements me serrent et ça rend la situation pire que tout.
Je veux aller m'entrainer, un gros 2 heure ce soir, parce que je me sens énooooooooooooorme. 118. Une grosse patate incapable de se contrôler et de raisonner.

Mais je ne panique pas, j'ai un plan infaillible : 1200 cal par jour + 1h de cardio tous les jours, je devrais perdre assez vite ce poids indésirable. Je suis pathétique, passer mon temps jongler avec les calories et les minutes d'exercice.

Ma crise hier...

Brunch
3 rôties pain blanc avec beurre d'arachide
1 banane
1 orange
2 oeufs
du raisin
de la cantaloup

Collation
2 whippet forêt noir
1 biscuit gauffré
du popcorn
1 petit chocolat

Souper
1 pain brun avec beurre
2 biscottes
1 jus de tomate
1 patate avec crème sure et gratinée
1/2 souvlaki de poulet
une salade
du riz
des légumes bouillis
le reste d'un gâteau au fromage crémeux (wouaaa, trop bon !!)

Soir
2 tablettes de chocolat
1 bol de crème glacé napolitaine
1 sachet de 225gr d'abricots séchés

Nuit
2 saucisses géantes
1 pain hot-dog

TOTAL : AUCUNE IDÉE ET HEUREUSEMENT !!

C'est tellement horrible :'(
Quand je me suis réveillée ce matin, la première image qui m'est venue en tête est moi, dans le noir, en train de manger deux saucisses crues... beurk...

Pas étonnant que mon estomac ne veule plus fonctionner aujourd'hui...


img
15-05-2006, 17:44:32 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

14-05-2006 - Watch out !

Je suis un monstre

Hier, en écoutant Ocean Twelve, j'ai été prise de remords, d'une honte jamais ressentie jusque là, même lorsque je crise et que je me dégoûte.

J'ai pensé à ma petite soeur et ce que mes TCA lui avaient fait subir. Lorsque j'étais à mon pire avec Ana, je faisais manger tout le monde autour de moi. Je ne voulais pas que personne soit plus mince que moi, alors je leur offrais toujours un petit dessert bien sucré que j'avais préparé. S'ils refusaient, j'entrais dans une colère noire, frustrée de ne pouvoir les faire craquer. Avec mes parents, c'était plus difficile, étant adulte et pas facilement influençable. Mais avec ma soeur, très jeune à l'époque (10 ans) et qui ne voulait pas me blesser ou me fâcher, c'était beaucoup plus simple.

Juste d'écrire ça, ça me dégoûte de voir que j'ai profité de sa vulnérabilité. Je m'excuse, ma chouette :(

Donc, pendant mon été précédant l'hospitalisation, je lui offert crème glacée, sundae, etc... et elle a pris beaucoup de poids, alors que moi je fondais. Ironique comme situation, mais surtout honteux. Je me vengeais un peu sur elle, car je l'ai toujours enviée. J'ai toujours pensé que mon père la préférait et je l'admirais d'avoir tellement de style, de force de caractère, d'être si à l'aise avec les autres alors que moi, je me sentais grise, vide, insipide, maladroite...

Ana, je te hais, tu m'as fait faire des trucs que je regrette et qui me blessent réellement. Qui m'empêche de pouvoir me regarder dans le miroir et me dire que je suis fière de moi. Cette vision dégoûtante de moi forçant ma soeur à manger me répugne, j'aimerais effacer ma mémoire pour ne plus jamais avoir à me souvenir de ça. Parce que c'est indigne et faible comme comportement. Et moi, qui affichait mes os avec une telle fierté, une telle méprisance envers ceux plus gros. Comment peut-on devenir un monstre à ce point ?

Heureusement, à la sortie de l'hopital, ce petit jeu a cessé ou du moins diminué. Mes parents ne tolèraient plus ce genre de comportement malade et ma soeur avait appris à reconnaître les manigances d'Ana. Ana nous enseigne à être sans pitié : manipulation, chantage, menterie, vol, cachette... j'étais devenue un être squelettique qui passait son temps à mentir, aux autres et à soi.

Ma petite chouette m'a toujours supportée. Toujours épaulée. Elle était mon chien de garde, mon ange gardien, celle qui rapportait à ma mère lorsque je faisais des conneries. Quel impact cela peut-il avoir sur une jeune fille de 10 ans de voir sa grande soeur, maigre, refuser de manger, se tuer à l'exercice, avoir des manies bizarres ? :S
Je doute que cela soit bénéfique, mais ma soeur a su se montrer à la hauteur et supporter tout ça sans devenir folle. Comment fait-elle pour me dire qu'elle m'aime ? Comment fait-elle pour être si forte, si puissante ? :( Moi je sais que je trainerai toujours un mal-être immense, un gros trou noir qui aspire toute parcelle de bonheur.

Je suis un monstre, j'ai un monstre en moi.

Ce qui est le pire dans cette situation, c'est qu'elle m'envie ! Elle envie ma taille, l'attention que je reçois. Savoir que je fait chier, ça me rend malade. Parce que je mérite rien, même pas l'envie. J'aimerais revenir 10 ans derrière et corriger mes erreurs. Je l'ai empêchée d'être mince, par mon caractère exécrable et mes crises de colère pour une question de poids ou de bouffe. Je lui ai mis un poids immense sur les épaules, parce que je suis faible et incapable de me prendre en main. J'aimerais pouvoir l'aider à se sentir bien dans sa peau. Si je ne peux le faire pour moi, je le ferai au moins pour quelqu'un. Après tout, je sais comment le corps fonctionne et je sais comment jouer avec le poids. Kilos, régime, alimentation, il n'y a rien qui me soit inconnu, mais si je peux me servir de ces connaissances impures pour aider au lieu de me détruire, j'en serais que trop heureuse. ^^

J'ai été grosse. J'ai pesé 170 lbs pour mon minable 1m58. C'est plus que du surpoids ça. Et je me sentais mal dans ma peau, autant qu'à 70 lbs. Grosse, maigre, normale... peu importe.
Mais en surpoids, je me sentais moins coupable. Parce qu'enfin, je pouvais plus faire chier personne avec mon ventre plat, parce que j'en avais tout simplement pas. J'étais "normale", avec des poignées d'amour, vivant pour la première fois la hantise des tailles plus. Je me sentais patate, et en même temps, je me voyais pas comme j'étais vraiment. Je me voyais encore à 140 lbs, je persistais à croire que certains de mes vêtements m'allaient correctement, alors qu'ils étaient beaucoup trop petits. Je pouvais échanger du linge avec ma soeur, ça c'était pratique toutefois :)

Mais il a fallu que je me prenne en main et que je perde du poids. Je n'en pouvais plus de me sentir lourde, mais je ne voulais pas retomber dans les mains d'Ana non plus. Et je me suis sentie mal dès les premiers kilos envolés. Coupable... Coupable de maigrir, j'avais l'impression de véhiculer ce message : "Être gros, c'est laid et moi je veux être mince."

C'est pas du tout ça. C'est pas le fait d'être gros qui me dégoûtait. Je n'ai rien contre les personnes qui sont rondes et bien dans leur peau. Je les admire !! Si seulement je pouvais trouver une stabilité comme elles ont, que je serais heureuse. Je préfère être grosse et heureuse, que maigre et malheureuse.

Et je remercie encore une fois ma chère pitchounette de ne jamais avoir passé de commentaires sur tout ce que je mangeais, sur mes crises, ma prise de poids, etc.

Merci, parce que tu m'as fait réalisé un truc d'importance capitale :
Peu importe ma grosseur, je reste MOI et c'est ça qui est le plus important.

Je t'aime fort, tu es la plus forte, tu mérites tout ce que tu souhaites, tu es une fille plein de talents et qui a le coeur gros comme ça.

Ta soeur sera toujours un peu jalouse de toi ;) mais jamais plus elle ne te fera du mal.
Bisous xx


img
14-05-2006, 00:11:30 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

13-05-2006 -

Les gens devraient apprendre à réfléchir avant de parler...

Aujourd'hui, journée grise.
Il pleut, je me suis levée 2 fois durant la nuit pour aller manger du pain, bref, je suis pas de très bonne humeur.

J'ai donc décidé d'aller au gym pour passer le temps et me déculpabiliser (disons les vraies choses).

Un ami de mon chum, D, s'entraîne au même gym que moi. Je suis donc sur mon stepper, lisant le journal et il se pointe devant moi. Il veut toujours jaser, c'est pire qu'une fille. Il me parle de tout et de rien, ça fait passer le temps :P

Puis, il commence à me dire que je devrais m'entraîner plus fort. Je suis restée un peu l'air bête, parce que je vais au gym 6 fois/semaine faire 1h de cardio + un peu de muscu, alors je vois mal comment je pourrais m'entrainer plus :S

Je lui réponds que je m'entraine assez, que j'ai pas besoin de perdre plus de poids alors pourquoi je m'entrainerais plus fort ? Et là, il me prend le gras de bras (on en a tous) et me le pince en me disant que j'ai encore du gras là et que ça me fait de gros bras...

Franchement, merci...

J'avais envie de le mordre, de lui sauter au visage et lui crier à quel point une remarque comme ça passe très mal aujourd'hui. Il avait rien à dire et il me balance un commentaire con comme ça en souriant. Je le hais vraiment.

Je sais que j'ai pas de gras de bras, que je dois pas perdre du poids à cause de son commentaire insignifiant, mais puta*n qu'il a été blessant sans le savoir et sans le vouloir. Je lui ai simpliment signifié que des commentaires comme ça, je pouvais m'en passer et que je me trouvais correcte moi.

Mais malgré ça, j'ai quand même eu un pincement au coeur de me faire dire que j'avais du gras à perdre. :(

Connard...

img
13-05-2006, 22:32:08 RubbaDucky

comment Commentaires (1)
z z

-

Notre monde ou réflexion TCA-ienne

Notre monde est absurde.
L'homme détruit à petit feu ce qu'il crée.
On propose des modèles inatteignables aux jeunes et on se demande pourquoi les maladies psychologiques sont en hausse...

Parce que les gens sont désillusionnés.
Comme je l'ai été.
Ils se font une image de ce que sera le monde et lorsqu'ils y font face pour vrai, ils sont déçus. Et ont besoin de se sauver, se réfugier.

On veut ressembler aux chanteurs pop, on veut être comme la fille de l'annonce de jeans, on veut un corps de rêve, on veut vivre une vie palpitante comme on nous le montre dans les films ou les vidéoclips...

Mais c'est pas ça la vraie vie :(

En véhiculant des fausses illusions, on met en danger la santé mentale de certains. Des personnes plus fragiles, qui ont moins confiance en eux, qui présentent un bagage psychologique à risque. Et bonjour alcoolisme, TCA, toxicomanie...

On ne veut plus être nous, on veut être quelqu'un d'autre. Or, cela crée un gros conflit en nous. Ce que je devrais être et ce que je suis. La déception se situe souvent au niveau de ce que je suis. Pas assez ci, trop ça... L'Homme est un éternel instatisfait.

Pourquoi croyez-vous que nous sommes différents ? Parce que c'est ça qui est merveilleux :D
Chaque personne dégage une énergie différente, possède des connaissances et transporte avec elle son vécu, qui vaut plus que tout autre chose. Qui vaut surtout plus que d'être conforme aux "normes".

Mais dans notre société superficielle et de consommation, on oublie ce qui fait de nous quelqu'un d'unique. Moi ce qui me fait rire (et un peu pleurer), c'est à quel point les gens tiennent à leur indépendance... alors qu'ils ne font que copier un style ou prendre des idées déjà reçues. Pourquoi se forcer à être quelqu'un d'autre ? Parce qu'on a peur de nous ? Parce que c'est plus simple ainsi ?
En effet, plus besoin de chercher ce qui nous tient à coeur, laissons les autres me dicter comment je dois penser...

Je me suis réfugiée dans ma bulle, mon univers. Parce que je n'ai pas su accepter le monde tel qu'il m'apparaissait. Parce que j'ai été déçue, mon idéalisme en a pris un coup. Mes valeurs étaient plus ou moins présentes dans le monde que j'ai vu à l'âge de 15 ans. Et même enfant, à 5-6 ans, je n'ai jamais senti que je faisais partie du même monde que les autres enfants. Complexe de supériorité que certains diront, mais je ne crois pas. Plutôt une peur de devoir devenir comme ça, de ne pas pouvoir être moi, parce que je n'aurais pas ma place. Il n'y a pas de place pour les gens gentils, heureux et honnêtes. Ici, c'est la jungle, tout le monde se bat pour être en haut de la chaîne. Moi je voulais pas me battre... je voulais juste avoir la place qui m'appartenait. Mais j'avais trop peur et pas assez confiance en moi.

Ana a été ma solution à moi. Mon identité. Mon bouclier. Mon monde à moi, où j'avais le parfait contrôle et où je serais à ma place. Jamais de déception, d'imprévus, de combats contre les autres. Juste moi. Moi et Ana. Parce qu'avec elle, je me sentais forte, supérieurs aux autres. Moi, je pouvais décider ce que je mangeais et avoir le contrôle. Moi, je pouvais perdre 2 kilos en une semaine si je le voulais. J'étais une fille forte, indestructible, intransigeante... pareille comme les gens en dehors de ma bulle.
Une fille de fer, qui ne laisse personne gagner contre elle, qui se bat pour être au top.

Et le contrôle des calories, l'obsession du poids, les heures passées à se dépenser, les journées complètes à résister à la nourriture, c'était ma punition de ne pas savoir affronter le vrai monde. Ana m'entrainait, me détruisait, me brouillait la vue et me faisait miroiter de belles promesses.

"Maigrit encore, tu vas voir, tout tira bien après. Tu es en contrôle, tu es forte, tu n'es pas comme les autres TOI. Tu vas tenir le coup, allez encore un ou deux kilos de moins et tu seras heureuse..."

 

Je n'ai jamais été heureuse durant mon anorexie. Jamais. Sauf quand le poids descendait. Alors là, c'était le plus beau moment de la journée. Des résultats à mes efforts, une preuve de ma force.
Ridicule... aujourd'hui, je me rends bien compte que tout n'était qu'illusion aussi. Un faux contrôle, une fausse force, un faux monde, un faux corps, une fausse moi...


img
13-05-2006, 00:23:28 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

12-05-2006 -

Égocentrisme

Les personnes souffrant de TCA sont souvent perçues par les gens "normaux" comme des personnes égocentriques, nombrilistes...

Non !

Nous ne sommes pas des êtres qui ne pensent qu'à soi...


Nous sommes des personnes qui souffrent.
Qui luttent contre un deuxième moi.

J'ai toujours eu peur de passer pour une fille qui se croit au-dessus de tout le monde, supérieure. Peur de ne pas faire attention aux autres, de ne pas leur montrer qu'ils ont importants. Parce que pour moi, les autres comptent beaucoup. J'aime écouter les gens, leur permettre de s'exprimer et de se confier. J'aime aider les gens, peut-être parce que je suis moi-même une personne qui souffre, alors je ne veux pas que les autres restent avec leurs problèmes.

En faisant passer les autres devant moi, j'ai fini par m'oublier, me négliger.
Parce que je me juge moins importante.
Parce que je vaux rien moi. :(
Je ne suis qu'une personne qui n'a rien de spécial.
J'aurais voulu être quelqu'un d'exceptionnel.
Alors ne venez pas me dire que les TCA-iens sont des personnes égocentriques...


img
12-05-2006, 22:10:58 RubbaDucky

comment Commentaires (2)
z z

- Calor-obsession

Le début de la faim

Tout a commencé l'été de mes 12 ans (y a pas un film qui se nomme comme ça aussi... ?)

J'avais eu une gastro le Noël passé, qui m'avait fait passer 2 jours au lit et m'avait donné un extrême dégoût envers les vomissements. C'était devenu ma hantise : vomir. Je ne voulais plus revivre cette soirée horrible où je me suis vidée l'estomac plus d'une fois.

Cet été fut chaud, humide, collant... Je passais mes journées au soleil, jouant au soccer le soir et faisant de l'athlétisme le jour. J'ai toujours bien aimé faire du sport. Je souffrais souvent de malaises : étourdissements, nausées, maux de tête...

Je me suis mise à avoir peur d'être malade. Que les nausées m'emmenent à vomir et cela, je ne le voulais pas. Je me suis mise à penser que c'était du à mon alimentation, tous ces malaises, que je mangeais trop et que je devais diminuer un peu pour ne plus me sentir mal.

Le déclin a commencé...
Je me suis mise à refuser tout chocolat, pourtant aliment sacré de mon alimentation, ma drogue !
Je mangeais de moins en moins, mais les nausées ne disparaissaient pas. J'avais l'impression que ma peau collait trop, que je n'avais pas assez d'espace pour mon corps... Ma tête semblait toujours prise dans un étau, j'étais au bout du rouleau. Je ne grignotais plus le soir avant d'aller au lit pour être capable d'avoir faim le lendemain matin.

La peur de vomir me faisait plonger doucement dans un genre d'anorexie. Je fondais à vue d'oeil, mais je ne me trouvais pas grosse. J'avais juste peur d'être malade. Je ne voulais pas maigrir, mais je ne me rendais pas compte de mon état de santé. Je voulais seulement que les nausées partent, me laissent en paix.

À la rentrée scolaire, j'affichais une perte de 10 kg. Les traits tirés, le regard perdu, je trainais mon corps déjà brisé à 12 ans. J'avais mis un pied dans la grande famille des TCA. On allait me garder prisonnière. Mon poids, la nourriture, plus jamais rien ne serait pareil.

Tout le monde me regardait avec de grands yeux effarés. On chuchotait le mot Anorexie à ma mère. Je secouais la tête, je n'étais pas anorexique ! Les anorexiques, elles ont peur de grossir, elles ne veulent que la peau et les os, elles se font vomir. Je ne voulais pas être maigre, mais je n'avais pas faim tout simplement et je ne voulais pas être malade. Du haut de mes 80 lbs, je me sentais grise.

Et aussi vite que l'émétophobie s'est pointée le nez dans ma vie, aussi vite elle en est sortie.

Je me suis remise à manger, à reprendre le poids perdu, à ne plus avoir peur de vomir. Je sais pas ce qui s'est passé, j'aimerais avoir une meilleure explication, mais réellement, cette partie de ma vie n'est qu'un blanc de mémoire. Je ne sais pas quel a été le déclic... je n'ai plus jamais eu peur de vomir au point de me priver de manger, mais je garde une haine incontestable contre les maux de coeur et les nausées.

img
12-05-2006, 21:55:32 RubbaDucky

comment Commentaires (0)
z z

- Calor-obsession

Je déteste le dimanche

Je ne veux pas criser cette fin de semaine.
je veux garder le contrôle.
J'en ai marre de passer la semaine à surveiller ce que je mange, pour ensuite tout gâcher en 2 jours.


Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Ce sont les plus beaux jours de la semaine, oui oui, même le lundi... surtout le lundi !

Parce que j'ai le contrôle. Je ne criserai jamais la semaine. Pourquoi ? Parce que je me l'interdis. J'ai ma petite routine, un horaire assez régulier, je ne suis pas déstabiliser et cela évite de tomber dans le grignotage compulsif.


Pourquoi le lundi ?
Généralement, la veille, j'ai mangé jusqu'à m'en rendre malade, alors que je le veuille ou non, le lendemain, l'appétit est pas là, je veux perdre ce que j'ai pris et rétablir l'équilibre. Alors jamais de crises le lundi, plutôt une restriction proche de l'anorexie... Pas plus de 1300 cal pour la journée + 1h de cardio au gym. Et comme le lundi, je suis d'une humeur massacrante à cause de la veille, je me fais un honneur de respecter ce code de conduite. POurtant, je sais bien que les kilos que je prends à cause des crises ne paraissent même pas. Mais c'est pas autant le poids qui me gêne que le fait de ne pouvoir résister à la crise.

J'ai pourtant réussi à arrêter les crises pendant une looooongue période. Il y a 1 an et demi, j'étais en pleine période hyperphagique. J'étais obèse. Je crisais tous les jours. Puis du jour au lendemain, j'ai mis fin à ce rythme infernal et je me suis reprise en main. Je ne crisais plus du tout, ou du moins, une fois par mois. Évidemment, il y avait la motivation de perdre du poids qui était là pour m'aider à tenir le coup, mais maintenant, j'ai plus rien :(

Fin de semaine = plaisir
Et plaisir = bouffe à volonté (en tout cas, pour moi quelques fois...)
Je ne veux pas m'empêcher de me faire plaisir, au contraire. Mais je veux un équilibre. Un juste milieu.
Ai-je le droit d'avoir ça, moi ?

Et en plus, ma belle-mère nous a invité à bruncher chez elle pour la Fête des Mères. Pas que je déteste ma belle-mère, mais j'appréhende toujours d'aller manger chez elle.
Encore des miettes de TCA qui trainent après 1 an de "guérison"...

Peur de criser chez elle. Parce que je ne veux plus me priver et lui faire de la peine en ne mangeant presque rien. Mais je suis incapable de me contrôler : soit je ne chipotte dans mon assiette, soit je me gave.
Et si je commence une journée en crisant, c'est clair que le reste de la journée est catastrophique, parce que je me dis que cette journée est perdue, gâchée, alors autant en profiter et manger sans fond.

Merci à vous, TCA, qui m'empêchent d'atteindre un centre, un équilibre que j'avais pourtant avant...



img
12-05-2006, 21:20:49 RubbaDucky

comment Commentaires (2)
z z

- Tranche de mie

Présentation générale

Bonjour à tous et toutes !

F
22 ans
Québec
 
J'ai finalement décidé de créer mon blog sur les TCA.
Parce que toute cette merde a commencé l'été de mes 12 ans avec Mlle Émétophobie.
Et que, 10 ans après, c'est toujours présent...
Je me considère "guérie" depuis 1 an, mais ça trotte toujours dans ma tête et il y a des jours où c'est difficile.

Mais avant de commencer à raconter ma vie (comme si ça intéressait vraiment quelqu'un), je me présente un peu plus.

 
Je suis une fille (une femme même !) timide, incapable d'avoir confiance en soi. Lorsque je rencontre quelqu'un pour la première fois, je passe souvent pour une personne antisociable ou renfermée... Or, cela me prend juste plus de temps que la moyenne pour me sentir à l'aise et être capable d'agir comme je le souhaite. Je suis facilement impressionnable et je me remets toujours en question. Pourtant, j'ai toujours eu de la facilité dans tout. À l'école, j'étais l'élève que tous les professeurs souhaitaient avoir dans leur classe. J'ai toujours détesté être perçue comme une petite fille modèle.

Je ne le suis pas, et pourant, tout au long de ma jeunesse, j'étais celle qui ne faisait jamais d'erreurs, celle qui était performante, celle qui avait les meilleures notes... Vous voyez le tableau... ?

Cette image de fille parfaite m'a collé à la peau et m'a rendue malade, folle, TCA-ienne.

J'ai un esprit aussi très créatif, artiste, bohème un peu sur les bords... J'aime tout ce qui se rattache aux arts (musique, danse, dessin, peinture...) et je crois que j'ai toujours dessiné, enfin, depuis que je peux tenir un crayon. J'adore les animes, ces films d'animation japonaise, ainsi que toute la culture asiatique. Je suis devenue webdesigner, qui est un beau mélange entre le dessin et l'informatique, ce qui me convient parfaitement. J'aurais voulu devenir programmeure de jeux vidéos, mais le web m'est apparu comme mon médium de communication préféré.

Je travaille depuis 2 ans dans une petite compagnie de webdesign. C'est un loisir et un travail tout à la fois. Plus tard, j'aimerais m'orienter vers la pub, montage, création, etc...

Côté physique, je suis toute petite. Si on m'avait donné 1$ à chaque fois que quelqu'un me dit que je suis "cute", je serais riche aujourd'hui :)
Je ne suis pas quelqu'un qui s'arrête beaucoup à l'apparence, sauf pour mes cheveux. Je dois avoir les cheveux toujours bien coiffés, sinon, je suis d'une humeur massacrante. Je déteste quand c'est humide dehors, parce que mes cheveux frisent... :P

Et bien sûr, y a ma photo en haut, c'est plus cimple, ça évite de taper plein de mots et de dire des choses pas vraies ;)


img
12-05-2006, 21:02:00 RubbaDucky

comment Commentaires (2)
z z
pixe2
top
Top
Next nextPage suivante
pixel
Hollywood Gossip - ou tuer le temps de façon inutile -